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Doctolib lève 4 millions d’euros: « nous voulons devenir le Google de la santé »

Nouvelle piqûre de vitamines pour Doctolib qui vient de lever 4 millions d’euros supplémentaires auprès de ses investisseurs historiques – Bertrand Jelensperger, PDG de Lafourchette, Antoine Freysz, cofondateur et directeur général d’Otium Capital, Olivier Occelli, directeur général de Naturabuy, Maxime Forgeot, investment manager chez Schroders -, de Pierre Kosciusko-Morizet, cofondateur d’ISAI gestion et de PriceMinister-Rakuten, et Pierre Krings, cofondateur de Kernel Investissements.

La start-up est spécialisée dans la prise de rendez-vous chez les praticiens français (dentiste, généraliste, pédiatre, ophtalmologue, gynécologue, dermatologue, kinésithérapeute…), un service phare à côté duquel elle propose le rappel automatique des rendez-vous par SMS, la modification en quelques clics, le suivi de l’historique, gestion des cabinets, des agendas… Avec ce système, la société affirme réduire en moyenne de 30% le nombre d’appels au secrétariat en quelques semaines et faire chuter de 75% le nombre de rendez-vous non honorés, estimé à 20 en moyenne chaque mois par cabinet.

Le site a été cofondée en 2013 par Stanislas Niox-Chateau, un ancien de Lafourchette.com – qui propose lui aussi des services de réservations, mais auprès des restaurants – Thomas Landais, également passé par Lafourchette.com, Jessy Bernal et Ivan Schneider. La start-up avait déjà levé 1 million d’euros en février auprès de différents business angels. Ses objectifs : convaincre 400 000 professionnels de santé d’ici à 2020 en Europe, et franchir 500 millions de prises de rendez-vous.

Sur ce marché, la société se positionne face à des acteurs comme MonDocteur.fr, dans lequel Doctissimo avait pris une participation à hauteur de 2,7 millions d’euros, ou KelDoc qui avait levé 700 000 euros en avril 2013 auprès d’Alven Capital et de plusieurs business angels. Un marché au potentiel énorme : Doctolib estime à 2,3 milliards le nombre de prises de rendez-vous médicaux chaque année, contre 200 millions de réservations d’hôtels. Aussi, plus de 20 millions de recherches de professionnels de santé seraient effectuées chaque mois sur Internet. Dans ce bazar organisé, Doctolib veut faciliter le processus.

Côté modèle économique, Doctolib est gratuit pour les 1 million de patients déjà enregistrés. Elle commercialise sa solution en B2B, comme un service, pour 99 euros par mois (TTC). Un prix qui comprend la prise de rendez-vous, un agenda disponible sur ordinateur, mobile et tablette, un site d’informations pour les clients et la gestion de la visibilité sur Internet. Un an après son lancement, Doctolib emploie 50 personnes et ne compte pas s’arrêter là. De quoi prendre le pouls du secteur.

Olivier Harmant

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE.MEDIAPour communiquer sur FrenchWeb ou le Journal des RH, devenez partenaire, cliquez ici.
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