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[Ad exchange] Comment La Place Media compte challenger Google

Fabien Magalon a donné cet après midi le coup d’envoi officiel de cette nouvelle place d’Ad exchange. L’objectif est de devenir un acteur incontournable du Real Time Bidding en France. Un marché évalué aujourd’hui à 60M € et qui pourrait avoisiner les 180M € à l’horizon 2015.


20minutes, aufeminin.com, Boursorama, La Dépêche du midi, Doctissimo, France Télévisions, Marie-Claire et enfin Sud-Ouest. Voici les huit nouveaux groupes qui viennent de rejoindre La Place Media, première place de marché RTB 100% média en France.

Grâce à la technologie développée par the Rubicon Project, La Place Media peut donc commercialiser, aux enchères et en temps réel, l’audience digitale qualifiée de l’ensemble de ces sites.

Lancé en version bêta en août dernier, le nouveau dispositif d’Ad Exchange comptait déjà comme partenaires les groupes Amaury Médias, FigaroMedias, Lagardère Publicité et TF1 publicité. Au niveau du business plan, les 4 régies fondatrices de La Place Media ont investi près de 2M €. L’objectif de rentabilité est fixé pour la fin de l’année 2013. A partir de ce seuil, La Place Media s’engage à baisser au maximum son taux de régie.

Grâce à l’arrivée de ces nouveaux acteurs, la structure, constituée de 6 collaborateurs, peut se targuer d’un inventaire riche de 28M de visiteurs uniques par mois. Un chiffre qui représente donc une couverture supérieure à 60 % des internautes français, au travers de plus de 80 sites de marques media et de 4 milliards d’impressions.

Concrètement, les plateformes Ad Exchange permettent aux acheteurs et aux vendeurs, à l’image d’une place boursière, de se rencontrer pour passer des ordres en temps réel sur des appels de pages publicitaire. L’objectif est de simplifier et d’automatiser les procédures d’achats d’espace et de générer ainsi une meilleure rentabilité des investissements publicitaires pour les acheteurs, et une meilleure monétisation des inventaires publicitaires pour les vendeurs, explique IAB France.

L’objectif est d’atteindre une masse critique

Lancée officiellement aujourd’hui, la place d’Ad exchange reste totalement ouverte et est actuellement en discussion avec un certain nombre d’autres éditeurs. Fabien Magalon, à la tête de ce nouveau dispositif, explique : « L’objectif est de rassembler autant de marques media que possible afin d’atteindre une masse critique et ainsi devenir une alternative solide aux autres places d’Ad Exchange ».

Pour l’heure, le principal acteur positionné sur le marché du RTB n’est autre que Google. « La Place Media ne pourra jamais le rattraper en termes de volumétrie, » reconnaît Fabien Magalon, « mais nous comptons le challenger grâce à notre offre premium ». L’objectif : atteindre les 25% de parts de marché des Ad exchanges à l’horizon 2015. Selon le cabinet IDC, à cette date, le marché du RTB pourrait peser près de 180M d’euros en France, contre 60M aujourd’hui. Sur le seul mois d’août, La Place Media a séduit 815 annonceurs.

Parmi les autres services proposés, La Place Media devrait mettre sur pied dès 2013 une offre data, qui permettra aux éditeurs de collecter un panel d’informations très ciblées sur leur audience. A moyen terme, la place d’Ad exchange devrait également décliner son offre sur les supports mobiles.

Avec son projet ambitieux, La Place Media devance ainsi le dispositif Audience Square, dont le lancement officiel devrait également avoir lieu au cours du mois de septembre. Cette plateforme similaire doit, elle, regrouper : Les Echosmédias, Libération Médias, M Publicité, NextInteractiveMedia, Le Point Communication, M6 Publicité Digital, RégieObs et Express Roularta Services.

Pour faire face au géant américain, les médias français ont donc choisi de se scinder en deux groupes et de se concurrencer eux-mêmes…

    Définitions

  • Ad Exchange : Appelé également « place de marché », un Ad Exchange est une plateforme technologique qui optimise l’achat et la vente d’inventaire publicitaire display dans un environnement ouvert, en temps réel (RTB) sur un principe de mise aux enchères de chaque impression publicitaire
  • Le Real Time Bidding : ou RTB définit le système d’achat en temps réel sur les espaces publicitaires

Lire le portrait de Fabien Magalon.

