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[Contrefaçon] Plagié, le site de chaussettes Archiduchesse s’offre un petit coup de pub !

JT de 20 heures, radios nationales, dépêches AFP… Le site Archiduchesse, spécialisé dans la vente en ligne de chaussettes made in France, s’est offert, sans le vouloir, un réel petit coup de pub.

Véritable retournement de situation, puisque derrière cette couverture médiatique se cache, en réalité, une récente mésaventure. En effet, il y deux mois, Patrice Cassard, fondateur de la PME basée à Saint Etienne, s’est aperçu que son site Archiduchesse était victime d’une contrefaçon. Le site chinois, mise en ligne sous le nom de la marque Ankle Bitting, se présente effectivement comme une véritable copie conforme du site français et propose des paires de chaussettes à moins de 2€, contre 6€ pour le site authentique.

Patrice Cassard, raconte : « C’est l’un de nos clients qui nous a averti, il y a quelques mois, de cette contrefaçon. Légèrement enervés au départ, cette histoire nous avait finalement amusés. »

L’équipe des trois collaborateurs décident donc de publier un post sur son blog pour faire part de l’anecdote à l’ensemble de sa communauté. Sur ce billet, Patrice Cassard raconte au second degré que « La malédiction de la contrefaçon s’est abattue sur Archiduchesse pour se venger »  et explique que l’équipe « hésite encore à en pleurer ou à en rire ».

Ce plagiat présente en effet peu de risques pour l’activité du Français, puisque le site chinois ne s’adresse pour l’heure qu’au seul marché asiatique. La société française, qui effectue la grande majorité de son CA en France, explique d’ailleurs qu’elle n’a pas encore essayé de contacter les auteurs de cette copie  : « Nous pourrions demander à l’hébergeur Toabao de fermer le site, mais celui-ci serait de nouveau mis en ligne très rapidement. En lançant notre site, nous savions pertinemment qu’il existait des risques de contrefaçons, dont nous ne pouvions nous protéger de part les prix exorbitants des démarches. N’ayant pu déposer la marque au niveau mondial et ne pouvant faire constater la contrefaçon, nous avons décidé de laisser couler cette histoire. »

Le fondateur explique, en outre, qu’il ne s’agit pas de la première contrefaçon dont la PME est victime. Des sites espagnols et hollandais, certes plus discrètement, se sont également adonnés à ce genre d’exercices. Des pratiques qui soulignent finalement à quel point le concept est séduisant !

Tout, au final, a donc été relancé lorsqu’un des fabricants des chaussettes françaises a de nouveau publié un article sur ce sujet. Selon Patrice Cassard, la couverture médiatique qui en a découlé pourrait s’expliquer par le contexte électoral et la volonté de mettre en avant le Made In France.

Quoiqu’il en soit, cette mésaventure a permis à la start-up de s’offrir un vérifiable coup de pouce en terme de notoriété. Son fondateur explique d’ailleurs que, depuis, ses ventes de chaussettes ont augmenté ! Bref, contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, la réputation des chaussettes de l’Archiduchesse, connues pour être sèches ou archi-sèches, n’a pas été si mouillée que ça

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La rédaction

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7 commentaires

  1. SVP essayer d’être objectif: le site espagnol en question est http://sockaholic.com
    En quoi, il y a plagiat? Effectivement ils vendent des chaussettes de toutes les couleurs et le logo est également décalé mais la charte graphique n’a rien à voir. Maintenant si la vente de chaussettes par internet est interdite il faut le dire.
    Alors le prochain qui vend des boxers BBR plagie aussi le slip français? Toute cette affaire lui a fait une bonne pub et c’est tout.

  2. bonjour,
    quand je lis ce commentaire je comprends pour quoi la France est en pleine decadence…
    Apres TOUS les pays europeens qui sont passés devant bientot l’Afrique…
    On pourra visiter la France pour visiter comme au zoo les « grincheux »…

  3. Le plagiat est en effet un risque significatif sur internet. D’autant plus que comme stipulé dans l’article, on le lui a fait savoir. Quid si personne ne lui a dit? D’une manière générale, comment peut-on s’en protéger?

  4. Qu’on le veuille ou non, le site espagnol est un copycat, ce n’est pas interdit mais pas terrible. Le logo en est l’exemple parfait.

    Quand au site chinois on est dans la pire contrefaçon, logo et photo.
    Et la personne qui ne croit pas à leur histoire, si tu ne les crois pas, prend les en tant qu’agence de com ! Car s’ils l’ont fait exprés, il sont fort en buzz…

  5. Sockaholic est bien une copie du site archiduchesse, le logo, la présentation de « leur » idée, le prix des chaussettes, tout a était copié sauf la fabrication française car les dirigeant espagnols (qui avant de lancer leur marque ont commandés des archiduchesses) ont décidé de produire au portugal (l’espagne devant très onéreuse).

  6. en résumé que ce soit de l’esbroufe ou de la grosse pub moi je dis bravo !!!!!
    après tout ou est le mal?????
    cela s’appelle de la concurrence loyale ou non cela dépend ou l’on se place…..

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