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[FW 500] De la France à l’Europe: comment Cityscoot veut prendre de vitesse le marché du scooter en free-floating

Lancé à Paris en 2016, Cityscoot revendique plus de 100 000 utilisateurs actifs et 5 000 scooters électriques en free-floating au total. 3 600 sont disponibles à Paris, 500 à Nice et un peu plus de 500 à Milan. L’entreprise s’est aussi récemment installée à Rome. Dans la capitale française sa flotte dépasse donc celle de son concurrent allemand Coup, propriété de Bosch, qui compte 1 700 deux-roues. Et pour Bertrand Fleurose, fondateur de Cityscoot, ce détail a son importance.

«Une qualité à avoir pour être un bon service en free-floating, c’est la disponibilité. Nous nous sommes engagés à avoir un scooter disponible tous les 100 mètres à peu près. Comme c’est un service qui n’existait pas il y a quelques années, c’est l’offre qui crée la demande. Il faut donc que celle-ci soit disponible en permanence», explique Bertrand Fleurose.

Presque rentable à Paris

Pour assurer son expansion, la startup compte sur un développement rapide, en France et à l’international. «Nous avons deux roadmaps parallèles: nous développer dans les très grosses villes étrangères, européennes en priorité. Et en même temps, si les villes françaises nous réservent un bon accueil, on étudiera la question avec plaisir». L’entreprise ne s’installe pas dans une commune si elle estime que les conditions décidées par la ville ne sont pas satisfaisantes.

Cela a été le cas à Toulouse où Cityscoot a renoncé à poser ses valises. La startup estimant notamment que le nombre de deux-roues qu’elle pouvait mettre en circulation- en dessous de 500- était handicapant pour assurer son business model, tout comme l’interdiction qui lui était faite de stationner gratuitement ses scooters sur les emplacements dédiés aux voitures. «C’est sûr que si une mairie n’est pas prête à aller dans le sens de la transition écologique, c’est-à-dire de donner des avantages à l’électrique par rapport au thermique, on ne peut pas s’y installer. Donc soit elles sont matures et elles ont travaillé sur le sujet avec une feuille de route pour accepter l’électrique, ou elles ne le sont pas, personne ne s’est occupé du sujet et elles ont peur», interprète Bertrand Fleurose.

Côté rentabilité, l’entreprise explique l’avoir frôlée à Paris l’année dernière et pense qu’elle sera atteinte dans la capitale cette année. Ce qui n’est pas le cas au niveau du groupe où Bertrand Fleurose explique privilégier les investissements. En ce qui concerne les perspectives du secteur, le fondateur de Cityscoot s’attend à une consolidation du marché dans les trois prochaines années. À Paris, il pense qu’il y a de la place pour deux acteurs, comme c’est le cas aujourd’hui, voire pour trois si le marché continue à s’évangéliser.

Cityscoot dont le siège est situé à Paris compte 270 salariés.

Retrouvez l’interview complète de Bertrand Fleurose, fondateur de Cityscoot:

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Innocentia Agbe

Journaliste @FrenchWeb.fr et @LeJournaldesRH Merci d'adresser vos communiqués de presse et informations à redaction.frenchweb@decode.media

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