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AdopteUnMec : 16,1 millions de chiffre d’affaires et 70% de croissance

16,1 millions de chiffre d’affaires, 5,7 millions d’inscrits, 40 collaborateurs… Le ton décalé du site de rencontre en ligne, lancé en 2008, fait mouche… Retour sur les raisons de cette croissance insolente et ses potentielles limites…

De 10 collaborateurs en 2011 à 40 aujourd’hui

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Situés au 118 rue de Rivoli, juste en face du squat des Artistes (sur la photo), les locaux d’AdopteUnMec accueillent désormais 40 collaborateurs, contre 10 en 2011. « Malgré son développement AdopteUnMec a su conserver l’esprit start-up entre ses murs. Nous avons une croissance encore très flexible et nous réalisons tout en interne » précise Thomas Pawlowski, le directeur marketing et communication.

Un chiffre d’affaires en hausse de 71%

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Sur son exercice 2012/2013, la société revendique un chiffre d’affaires de 16,1 millions d’euros, contre 9,4 millions sur l’exercice précédent, soit une croissance de près de 71%. Son business model repose entièrement sur les inscriptions payantes (468 640 très exactement). La start-up a, d’ailleurs, toujours été entièrement autofinancée et est rentable depuis plusieurs exercices.

1 million d’applications mobiles téléchargées

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Côté utilisateurs, AdopteUnMec revendique aujourd’hui 5,7 millions d’inscrits, soit une hausse de 15% par rapport à l’année précédente. Le site de rencontre en ligne compterait ainsi près de 600 000 utilisateurs actifs par mois. Un score qui le placerait au Top 3 des sites de rencontre en France, « même si un flou artistique concernant ce classement demeure », reconnaissent les équipes. Niveau mobile, AdopteUnMec revendique 1 million d’applications téléchargées.

Le recrutement des talents : clef de réussite ?

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Les équipes constitueraient l’un des facteurs clefs de cette croissance séduisante… « C’est extrêmement difficile de recruter les bons talents », explique Florent Steiner, l’un des deux-cofondateurs. « Il faut d’abord vérifier la dimension technique mais qu’ensuite l’état d’esprit du candidat colle bien avec le feeling général des équipes ». La start-up a par exemple récemment recruté un comptable, anciennement prof de breakdance… « C’est très important pour nous qu’une nouvelle recrue cultive également une passion en dehors du travail ». La moyenne d’âge des collaborateurs s’élève, elle, à 24 ans.

Une technologie bien fouillée

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Outre les équipes, l’avancée technique d’AdopteUnmec constituerait également un des atouts de la start-up. Le site a par exemple mis en place un système de chat intégré destiné aux inscrites et doit lancer très prochainement une sorte de « Google interne » qui permettrait aux membres de réaliser des recherches extrêmement poussées sur la plateforme. Au menu également : une fonctionnalité se rapprochant des badges Foursquare et permettant de qualifier plus facilement les profils.

Une communication disruptive et un ton décalé 

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Sur AdopteUnMec ce sont les filles qui mènent la danse… Un positionnement décalé que les grands sites de rencontres ne peuvent plus prendre compte tenu de leur communication « mass public »… Cette prise de position disruptive a donc permis à la start-up de grappiller au fur et à mesure de nombreuses parts de marché. Depuis, AdopteUnmec s’attache à cultiver ce ton de marque et s’est notamment illustré lors d’une campagne décalée parodiant la pub l’Oréal ou en lançant le concept de boutique itinérante… « La quasi totalité des opérations est réalisée en interne », précise Thomas Pawlowski. Au total, le budget marketing a représenté 5 millions d’euros, soit 31% du CA d’AdopteUnMec au cours du dernier exercice. Un ratio élevé, qui resterait néanmoins en-dessous de la moyenne observée chez les concurrents… La question aujourd’hui ? Savoir pendant combien de temps le concept réussira à conserver cet esprit branché. La toute nouvelle campagne de communication, orchestrée par AdopteUnMec, saura-t-elle une nouvelle fois créer le buzz ?

AdopteUnMec victime de son succès…

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« Nous sommes approchés tous les 3 mois » affirme Thomas Pawlowski, sans pour autant dévoiler l’identité des potentiels acquéreurs… Le ton décalé et la croissance insolente d’AdopteUnmec ne passent pas inaperçus… Au point même que le célèbre incubateur des frères Samwer ait déjà lancé un véritable « copycat » de la petite pépite française. Même charte graphique, même concept, même ton de marque… La ressemblance est flagrante. En Italie, c’est l’idée de la boutique itinérante qui a été reprise de toutes pièces. Victime de son succès, AdopteUnMec se retrouve dans l’embarras. « Il y a un véritable vide juridique au niveau européen qui nous empêche d’entreprendre une action. C’est une question de violation de propriété intellectuelle et nous devons bientôt être reçus par le cabinet de Fleur Pellerin à ce sujet », précise Thomas.