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La rédaction

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16 thoughts on “[Ad exchange] Comment La Place Media compte challenger Google”

  1. « Pour faire face au géant américain »…

    Ce n’ est pas la première fois que j’ entends parler d’ une boîte qui veut révolutionner la pub online et s’ attaquer au quasi-monopole de google. Jusqu’ à maintenant, aucune alternative crédible.
    Ce projet est tout simplement risible et ridicule. Pourquoi est-ce que des annonceurs ou des éditeurs utiliseraient cette plateforme, qui offre les mêmes services que google adsense/adwords, mais en 100x moins bien ?
    Une plateforme réalisée pour des grands groupes français qui resteront entre eux. Quelle ambition ! Une belle brochette d’ incompétents. Même yahoo/bing n’ arrivent pas du tout à se positionner tant le service google est excellent.
    Il y a évidemment de nouvelles idées et de nouveaux secteurs à prendre sur le marketing du net, mais pas de cette façon.

    1. La compétition a toujours du bon. Le problème de Google, et on le voit notamment sur le Search, c’est que certes ils sont très bon, mais que ce marché devient un quasi monopole. Et avec un monopole finit l’innovation, puisque en n’ayant pas de concurrence je n’ai pas besoin d’investir en R&D puisque je suis seul à décider (des prix, de l’innovation). Bref dans un monopole, pas de challenger, donc on ne stimule pas l’innovation on laisse juste un acteur décider des prix, décider de tout… Rien de pire.
      L’initiative est belle, en effet c’est peut être David contre Goliath, mais essayer de poposer d’alternative c’est intéressant, courageux, et ça va un peut stimuler l’innovation, les prix, les technologies…
      Vive la compétition !

  2. « un inventaire riche de 28M de visiteurs uniques par mois (…) au travers de plus de 80 sites »

    Ce qui donne en moyenne 350.000 visiteurs uniques par mois et par site, donc un peu moins de 12.000 visiteurs par jour… c’est tout simplement ridicule, mais pas surprenant.

    Avec mon site pour enfants, j’ai 1,5 millions de visiteurs uniques par mois, et je ne suis pas le seul à ce niveau là… mais sans appartenir à des grands groupes à qui on donne beaucoup de visibilités avec rien à l’intérieur !

    1. Prends un cours sur ce qu’est un visiteur unique sur un mois et tu comprendras le ridicule de ton calcul: un visiteur de 2 sites (ou plus parmi les 80) sur 1 jour, 2 jours (ou plus) ne compte qu’une fois.
      C’est une notion de couverture !
      Ton « 350 000 » est juste absurde.

      1. « un visiteur de 2 sites (ou plus parmi les 80) sur 1 jour, 2 jours (ou plus) ne compte qu’une fois. »

        C’est ce qu’on appelle donc un visiteur … unique.

        Ils ne précisent pas combien ils ont de visiteurs, mais ils ont donné 28 millions de visiteurs uniques pour 80 sites.

        Ils ont peut être 27,9 millions de visiteurs uniques pour un site et 0,1 million de visiteurs uniques pour 79 sites… peu importe, la somme reste de 28 millions de visiteurs uniques pour 80 sites.

        La moyenne (calcul d’une moyenne en 6ème) est 350.000 visiteurs uniques pour un site et de moins de 12.000 visiteurs uniques par jour et par site.

        Après, ils ont peut être des milliards de visiteurs (non uniques) par mois, peu importe, la donnée qui a été transmise est 28 millions de visiteurs uniques.

