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Ce n’est que le début de la révolution des véhicules autonomes

Plus de 2,7 milliards de dollars ont été investis dans le secteur des voitures autonomes, selon le rapport «Conduite autonome: entre science fiction et réalité» réalisé par le cabinet de conseil Oliver Wyman. En tête des pays les plus dynamiques en la matière, les Etats-Unis ont concentré à eux-seuls près de la moitié (48%) des investissements. L'Asie (Chine, Inde) et Israël sont également dans la course, avec plus de 500 millions de dollars investis dans chacune des régions. 

Attractive aux yeux des investisseurs, priorité stratégique pour nombre de constructeurs automobiles, la voiture autonome n'en est pourtant qu'à ses prémices, si l'on en croit l'analyse du cabinet de conseil. Celui-ci a en effet construit une matrice présentant 5 stades d'autonomie des véhicules, des premiers modules de conduite assistée (niveau 1) aux véhicules 100% autonomes (niveau 5).

A l'heure actuelle, l'industrie automobile se situe entre la «conduite assistée» (niveau 1) et l'«automatisation partielle» (niveau 2). Concrètement, cela signifie que le conducteur doit continuellement suivre les décisions prises par le système.  

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Un marché très attractif

A l'origine des innovations dans le secteur, on retrouve bien entendu des constructeurs automobiles, tels que Ford et Toyota, et leurs fournisseurs comme Valeo ou Continental. Des entreprises de la Tech, à l'image de Google, Uber et Tesla, s'intéressent également au marché de la voiture autonome, entrant en concurrence frontale avec les acteurs historiques.

Et ces nouveaux acteurs ne lésinent pas sur les moyens pour se faire une place sur le marché. Entre 2013 et 2014, Telsa a ainsi plus que doublé ses investissements en R&D, pour atteindre les 465 millions d'euros en 2014. Au premier semestre 2015, Uber a quant à lui investi près de 95 millions de dollars, contre 66 millions de dollars sur l'ensemble de l'année 2014. 

Autre preuve de l'attractivité du marché, l'accélération du nombre d'entreprises qui se sont créées dans le secteur depuis 2010. Ce sont en effet 8 entreprises qui ont été lancées dans le domaine en 2011, 20 en 2013 et 2014, et 25 en 2015 selon la société de conseil. 

Vers un développement progressif du 100% autonome

Bien que le secteur suscite un fort engouement, y compris de la part des médias qui s'intéressent de près aux innovations en matière de transport, c'est en atteignant les niveaux 4 et 5 de l'automatisation des véhicules que le maximum de valeur sera créée pour les utilisateurs, soulignent les auteurs de l'étude.

Nouveaux concepts de mobilité, nouvelles exigences en termes d'infrastructures urbaines: autant d'effets attendus des véhicules 100% autonomes. Un scénario qui ne deviendra réalité qu'à partir de 2035, où plus du quart (28%) des véhicules vendus devraient atteindre le niveau 4 de l'autonomie. 

 

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Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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