Ruben BRYON, construire une alternative européenne au cloud américain
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À 12 ans, Ruben Bryon apprend seul à coder et expérimente ses propres systèmes, jusqu’à percer un mur dans le garage familial pour refroidir ses serveurs. Quinze ans plus tard, il ne parle plus de machines bricolées, mais de “Gigafactory” de l’intelligence artificielle.
Fondateur de Verda, un startup née sous le nom de DataCrunch, il identifie dès 2018 un point de rupture à venir avec la rareté du compute GPU. En détournant des clusters de rendu vers l’entraînement de modèles, il anticipe l’explosion des besoins liés à l’IA et construit, dès 2020, une infrastructure dédiée aux développeurs et entreprises.
Installée à Helsinki, la société mise sur un avantage structurel : une énergie abondante, renouvelable, et des conditions de refroidissement naturelles.
En 2026, Verda franchit un cap, la société lève 100 millions d’euros, affiche un run rate supérieur à 50 millions d’euros et revendique une rentabilité opérationnelle. Positionnée comme alternative aux hyperscalers que sont Amazon Web Services, Microsoft Azure, ou encore Google Cloud, elle promet un accès simplifié à des ressources GPU de production, avec une logique “developer-first” et une intégration verticale complète, du data center jusqu’aux outils applicatifs.
Partenaire privilégié de NVIDIA, Verda opère déjà pour des clients comme Nokia ou ExpressVPN, et revendique des gains de coût significatifs face aux clouds traditionnels.
Si Ruben Bryon n’est pas encore un acteur dominant du cloud, sa thèse s’inscrit là où se cristallisent les tensions économiques, industrielles et géopolitiques de l’intelligence artificielle. Malgré un parcours encore récent, sa lecture de l’échiquier et la clarté de ses convictions font de lui un talent à suivre.






