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La startup du jour : Resto Flash, les tickets Resto sur mobile

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[tab title= »La startup du jour »] Chaque jour, FrenchWeb met en avant une nouvelle startup, et en sélectionne une chaque semaine, pour être la startup de la semaine dans l’émission de l’atelier BNP Paribas sur BFM Radio. Vous êtes le fondateur d’une startup de moins de 2 ans, dont nous n’avons jamais parlé? Faites vous connaitre!

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Resto Flash est un site — mais aussi une application iOS et Android — qui permet de numériser les titres restaurants. Il a été pensé pour les entreprises qui ne souhaitent plus recourir aux titres restaurant en papier.

Ses fondateurs Emmanuel Rodriguez-Maroto (44 ans) et David Contour (34 ans) travaillaient tous deux pour un des acteurs majeurs du titre-restaurant en France, avant de créer Resto Flash en 2011. Emmanuel Rodriguez-Maroto a répondu aux questions de Frenchweb :

Comment avez vous eu l’idée de votre société ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : La numérisation du titre-restaurant est dans l’air du temps en France depuis des années : le premier article de presse que nous avons retrouvé sur le sujet date de 1998 ! La question serait donc plutôt « pourquoi personne ne l’a fait plus tôt ? »… Et comme souvent, les acteurs traditionnels n’étaient pas les plus motivés pour changer un système qui leur convenait, donc seul un nouvel entrant innovant pouvait faire basculer le marché. Nous avons vite réalisé que ce marché était mûr pour un saut technologique vers le mobile permettant d’offrir plus de services aux utilisateurs, plutôt que vers une énième carte à transporter dans son portefeuille. Et Resto Flash était né.

A quel besoin/problème apportez-vous une réponse ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Que ce soit pour les entreprises clientes, les salariés ou les restaurateurs, Resto Flash supprime la lourdeur administrative, la pénibilité et les risques de vol et de perte associés au titre papier. Et d’autre part, Resto Flash permet aux employeurs d’offrir à leurs salariés une solution innovante, écologique et en évolution permanente, puisque de nouvelles fonctionnalités sont lancées tous les trimestres. Une vraie force quand on sait que le produit n’avait pas évolué depuis 20 ans, alors même que les tarifs se sont envolés.

Comment gagnez-vous de l’argent ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Le passage au numérique et notre structure de coûts nous permettent d’offrir des tarifs 30 à 50% inférieurs au papier. Concrètement, le modèle repose sur une licence payée par les entreprises utilisatrices – proportionnelle au nombre de salariés – et sur une commission sur les transactions payée par les restaurateurs – indépendante du montant et du délai de remboursement –.

Qui sont vos compétiteurs ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : En France, les 4 émetteurs de titres papier : Edenred, Chèque Déjeuner, Sodexo et Natixis. Des entreprises performantes, reconnues, avec des moyens conséquents. Nous sommes de notre côté les catalyseurs d’une offre numérique qui va renouveler un marché qui n’a pas presque pas évolué depuis son apparition. Nos concurrents l’ont perçu, et leur réponse – tardive – devrait passer par le lancement d’une carte, dont ils maîtrisent la technologie. Mais Resto Flash a une vraie longueur d’avance en matière de technologie, de vitesse de transaction et de services apportés.

A quoi ou quelles sociétés vous compare-t-on par erreur ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Il arrive que nos interlocuteurs nous considèrent comme des prestataires techniques des autres émetteurs : c’est faux, Resto Flash est bel et bien le 5èmeémetteur de titres-restaurant sur le marché ! Mais nous sommes plus souvent désignés comme le « Free » des titres-restaurants, et cela nous fait évidemment très plaisir – nous admirons ce que Xavier Niel a fait sur son marché.

Quels ont été les périodes les plus sensibles dans votre développement ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Probablement la période de bataille réglementaire, qui est allée de la fin 2012 jusqu’à l’été 2013. Certains ont profité de la réflexion en cours pour affirmer, à tort, que la dématérialisation n’était pas autorisée puisqu’aucun texte ne venait l’encadrer. La concertation menée par les pouvoirs publics et la publication en juin dernier d’un arrêté reconnaissant formellement le titre-restaurant numérique ont heureusement mis fin à cette séquence.

Comment y avez-vous fait face ? 

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Puisque nous respections à la lettre le cadre réglementaire existant, nous n’avions pas d’inquiétude quant à la validité juridique de Resto Flash, mais nous souhaitions que les pouvoirs publics réaffirment formellement la validité des titres-restaurant numériques et les atouts d’une transition vers le numérique. Nous avons donc fait du lobbying dans ce sens, ce qui s’est révélé décisif avec la publication d’un arrêté en juin puis la mention de la numérisation des titres-restaurant par le Premier ministre dans le cadre du « choc de simplification » de juillet dernier. Le lobbying est déterminant dans ce cas de figure, pour ne pas voir son innovation étouffée.

Quel est votre principal atout? 

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Notre équipe ! Avec des personnes qui connaissent le métier, et qui sont unies par l’envie de repousser les barrières, capables de prendre des risques qui payent, en étant à la fois ambitieux et pragmatiques. Résultat : 2 ans après avoir trouvé des financements, le titre restaurant Resto Flash est une réalité sur le marché, et le Gouvernement reprend le sujet dans le cadre des annonces du ‘choc de simplification’ !

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : C’est mon associé David, qui m’avait répondu «allons en discuter autour d’un déjeuner » lorsque je lui avais parlé de mon idée la première fois. Et nous avions alors imaginé les contours de Resto Flash à l’endroit même où tout allait se passer : au restaurant, à l’heure de la pause déjeuner ! Avant de repartir, nous avions interrogé le restaurateur et les derniers clients présents, et leur enthousiasme nous avait confirmé que nous étions sur une bonne piste… Pour la petite histoire, un de ces clients est même devenu investisseur ! J’en tire le conseil suivant : toujours partir des utilisateurs et de leurs besoins, et se confronter le plus vite possible au terrain.

Qui est la personnalité que vous admirez le plus et pourquoi ?

Emmanuel Rodriguez-Maroto : Pour changer d’univers, mais rester dans la même logique, je citerais Galilée, qui a révolutionné la science théorique et expérimentale, totalement changé notre approche de l’univers et pris des risques personnels pour que ses idées et celles de Copernic soient reconnues.

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[tab title= »A propos de Resto Flash »]

  • Fondateur : Emmanuel Rodriguez-Maroto et David Contour
  • Création : avril 2011
  • Montant de financement : 1 160 K€
  • Investisseurs : Business Angels (Kima Ventures, Kernel Investissements, etc.)
  • Nombre de salariés : 6
  • Chiffre d’affaires : Non communiqué

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Crédit photo: Shutterstock, des millions de photos, illustrations, vecteurs et vidéos

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13 thoughts on “La startup du jour : Resto Flash, les tickets Resto sur mobile”

  1. Dans cette rubrique (par ailleurs très intéressante), pouvez-vous corriger et remplacer « compétiteur » (faux ami venu de l’anglais) par « concurrent » ?

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