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Tiamat lève 3,6 millions d’euros pour développer des batteries plus durables et plus rapides à recharger

Le montant

La start-up picarde Tiamat, qui développe une nouvelle génération de batteries au sodium offrant une recharge ultra-rapide, a bouclé un tour de table de 3,6 millions d’euros. Pour cette opération, la société s’est entourée de Finovam Gestion, Picardie Investissement et CNRS Innovation, filiale du CNRS et de Bpifrance pour assurer le transfert vers l’industrie de technologies innovantes.

Le marché

Fondée en septembre 2017 par Laurent Hubard, cette jeune pousse basée à Amiens conçoit, développe et fabrique des cellules de batteries sodium-ion. Cette nouvelle génération de batterie présente de meilleures performances par rapport au batteries au lithium qui dominent actuellement le marché. En effet, la société picarde assure que les batteries au sodium sont plus avantageuses avec des charges et décharges 10 Foix plus rapides et une durée de vie plus longue avec un nombre de cycles 10 fois plus important (plus de 10 ans d’espérance de vie contre 3-4 pour les batteries au lithium), le tout pour un coût équivalent.

Au-delà de ses performances, les batteries au sodium permettraient également de s’affranchir des ressources rares et coûteuses comme le lithium. Bien que garantissant plus d’énergie et de légèreté, le lithium est présent dans à peine 0,06% de la croûte terrestre et ses réserves sont principalement situées en Amérique du Sud (Argentine, Chili et Bolivie) ainsi qu’en Chine. De plus, face à l’explosion de la demande de batteries dans les années qui viennent, le prix du lithium risque de flamber. Dans le même temps, le sodium est présent à hauteur de 2,6% dans la croûte terrestre et se trouve également dans l’eau de mer sous la forme de chlorure de sodium.

Pour que le sodium prenne le relais du lithium, Timat a pu s’appuyer sur les six années de recherche menées par le Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) porté par le CNRS. «Cette technologie va révolutionner les usages dans beaucoup de domaines, par exemple ceux de la mobilité électrique, des outillages portatifs ou du stockage des énergies renouvelables», explique Laurent Hubard, fondateur et CEO de l’entreprise amiénoise. Et de préciser : «Qu’il s’agisse de bus ou de vélos électriques, de taxis autonomes ou de robots industriels, la batterie au sodium va permettre d’optimiser l’utilisation des batteries grâce à une recharge qui ne prendra que quelques minutes, contre plusieurs heures pour les batteries actuelles.»

Les objectifs de la Start-up

Maxence Fabrion

Journaliste chez FrenchWeb - DECODE MEDIA
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