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SoLocal (ex-Pages jaunes) demande un prêt de l’État en urgence

AFP

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SoLocal (ex-Pages jaunes, reconverti dans les services Internet pour petites entreprises et commerçants) a besoin « d’urgence d’un prêt de 80 à 100 millions d’euros » de l’État pour passer le trou d’air brutal provoqué par la crise du Covid-19, a indiqué mercredi son directeur général Éric Boustouller à l’AFP. « Nous demandons un prêt direct de l’État, et nous le demandons avec une urgence ultime. C’est un match qui se joue dans les jours qui viennent », a déclaré M. Boustouller.

Après être passé par des heures difficiles et des plans sociaux ces dernières années du fait de la fin des annuaires papiers, SoLocal, qui emploie 2 800 personnes aujourd’hui, commençait à redresser la barre avant la crise du coronavirus. Le groupe avait renoué avec les bénéfices en 2019 à 38,6 millions d’euros, malgré la poursuite de la chute de son chiffre d’affaires sous l’effet de la baisse de la branche Imprimés. Mais la crise du Covid-19 a fait perdre 140 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’entreprise sur deux mois et demi, d’après Éric Boustouller. Encore convalescent, elle « ne pouvait pas se permettre un choc d’une telle ampleur », a-t-il dit.

«Un coût de la dette de 40 millions d’euros par an»

Selon le directeur général, l’établissement ne peut parvenir à obtenir des banques le prêt garanti par l’État (PGE) pour le Covid-19, notamment parce qu’elles sont pour l’instant très peu engagées auprès de SoLocal. L’entreprise demande donc à bénéficier d’un prêt du Fonds de développement économique et social (FDES), qui accorde des prêts aux sociétés en difficulté.

SoLocal souffre aujourd’hui de charges financières très élevées, avec « un coût de la dette de 40 millions d’euros par an » pour un excédent brut d’exploitation (Ebitda) « de 190 millions d’euros », selon M. Boustouller. M. Boustouller, directeur général depuis octobre 2017, après avoir été pendant 12 ans l’un des dirigeants européens de Microsoft, cherche à transformer SoLocal en champion français du numérique, en s’appuyant sur la vaste clientèle de commerçants, artisans et petites entreprises héritée des Pages Jaunes.

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