Actualité

[3 questions à] Stéphane Chauffriat, i-Music School : « Next step : les pays anglophones »

Troisième levée de fonds pour la start-up corse depuis sa création en 2009. Son site de cours de musique vidéo en streaming, dispensé par des artistes, récolte cette fois 2, 25 millions d’euros auprès CM-CIC Capital Privé et Seventure Partners (déjà investisseur lors de la précédente levée de fonds, fin 2011).

Aujourd’hui la i-Music School compte 7000 inscrits, mais au total, ce sont plus de 26000 « e-élèves » qui sont passés par la plateforme.

Stéphane Chauffriat, le PDG de l’école — lui même guitariste amateur, ou plutôt « le client lambda de la boîte » comme il se décrit lui-même — revient pour Frenchweb sur le parcours de la start-up, qui emploie aujourd’hui 18 personnes.

[FW] D’où est venue l’idée de monter une école de musique en ligne? 

Stéphane Chauffriat : C’est le fruit d’une rencontre entre les fondateurs de l’école (que S. Chauffriat a rejoint quelques mois après le lancement d’i-Music School, ndlr) Paul Cesari et Roland Pepe. Le premier est musicien professionnel, le second développeur web. Paul avait envie de rendre les cours de musique plus accessible en faisant un DVD, et avec Roland, ce projet est vite devenu web. Ils ont eu l’idée de solliciter des artistes, y sont allés au culot, et ont reçu deux réponses, de Jean-felix Lalanne et de Romane. C’est comme ça que ça a commencé, mi-2007.
Nous avons réalisé trois levées de fonds depuis : en 2009, 150 000 euros; fin 2011 avec 1,9 millions, et puis celle qui vient d’être annoncée. La plus difficile a été la seconde, comme pour toutes les start-ups… Ce qui a fait la différence, je pense, c’est le mix que nous avons réussi à créer entre un aspect très « techno », un autre musical avec les artistes, et de l’entertainment. Et puis le CIC a déjà mis de l’argent dans Deezer, je suis persuadé qu’il se passe quelque chose avec les nouveaux modèles qui allient digital et musique.

[FW] Vous développez une plateforme « unique de diffusion vidéo et rich média ». Comment allez-vous l’enrichir ? 

Stéphane Chauffriat : Pour le moment, nous allons mettre en place de nouvelles fonctionnalités à ce niveau, comme l’autocorrection pour les élèves. Il s’agit surtout de renforcer la formation pédagogique. Pour ce qui est de la plateforme et du volet « techno », nous avons un peu d’avance.
Avec la levée de fonds, nous allons donc plutôt renforcer la partie marketing, élargir notre base clients, et puis augmenter la production de contenus… car après tout, on est aussi une boîte de production! On va aussi développer l’aspect social media, en proposant par exemple aux élèves de pouvoir poster des vidéos d’eux en train de jouer, de partager leurs progrès sur les réseaux sociaux leurs progrès etc. Et puis dans un avenir un peu moins immédiat, d’ici 18 mois, on voudrait internationaliser le service, mettre un pied dans le monde anglophone. C’est le « next step » d’i-Music School.

 
[FW] Quelle est votre ambition sur le mobile ?
Stéphane Chauffriat : Aujourd’hui, notre appui est disponible sur iOS, sur Android, et on devrait avoir l’extension microsoft et blackberry d’ici la fin de l’année. C’est important parce que même physiquement, il est plus facile d’avoir une tablette avec soi qu’un ordinateur, quand on joue de la batterie ou du piano par exemple.
On a renouvelé toutes nos applis le 1er juin, on a donc un recul de trois mois à ce niveau… et on voit la consommation qui monte, même si ce n’est pas notre canal principal. Pour le moment, on est au responsive, on affine notre stratégie mobile, et puis dans quelques mois, on pourra se montrer un peu plus agressifs à ce niveau.
Tags

La rédaction

Pour contacter la rédaction, cliquez ici / Devenez "la start-up de la semaine" : faites vous connaitre! / Ajoutez un événement à notre agenda: cliquez ici

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This