        1. Aîe aïe aïe…
          Ils ont 28 millions de visiteurs UNIQUES sur 80 sites, ça veut dire AUSSI que potentiellement CHACUN de leur 80 sites peut avoir 28 millions de visiteur (si ce sont les mêmes!).
          Ce n’est PAS une somme, c’est un calcul dédupliqué.
          Si tu préfères – en français plutôt qu’en maths – si on considère 40 millions d’internautes en France (à vérifier), chaque mois plus d’1 internaute sur 2 visite au moins un de ces sites.
          D’où la notion de COUVERTURE.
          C’est plus clair ?
          J’en profite pour complimenter Juliette pour l’article !

    2. Les plus gros AdExchanges font 15 Milliards d’impressions / mois, les plus gros Adnetworks 10 Milliards d’imps / soit à peu près 35 M de VU / mois selon Nielsen Netrating (NNR). Comparons ce qui est comparable les VU Google Analytics et NNR ne sont pas calculés sur la même méthodologie… Bref c’est une taille raisonnable et avec uniquement des éditeurs Premium (pas des sites long tail c’est à dire des sites peu qualitatifs en contenus).
      Bref une taille honorable sur le Marché de la publicité en ligne.

    3. ne confondez pas les VU (panel NNR) et les visites (site centric) meme si Google analytics appel cela des visiteurs uniques, il ne s’agit pas de la meme notion…

    1. Imaginons juste que cette place de Marché travaille avec le plus gros retargeters du marché, et hop 500 annonceurs activés en travaillant avec un intermédiaire ! Je rajoute quelques intermédiaires Adnetwork qui achètent massivementy de l’inventaire (Les plus gros : Specific Media, Microsoft Media Network, Yahoo! Network…) et je ramène encore 200 à 300 annonceurs de plus…bref sans quasi aucune démarche commerciale on peut quasiment le faire. Combien d’annonceurs supplémentaires sont venus grâce à cette nouvelle offre place de marché pour chaque éditeurs ?
      L’important n’est pas forcément le nombre d’annonceurs mais, le CA progresse t-il ? Y’a t-il plus de compétition (enchères à la hausse) ? La monétisation progresse t-elle et ce pour tout les éditeurs ?
      Bref attendons un peu pour avoir un vrai retour d’expérience ! Mais c’est prometteur.

  3. @YSS Il est vrai qu’il est difficile d’offrir une meilleure offre que Google, toutefois, il faut laisser vivre les nouvelles aventures avant de tirer des conclusions hatives.

    POURQUOI UNIQUEMENT LE DISPLAY?

    Ces majuscules pour attirer l’attention des régies, que le display n’est pas toujours le bienvenue partout. Tel est notre cas, pas de display dans nos pages, mais des innovations pour afficher du display « a la demande » et dans une page individuelle (façon page Facebook à la Française).

    Je mise surtout sur les annonces textuelles, plus agréable pour le visiteur, et souvent plus proche de la promotion ou bonne affaire que la pub display. Nous avons réservé les images dans le « cartouche » en vignette de 48×48 pixel , suffisant pour attirer l’oeil de l’internaute et lui donner envie sans le déranger.

    Nous travaillons le textuel avec Google avec un CTR qui avoisine les 1,5 / 2% ce qui est très satisfaisant pour des annonces totalement écartées de la zone visuelle.

    faute de n’avoir trouvé une régie qui corresponde a nos besoins, nous avons choisi la firme Américaine, mais il reste encore beaucoup a faire.

    1. Nous faisons un test avec le display actuellement, afin de confronter en reel des résultats.
      Après deux semaines de test, nous constatons que la pertinence est loin d’être là, et qu’au final, le résultat reste inchangé, voire légèrement en baisse.

      On note aussi une forte croissance du taux de clic sur le display le mercredi et le week end. Le mercredi étant le jour des enfants, comme le week-end, on ne sait si ce sont les mamans libres le mercredi et le week ou les enfants qui ont une tendance a plus cliquer sur le display….

      Je pense qu’il est plus optimiser d’afficher des vignettes de produits dans les résultats et d’obtenir des fiches produits complete avec photo, ou d’utiliser les modules communiqués et promotions avec photo, cela en ce qui concerne notre annuaire bien sûr.
      Exemple d’une vitrine : http://boutiques-ecommerce.annuairefrancais.fr/arme-munition/tamahagane-bo-hi-2734628.html

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