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Gameloft (Vivendi) cherche son «hit»

Pour la première fois en 2016, les jeux vidéo sur mobile devraient rapporter d'avantage que les supports classiques (PC et consoles), à 36,9 milliards de dollars, d'après une récente étude Newszoo. Une manne que ne voulait pas manquer le groupe Vivendi qui a mis la main à l'été 2016 sur le premier éditeur de jeux mobile en France, Gameloft. En 2015, d'après l'AFJV, celui-ci se classait, tous supports confondus, derrière Ubisoft, également en ligne de mire du groupe de Vincent Bolloré.

L'acteur français fondé par Michel Guillemot parvient à se classer dans le Top 30 App Annie des éditeurs de jeux, derrière le Finlandais Supercell, le Chinois Tencent, ou encore les Américains Zynga et Electronic Arts. Alors que la concurrence est forte, la filiale de Vivendi, qui compte 140 millions de joueurs mensuels, cherche à accroître ses parts de marché à l'international. Après une vaste restructuration et 850 suppressions de postes en 2015, pour retrouver la rentabilité opréationnelle, Gameloft, version Vivendi, doit faire ses preuves. Après la réorganisation, il projette maintenant de recruter massivement; il est 3e du Top 100 des entreprises qui recrutent réalisé par Frenchweb

Gameloft mise sur le «design et l'expérience client (…) à très haut niveau», avance Stéphane Roussel, ancien de SFR-Vivendi. «Nous sommes premiers en nombre d’utilisateurs. Toutefois il nous manque un hit», reconnaît le nouveau PDG. Gameloft dispose de marques fortes telles Asphalt Extreme, ou les jeux Dungeons Gems et Zombie Anarchy. Mais les succès étant en permance challengés, il teste notamment la méthode du «soft launch», afin d'avoir les retours des joueurs avant lancement.

Le groupe parie aussi sur la convergence entre les différentes marques du groupe: Universal Music, Dailymotion, Canal Plus doivent ainsi oeuvrer à la visbilité des créations de Gameloft. Pour le PDG, «Musique, studio et formats courts» sont autant de verticales porteuses pour le jeux vidéo.

L'éditeur n'entend pas faire de rachats, à l'instar d'Ubisoft avec Ketchapp. Sous pavillon Vivendi, Gameloft doit pouvoir tout développer en interne. Vivendi, actionnaire d'Ubisoft depuis 2015, vient aussi de monter à 24% à son capital début novembre suite à un nouveau rachat d'actions. Convergence et renforcement des verticales sont donc bien toujours au programme du groupe Bolloré.

Fondateur: Michel Guillemot

Siège : Paris

Date de création : 1999

Effectif : 6 000 Gameloft (monde), une présence au Canada, Roumanie, Vietnam, Chine. Une centaine en France.

Concurrents: Rovio, Electronics Arts, Zynga, Supercell

CA: 256,2 millions euros 2015

Lire aussi: Vivendi-Gameloft: l’impitoyable OPA

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Jeanne Dussueil

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