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Roundvip, nouveau bébé de Jérémie Berrebi, veut attirer la crème des investisseurs immobiliers

Il y a un temps pour tout, et Jérémie Berrebi ne veut plus « seulement être business angel». L’associé de Xavier Niel dans le fonds Kima Ventures veut revenir dans le dur, avec le lancement de sa nouvelle start-up Roundvip, une plate-forme de placements privés qui met en relation les promoteurs immobiliers et les investisseurs potentiels. «Les meilleurs business angels du monde sont à la fois angels et entrepreneurs», explique le franco-israëlien qui s’associe, pour ce retour aux manettes, à l’ancien banquier privé monégasque Pascal Rosenfeld.

Lui et son nouvel acolyte, qui précise-t-il, «ne vient pas du monde de l’Internet mais du monde de la finance», démarreront officiellement l’activité de Roundvip à la mi-mai, avec deux projets immobiliers soumis aux premiers investisseurs. A terme, c’est la crème de l’investissement venue du Qatar, du Moyen-Orient, ou des nouvelles fortunes chinoises qui devront faire leur emplettes immobilières sur cette nouvelle plate-forme.

Du private equity immobilier depuis la Suisse

A la différence des projets existants en France sur le crowdfunding (tels Anaxo immobilier, Lymo, Dividom) Roundvip veut se démarquer en choisissant un positionnement et des mises «prestigieuses». «Nous ne faisons pas de crowdfunding mais du placement privés; le minimum investit sera de 10 000 euros, et il n’y aura pas de plafond maximum. Un investisseur pourra mettre 500 000 euros sur un projet», explique Jérémie Berrebi.

Pour se lancer, la start-up a choisi la terre suisse, à Genève. «En France, la réglementation du private placement est très complexe; le meilleur endroit est en Suisse où se trouvent toutes les grandes banques mondiales», justifie l’entrepreneur qui n’investit que dans «les bonnes start-up.»

Sur le modèle de Vente-privee

Essentiellement financé sur fonds propres, le projet a aussi séduit les investisseurs Serge Krancenblum, président de l’Association des family office du Luxembourg et Jacques-Antoine Granjon de Vente-privee. Le franco-israëlien veut aller encore plus loin en s’inspirant du fonctionnement du site e-commerce. «Notre modèle sera celui du premier arrivé, le premier servi : on présente un projet pendant sept jours, les investisseurs posent des questions, et après sept jours on ouvre la vente», explique l’entrepreneur qui veut rassurer sur le «screening» des investisseurs afin que ceux-ci respectent les règles de la FINMA, l’autorité suisse de régulation des marchés financiers.

Côté produits immobiliers, Roundvip veut intéresser des investisseurs du monde entier avec des rendements «de 7 à 50% en 12 à 36 mois». «C’est tout à fait faisable, j’ai moi-même investi personnellement dans des biens dont le rendement des deals est de 50%», raconte Jérémie Berrebi. Sur ces projets de terrains, «des centres commerciaux, des immeubles entiers», proposés par les promoteurs, Roundvip prendra 5% sur les fonds levés à chaque transaction. «On ne tue pas le métier, on veut fluidifier la relation entre les promoteurs et les investisseurs», indique l’entrepreneur. Et d’ajouter: «Tout est développé en interne, de la signature en ligne, au virement en ligne sur des comptes spécialement créés».

Le site est déjà disponible en anglais, avant de proposer des versions en langue russe et arabe. Roundvip veut d’ailleurs permettre à des Français d’investir «ailleurs qu’en France».

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Jeanne Dussueil

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