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Deepomatic lève 6,2 millions de dollars pour mettre sa technologie de reconnaissance visuelle au service des entreprises

Interview d'Augustin Marty, co-fondateur et CEO de Deepomatic

Le montant

La start-up parisienne Deepomatic, spécialisée dans la reconnaissance visuelle appliquée à des projets industriels, a bouclé un tour de table de 6,2 millions de dollars mené par Hi Inov, la société de gestion en capital-innovation de la holding d’investissement Dentressanle. Alven ainsi que le business angel Bertrand Diard, co-fondaeur de Talend et d’Influans, ont également participé à l’opération.

Le marché

Lancée en 2014 par Augustin Marty, Aloïs Brunel et Vincent Delaitre, Deepomatic a vu le jour avec l’ambition de devenir au départ le «Shazam de l’image» en permettant à ses utilisateurs de retrouver un objet de convoitise pris en photo ou en vidéo. Mais le concept n’a jamais trouvé son public, poussant la société à se réinventer pour perdurer. Le pivot salutaire aura lieu fin 2016 quand la jeune pousse parisienne se décide de changer de modèle pour développer une offre à destination des entreprises.

La solution créée par Deepomatic s’articule autour de deux produits phares, Deepomatic Studio et Deepomatic Run, qui permet aux entreprises de concevoir en moins de trois mois leurs propres applications basées sur de la reconnaissance visuelle puis de les déployer à l’échelle industrielle. Fonctionnant en SaaS ou en local, le logiciel de la société offre la possibilité aux entreprises d’être autonomes dans la création et le développement de leur intelligence artificielle. Car l’entreprise reste propriétaire de l’intelligence artificielle créée via la plateforme logicielle de Deepomatic.

Avec la démocratisation du traitement de l’image par l’intelligence artificielle, les usages sont immenses. La reconnaissance visuelle permet aussi bien de détecter les cellules cancéreuses et d’analyser des images sur les réseaux sociaux que d’identifier des comportements terroristes ou de rendre les autoroutes intelligentes. La technologie de Deepomatic a notamment permis à Compass d’automatiser l’encaissement de milliers de plateaux-repas par jour dans ses restaurants et à Oscaro d’automatiser le contrôle qualité de ses fiches produit. A ce jour, la société revendique une vingtaine de clients, dont Valeo, Airbus ou encore Galeries Lafayette.

Les objectifs 

Avec ce tour de table, Deepomatic prévoit d’accélérer son développement à l’international, ce qui se traduira par l’ouverture d’une antenne à New York pour conquérir le marché nord-américain. «Cette levée de fonds de 6,2 millions de dollars nourrit notre obsession actuelle où chaque entreprise doit devenir autonome dans l’exploitation de ce que la transformation digitale offre de meilleure, l’intelligence artificielle. Chaque première mondiale industrielle facilitée par Deepomatic concrétise notre vision d’une IA pragmatique et représente une victoire qui nourrit les ambitions de toute la société», estime Augustin Marty, co-fondateur et CEO de la start-up parisienne.

Deepomatic : les données clés

Fondateurs : Augustin Marty, Aloïs Brunel et Vincent Delaitre
Création : 2014
Siège social : Paris
Activité : reconnaissance visuelle
Financement : 6,2 millions de dollars en février 2019
Effectifs : 30 collaborateurs

Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media

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