L’american dream en toile de fond

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Déjà présent dans les pays francophones, AdopteUnMec vient de lancer différentes déclinaisons en Espagne, Italie, et Pologne. Pour le moment, la start-up n’a pas de bureau sur ces différents marchés et pilote tout depuis Paris, grâce à une équipe dédiée (ci-dessus). « Les déclinaisons d’AdopteUnMec ne sont pas si faciles », reconnaît Thomas Pawlowski, « Nous devons vraiment nous adapter aux problématiques culturelles de chaque pays ». Si le site de rencontre en ligne se focalise pour le moment sur quelques pays européens bien ciblés, les équipes reconnaissent que les Etats-Unis restent tout de même en ligne de mire, à plus long terme… « C’est vrai que Manuel (ndlr : l’un des deux co-fondateurs) a toujours eu cet americain dream » laisse-t-on échapper…

Une histoire d’amitié

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Les équipes le surnomment Flopinou… Extrêmement discret, Florent, caché derrière son ordinateur à gauche de la photo, est à l’origine du projet AdopteUnMec. Cette start-up, c’est avant tout une histoire d’amitié. Florent rejoint très rapidement le monde du travail et commence sa carrière comme développeur de jeux vidéo. A la suite de son divorce, il commence une colocation avec Manuel Conejo, un ami qui remonte à la 6ème. »C’est comme mon frère » appuie Florent en l’absence de Manuel. Se retrouvant tous les deux au chômage, ils décident de monter leur propre start-up. Ils commencent par se lancer dans le e-commerce avec un site marchand spécialisé dans le matériel de studio photo avant de lancer un réseau social. Mais c’est l’univers de la rencontre en ligne qui fera décoller leur histoire…

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[tab title= »L’oeil de l’investisseur avec Jean-David Chamboredon, président exécutif d’Isai »]

[FW] AdopteUnMec est-elle la start-up idéale dans laquelle investir ?

JD Chamboredon: « Nous n’avons pas regardé ce dossier et d’ailleurs, comme beaucoup de VCs, nous préférons rester à l’écart des sites de rencontres. Il y a 2 raisons à cela : il peut exister un risque réputationnel si certaines « dérives » apparaissent ensuite, la plupart des modèles de « dating » nécessitent des investissements marketing lourds voire très lourds avant d’atteindre la masse critique. »

[FW] La start-up présente-t-elle certaines limites ?

JD Chamboredon: « Apparemment, Adopteunmec a trouvé un modèle basé sur un décalage de positionnement (« les femmes qui décident ») qui a généré de la viralité ou du buzz. C’est très malin… Mais sans doute difficile à répliquer en dehors de France car il faut dans chaque pays trouver le bon ton et déclencher le « good buzz ». »

[FW] Selon vous, quelles sont les perspectives de croissance d’AdopteUnMec ?

JD Chamboredon: « Vu la taille du marché français, ils ont sûrement encore une très belle marge de progression et un gros potentiel de croissance sauf à ce que le concept s’use ou soit dévoyé par ses utilisateurs. »

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[tab title= »Les 10 chiffres-clés d’AdopteUnMec »]

  • Date de création : 2008
  • Chiffre d’affaires : 16, 1 millions d’euros
  • Croissance : +71% en un an
  • Budget marketing : 5 millons d’euros, soit 31% du CA
  • Montant des fonds levés : 0
  • Nombre de collaborateurs : 40
  • Age moyen des équipes : 24 ans
  • Nombre d’inscrits : 5,7 millions
  • Nombre d’inscrits payants : 468 640
  • Sur mobile : 1 million d’applications téléchargées

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3 commentaires

  1. L’idée est très bonne , le site extrêmement bien fait, jeune,tout est bien réfléchi et fonctionnel pour que les liens et les échanges se fassent hormis une chose. Comme tous ces sites de rencontres, les faux profils créés par le site pleuvent et on joue sur les sentiments des adhérents et adhérentes. Ce site effectivement fait la pluie et le beau temps dans le monde de la rencontre mais use de la lune pour attirer le soleil dans le coeur de ces clients.Peut-on parler de start-up quand son décollage, son fil d’Ariane et sa destination ont le même essence que ses sites concurrents,la lune pas étonnant qui fasse partie des premiers croissants économiquement parlant.
    Un internaute qui en connaît un rayon

  2. @alex nous n’avons jamais créé de faux profils sur AdopteUnMec. ni au début, ni maintenant.

  3. Je me suis bien fait avoir par Adopte un mec… Ne leur laissez jamais
    vos coordonnées de carte bleue, ils vous débitent sans raison

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