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[Best of 2012] Web : les 5 tendances majeures de l’année

Real Time Bidding, économie collaborative, « H Factor », quantified self, subscription based e-commerce…. L’année 2012 a vu émerger ou s’accentuer quelques tendances fortes. Frenchweb vous propose de revenir en détails sur les 5 principales évolutions qui ont marqué ces 12 derniers mois.

Le boom de l’économie collaborative

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Blablacar, Airbnb, HouseTrip, Cookening, Yummyguest, SnapGoods ou encore Getaround, Youpijob et Taskrabbit…. De plus en plus de services ont surfé cette année sur la vague de la consommation collaborative.

Purs produits du web 2.0, tous ces services ont pour point commun de mettre en relation économique des particuliers afin qu’ils échangent des services qui étaient autre fois l’exclusivité de professionnels.

Le partage en soi n’a rien de nouveau, ce qui a changé c’est qu’internet permet de mettre en relation de façon sûre des inconnus.

Comme l’expliquait un récent article de FrenchWeb sur le sujet intitulé « La crise, du pain bénit pour les startups ? », ces différentes sociétés ont profité du contexte économique pour se lancer ou largement se développer. C’est le cas par exemple de Blablacar (ex-covoiturage.fr) qui revendique actuellement plus de 2,6M de membres.

Reposant également sur le noyau de la communauté, de nombreuses startups ont vu le jour en s’appuyant sur des logiques de crowdsourcing. C’est le cas par exemple de la start-up Sensorly qui repose sur une communauté d’utilisateurs pour tester la qualité des réseaux mobiles et wifi ou encore de la jeune pousse Darjeeling. Fraîchement dénichée, cette société applique le principe du crowdsourcing au monde des agences de voyage en ligne pour détecter les vols d’avion les moins chers possibles. Darjelling s’inscrit ici dans une tendance encore plus poussée qui concerne le crowdsourcing d’experts. Un mouvement notamment incarné par le site TheTops.


[H Factor] Le retour du facteur humain

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Le facteur « humain » est revenu en force cette année. Cette nouvelle tendance que l’on baptisera « H-factor » consiste notamment à intégrer toute une dimension physique aux services online. E-commerce, rencontres online ou encore relation client.… Tous les secteurs sont peu à peu concernés. L’idée finale étant de réenchanter l’expérience utilisateur.

On citera, à titre d’exemple, la multiplication de sites de rencontre online qui n’hésitent pas à mettre l’accent sur les rencontres réelles, immédiates et articulées autour de véritables activités. Bref, l’idée est de mettre fin à l’apologie des algorithmes pour remettre au goût du jour les réactions chimiques, propres aux premiers rendez-vous. Parmi eux, on retrouve notamment les sites Voyons nousHereWeDate ou encore la plateforme Diwi. Le célèbre site Meetic a pour sa part annoncé le lancement dès 2013 de soirées dédiées à sa communauté.

Au niveau du e-commerce, le mix-commerce semble prendre le dessus. L’idée ici est d’inciter les internautes à se rendre dans les points de ventes physiques où il découvriront de nouvelles expériences dont ils se souviendront. Un souvenir qu’ils partageront sans doute plus facilement, au bénéfice de la marque, avec leur entourage.

En effet, compte tenu de la surabondance de produits et de la standardisation des services, le seul moyen de différenciation pour une entreprise ou une marque réside dans l’expérience. Partant de ce constat, ce n’est plus le produit qui créé l’expérience, mais l’expérience qui créé le produit. L’objectif pour l’entreprise est donc de créer un service « mémorable ».

Dans cet optique, eBay a récemment ouvert une boutique éphémère. Plus qu’une simple boutique, ce lieu propose aux clients de découvrir les nouvelles manières d’acheter via les fameux QR codes ou une nouvelle technologie de balayage visuel qui permet d’acheter des produits à partir d’une vitrine alors que le magasin est fermé.


L’obsession des données et le quantified-self

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Lancée en 2007 par deux éditeurs du magazine Wired, Gary Wolf et Kevin Kelly, le quantified-self consiste à mesurer ses données personnelles, à les analyser et à les partager. « De nouvelles pratiques rendues possibles grâce la démocratisation des smartphones mais également par la miniaturisation des capteurs mobiles », explique Emmanuel Gadenne, auteur du « Guide pratique du Quantified Self ».

Si cette nouvelle tendance bat son plein aux Etats-Unis, portée par le boom de l’Internet des objets, le virus commence tout doucement à se propager en France.

En effet, de nombreux gadgets et applications, permettant de récolter et de partager ses propres données, ont vu le jour. On peut citer par exemple Ondaily, l’équivalent français du podomètre Fitbit ou encore le pionnier Withings et sa balance connectée. Au menu également, des services comme isommeilNike +Runkeeper et Foodzy qui comptent de plus en plus d’adeptes en France.

