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Google étend son arme anti «fake news» aux recherches

  • Après plusieurs mois de tests dans plusieurs pays sur Google News, la firme américaine étend son label à l'ensemble des recherches réalisées sur son moteur de recherche.
     
  • Lorsqu’un internaute réalisera une recherche sur Google, il pourra trouver le label «Fact Check» pour la plupart des résultats dans le moteur de recherche.
     
  • Google affichera un extrait qui indique la réclamation ainsi que son auteur, et l’organisme qui a vérifié l’information.

 

Après Facebook, c'est au tour de Google de mettre en place un nouvel outil pour lutter contre les fausses informations, et ainsi rassurer les annonceurs. Ce n'est pas la première inititative du genre puisqu'Alphabet a conçu CrossCheck, un outil de vérification collaboratif pour limiter la diffusion d’informations mensongères, issu des recherches du Google News Lab et du réseau de médias First Draft. Mais cette fois, après plusieurs mois de tests dans plusieurs pays pour le fil d'actualités Google News, il étend son label à l'ensemble des recherches réalisées sur son moteur de recherche.

Google Fact CheckDésormais, lorsqu’un internaute réalisera une recherche sur Google, il pourra trouver le label «Fact Check» pour la plupart des résultats dans le moteur de recherche. Grâce à ce dispositif, Google affichera un extrait qui indique la réclamation ainsi que son auteur, et l’organisme qui a vérifié l’information. Bien que cette mesure vise à éliminer les «fake news», si chères à Donald Trump, Google précise cependant qu’il n’y a pas forcément une seule réponse définitive pour chaque réclamation. Parfois, les vérificateurs des informations issus d’organisations différentes pourraient en effet parvenir à des conclusions différentes.

Facebook et l'Allemagne lancent leurs dispositifs contre les fausses informations

En mars dernier, Facebook activait en France et dans plusieurs pays un label anti fake-news en partenariat avec plusieurs médias. Celui-ci est basé sur la coopération des utilisateurs de Facebook, afin que ces derniers puissent dénoncer une information qu’il considère comme fausse. Selon la firme américaine, l’algorithme qui régit la distribution des contenus aux utilisateurs pourrait également réduire la circulation de fausse informations. 

Bien que les «fake news» se multiplient en ligne, une étude réalisée par les professeurs américains Hunt Allcott et Matthew Gentzkow révèle que leur impact n’a pas été déterminant lors de l’élection présidentielle américaine l'an passé. En effet, seulement 15% des sondés affirment se souvenir d’un titre de «fake news» et à peine 8% signalent y avoir cru. Selon Hunt Allcott et Matthew Gentzkow, une seule «fake news» devrait posséder le même effet de persuasion que 36 campagnes publicitaires à la télévision pour influer sur le résultat de l’élection. 

Même si les «fake news» ne sont pas persuasives pour l’instant, plusieurs pays prennent leurs dispositions pour réduire la circulation de fausses informations. C’est le cas de l’Allemagne qui a approuvé un projet de loi prévoyant des amendes jusqu’à 50 millions d’euros contre les réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, qui ne mettent pas tout en oeuvre pour lutter contre les contenus haineux et les «fake news». Si le texte est adopté par le Parlement, il imposera aux réseaux sociaux de supprimer ou bloquer les «publications manifestement délictueuses» dans un délai de 24 heures après leur signalement.

Lire aussi : Facebook active son label anti-fake news en France

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La rédaction

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