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A Sheffield, Uber continue de perdre du terrain en Angleterre

Uber est décidément en terrain hostile outre-Manche. Après Londres, où la plateforme de VTC s’est heurtée à l’opposition de Transport for London, la régie des transports en commun londoniens, la firme américaine a vu sa licence d’exploitation suspendue le 29 novembre à Sheffield.

Si Uber ne trouve pas une solution rapidement, la société devra cesser toutes ses activités dans la ville anglaise après le 18 décembre. Cependant, Uber peut faire appel de cette décision, ce qui lui permettrait de continuer à faire rouler ses chauffeurs le temps que son recours soit examiné et tranché par les autorités britanniques.

Le différend entre Uber et la municipalité de Sheffield se concentre autour d’une erreur administrative. En effet, Uber a déclaré avoir informé le 5 octobre dernier que la personne nommée sur sa licence devait être changée dans la mesure où celle-ci était détenue par Jo Bertram, la responsable Europe du Nord d’Uber, qui avait choisi de quitter le groupe après la décision choc des autorités londoniennes de ne pas renouveler la licence de la compagnie. Problème, le conseil municipal de Sheffield a déclaré que la loi ne permet pas de transférer une licence sous un autre nom. Une déclaration peu appréciée par Uber, qui affirme n’avoir eu aucune difficulté à procéder ainsi avec d’autres autorités locales.

Les lettres du conseil municipal envoyées à la mauvaise adresse

Face aux réticences de la municipalité de la ville anglaise, Uber a adressé une nouvelle demande de licence le 18 octobre, actuellement examinée par les autorités locales. La firme américaine a affirmé qu’elle ferait appel si la nouvelle demande de licence ne pouvait pas être validée d’ici le 18 décembre. De plus, Uber précise que les lettres du conseil municipal ont été envoyées à une adresse incorrecte, ce qui a retardé le processus pour disposer d’une licence valide dans les délais nécessaires.

Ce nouveau revers d’Uber au Royaume-Uni vient s’ajouter à celui subi à Londres le 22 septembre dernier. Transport for London, la régie des transports en commun londoniens, avait déclaré que «l’approche et la conduite d’Uber démontrent un manque de responsabilité d’entreprise en relation avec un certain nombre de problèmes qui peuvent avoir des conséquences en matière de sûreté publique et de sécurité». Malgré le retrait de sa licence d’exploitation à Londres, Uber a fait appel de cette décision pour continuer à exercer ses activités dans la capitale anglaise. Cet appel sera examiné par la justice britannique à partir du 11 décembre. La société désormais dirigée par Dara Khosrowshahi revendique 40 000 chauffeurs et 3,5 millions d’utilisateurs à Londres.

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Maxence Fabrion

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