Le quantified-self s’inscrit donc dans un véritable paradoxe en France, où les internautes sont réputés pour leur vigilance à l’égard de la confidentialité de leur vie privée sur les réseaux sociaux.


La déferlante des abonnements

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Initiée aux Etats-Unis avec la start-up BirchBox, la vague des box en tous genres n’en finit plus d’inonder le web. Créées sur le modèle du subscription based e-commerce (e-commerce sur abonnement), ces nouvelles startups, avec leurs surprises mensuelles, semblent ré-enchanter l’acte d’achat. Leur multiplication pourrait néanmoins venir cannibaliser leur propre concept….

Kitchen Trotter, Le Petit Ballon, Envouthé, My Little Bx, Charlie Jasmin, Miou Box… Sur le seul marché français, on compte aujourd’hui des dizaines de box différentes.

Qu’importe l’offre, les différents acteurs positionnés sur ce secteur cherchent tous à créer un « Waouh effect » auprès des consommateurs. Les box pourraient néanmoins être victimes de leur propre succès avec une saturation grandissante du marché. En effet, plusieurs éléments du modèle sont remis en cause : le modèle économique, l’évaporation de l’engouement ou encore les  limites du « word of mouth marketing ».

Au delà des box, de nombreux services web ont également fait le pari de l’abonnement, à l’image notamment de Spotify, Deezer ou encore Netflix pour ne citer que les plus connus.

L’abonnement ne doit toutefois pas cacher une autre option largement convoitée et basée cette-fois sur le modèle freemium. Celui-ci consiste à proposer un service web ou mobile gratuitement avec des fonctionnalités plus ou moins limitées et de proposer ultérieurement une offre premium qui permet aux utilisateurs de prolonger leur expérience dans de meilleures conditions.

Evernote semble exceller en la matière. Phil Libin, son CEO, explique : « Nous avons réalisé il y a deux ans que les utilisateurs adoraient acheter des choses. Ils sont prêts à dépenser de l’argent quand ils aiment quelques chose. Mais ils n’aiment pas être bousculés donc nous n’essayons pas de leur soutirer de l’argent. Une fois qu’ils aiment un produit toute la psychologie change. Et, ils commencent eux même à chercher des raisons pour dépenser de l’argent. »


Le Real Time Bidding et les places d’Ad Exchange

RTB

Le Real Time Bidding, qui consiste à vendre aux enchères des bannières publicitaires en temps réel, a définitivement marqué le secteur de la publicité en ligne cette année. Evalué à 1,4 milliard de dollars en 2011, le marché mondial du RTB pourrait peser 13,9 milliards de dollars en 2016, selon les prévisions du cabinet IDC.

Cette tendance n’a pas échappé aux acteurs français. En effet, deux places d’AdExchange Premium ont récemment vu le jour avec La Place Média et son concurrent Audience Square.

Concrètement, les plateformes Ad Exchange permettent aux acheteurs et aux vendeurs, à l’image d’une place boursière, de se rencontrer pour passer des ordres en temps réel sur des appels de pages publicitaire. L’objectif est de simplifier et d’automatiser les procédures d’achats d’espace et de générer ainsi une meilleure rentabilité des investissements publicitaires pour les acheteurs, et une meilleure monétisation des inventaires publicitaires pour les vendeurs, explique IAB France.

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5 thoughts on “[Best of 2012] Web : les 5 tendances majeures de l’année”

  1. MERCI FrenchWeb de nous citer, même avec un nom écorché (Youmyguest), nous sommes honorés de faire partie des tendances majeures de l’année! yummyguest.com vous accueille très vite avec son vrai site tout beau qui sent bon les amis très bientôt!

  2. Excellent résumé ! s’il y avait un 6e evenement je dirais l’entrée des animaux du Zoo chez Google (Panda, Pinguin ;-) ! Pour les sites de conso collaborative les frenchies s’en sortent plutôt bien, avec les super-marmite (avant le co-lunching et autres cookenning), Bedycasa qui lève qd meme 1 millions € récemment, etc. d’ailleurs une excellente liste du top 100 des site de conso collaborative ici http://consocollaborative.com/1704-100-sites-de-consommation-collaborative.html

  3. Il manque peut-être le Cross Canal ou le SoLoMo ?
    La tendance de fond la plus marquante pour moi en 2012 aura été le retournement de situation du Commerce, avec des pure players qui créent des boutiques, des retailers qui créent des sites e-marchands, pour que finalement ils fassent tous du Commerce avec un parcours Cross Canal.

  4. + 1 pour le SoLoMo!!

    Et bizarre que vous parliez de Cookening et YummyGuest et pas de Beyond Croissant qui eux est bien sorti en 2012 (et dont Frenchweb a deja parlé)

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