
Les entreprises de services informatiques veulent être sorties du champ d’application de la future loi sur l’utilisation des cabinets de conseil privés par l’Etat, estimant être « otage(s) d’une controverse politique ».
Les prestations informatiques « n’ont pas cette influence » sur la politique de l’Etat que la proposition de loi entend encadrer, a estimé mardi Numeum, la fédération professionnelle des entreprises du numérique en France.
Le Sénat examine mardi et mercredi un texte visant à renforcer la transparence et le contrôle des prestations de conseil pour le compte de l’administration.
Il fait suite à un rapport très critique en mars sur la « dépendance » des pouvoirs publics aux cabinets de conseil, parmi lesquels l’américain McKinsey, accusé par ailleurs d’optimisation fiscale.
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Mais la proposition sénatoriale, même amendée par la commission des Lois, reste « une véritable usine à gaz qui ne produira que de l’insécurité juridique et détournera les entreprises de services numériques de la commande publique », ont estimé dans un communiqué Godefroy de Bentzmann et Pierre-Marie Lehucher, les deux coprésidents de Numeum.
Or, le secteur public, qui met en place sa transformation numérique, « a besoin des prestataires informatique externes », selon la fédération.
Cette dernière estime que de 25.000 à 30.000 employés (équivalents temps plein) d’entreprises de services numériques « travaillent sur ordre de l’Etat ».
En réponse aux inquiétudes du secteur, la commission des Lois du Sénat a adopté un amendement qui exclut du champ de la loi les prestations de programmation et de maintenance informatique.
Mais Numeum estime qu’il faut aller plus loin et sortir de la loi toutes les autres prestations informatiques, notamment « l’architecture de plateforme de données », « la formalisation d’une expression des besoins » ou « la mise en place d’une stratégie de tests » pour les systèmes.
« Les prestations informatiques constituent un seul et même bloc », a-t-elle estimé.
Numeum regroupe les entreprises de services numériques (du géant Capgemini aux petites sociétés), les éditeurs de logiciels, et les entreprises d’ingénierie et de conseil en technologies.
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