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UiPath, 225 millions de dollars pour supprimer les tâches à faible valeur ajoutée au travail

Le montant

Sept mois seulement après une précédente levée de fonds, la société roumaine UiPath, spécialisée dans des les robots logiciels RPA (Robotic Process Automatisation) est parvenue à boucler un autre tour de table de série C pour un montant de 225 millions de dollars. Celui-ci a été mené conjointement par CapitalG, un investisseur historique et Sequoia Capital. Accel, qui avait mené les levées précédentes, y a également participé.

Ce tour de table valorise l’entreprise à 3 milliards de dollars et porte à plus de 400 millions de dollars l’ensemble des fonds levés par l’entreprise.

Le marché

Fondé en 2005, UiPath développe des robots logiciels qui permettent d’automatiser les tâches répétitives des collaborateurs au sein des entreprises. Reposant sur l’intelligence artificielle, les outils RPA de la société roumaine sont conçus pour être dotés d’une capacité quasi-humaine de perception, d’apprentissage et d’assistance des collaborateurs, de manière à les épauler dans leurs prises de décisions. Ainsi, l’entreprise permet la conception et le déploiement de robots logiciels ou d’ « assistants numériques ».

« Nous créons un avenir où les collaborateurs de chaque organisation seront en mesure d’automatiser des tâches fastidieuses et chronophages, permettant un recentrage du travail sur la résolution de problématiques nécessitant créativité et réflexion »,explique Daniel Dines, co-fondateur et PDG, dans un communiqué.

La société a annoncé début juillet une augmentation de ses revenus récurrents annuels, passés de 1 million de dollars à 100 millions de dollars. UiPath revendique près de 1 800 clients dans le monde et déclare enregistrer six nouveaux clients par jour. L’entreprise prévoit que ses revenus récurrents annuels pour l’année 2018 augmentent plus de 4 fois par rapport à ceux de 2017.

D’origine roumaine, l’entreprise a son siège social à New York et est présente dans 14 pays en Amérique du Nord, Europe et Asie.

Les objectifs

Avec cette levée, UiPath souhaite accélérer le développement de son offre de produits équipée en intelligence artificielle et de son nombre de partenaires. Il faut s’attendre à ce que l’entreprise procède à des rachats puisqu’elle prévoit également d’utiliser ces fonds pour « considérer des opportunités d’acquisitions ciblées ».

« La démocratisation du RPA reste une priorité absolue avec la mise en place de programmes de formation en ligne gratuits pour les entreprises afin d’accélérer l’adoption de compétences digitales », explique également l’entreprise dans le communiqué.

UiPath prévoit de terminer l’année 2018 avec plus de 1 700 collaborateurs, soit des effectifs multipliés par trois en 12 mois, et d’opérer dans 16 pays.

UiPath: les données clés

Fondateurs : Daniel Dines et Marius Tirca
Création : 2005
Siège social : New York
Activité : logiciels d’automatisation de processus par la robotique
Financement : plus de 400 millions de dollars

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Innocentia Agbe

Journaliste @FrenchWeb.fr et @LeJournaldesRH Merci d'adresser vos communiqués de presse et informations à redaction@frenchweb.fr

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2 thoughts on “UiPath, 225 millions de dollars pour supprimer les tâches à faible valeur ajoutée au travail”

  1. Fait notable, UIPath n’a pas eu ses premiers clients dans son pays d’origine, mais aux Etats Unis. Ils ont su se concentrer sur les marchés les plus rentables dès le départ, chose que les éditeurs français ne savent pas trop faire, alors que le marché français est très concurrentiel et pas si rentable que ça.
    C’est culturel mais c’est aussi qu’en France, contrairement à la Roumanie, les GAFAM et autres gros éditeurs de logiciels américains n’ont pas de gros centres R&D; donc les français n’ont pas autant l’habitude de travailler avec le monde entier comme les Roumains, donc impensable de vendre d’abord à l’étranger avant de vendre en France.
    Dernière précision : en Roumanie un développeur senior gagne 6 fois le salaire moyen local (en France c’est payé à peine une fois et demie le salaire moyen). C’est comme si en France le salaire d’un développeur serait de l’ordre de 12 000 €; beaucoup plus motivant de s’investir à fond dans son travail et ça attire beaucoup de talents.

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