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[CES 2019] Le salon de l’électronique grand public de Las Vegas, un engouement français

Avec l'AFP

Des start-up venues en masse, un soutien important des pouvoirs publics: la participation française au salon de l’électronique grand public de Las Vegas (CES) illustre les forces et les faiblesses de la « tech » française. Avec au moins 360 start-up présentes selon un décompte d’Olivier Ezratty, un consultant spécialiste du CES, la cohorte française sera probablement une fois de plus la troisième en nombre derrière celle des Etats-Unis et de la Chine.

Pour beaucoup, cette abondance de jeunes pousses témoigne d’une vraie réussite française en matière d’innovation, alimentée notamment par une politique publique favorable que les entrepreneurs eux-même reconnaissent.

« Au CES, on s’est bien rendu compte qu’en France on était des privilégiés financièrement parlant », explique à l’AFP Annick Le Bihan, la dirigeante de la start-up brestoise Asamgo qui était présente à Las Vegas en 2018 pour présenter un flotteur connecté qui analyse l’eau des piscines.

« Nos voisins suisses du CES ont eu beaucoup plus de difficultés pour se faire aider par leur pays », raconte-t-elle, en rappelant les financements apportés à sa start-up par Bpifrance, la filiale de la Caisse des dépôts, ou les différentes régions.

Mais le nombre important de start-up ne masque pas le faible nombre de PME ou d’entreprises de taille intermédiaires (ETI) françaises au salon.

Un nombre de start-up « disproportionné »

La France « a toujours ce trou démographique » entre les jeunes pousses et les géants industriels de taille mondiale type Valeo, Faurecia, Legrand, explique à l’AFP Olivier Ezratty, qui réalise chaque année un monumental rapport sur l’événement.

Le nombre flatteur de start-up présentes au CES est « disproportionné » au regard du poids réel de la France dans l’industrie numérique mondiale, plus faible, ajoute-t-il.

« En France, on a tendance à dire que plus on plante de graines – les start-up – plus on aura d’arbres – les PME, ETI, licornes (entreprises de la tech non cotées valant plus d’un milliard de dollars) -, mais c’est faux », regrette Pierre Cesarini, patron du groupe informatique Claranova (160 millions d’euros de chiffre d’affaires) et vieux routier du CES. Apple-converted-space »>    « A Claranova, nous pourrions tripler de taille en quelques années, plutôt que de doubler de taille, si nous avions les financements », estime-t-il. « L’industrie fait peur aux investisseurs« 

« C’est vrai qu’il n’y a pas encore eu de grand succès de boîte française qui aurait été à Las Vegas et qui aurait explosé », reconnait-il.

La rédaction

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Un commentaire

  1. « Business France a sélectionné de son côté 26 start-up »
    Sur ces 26 start-up seules 4 méritaient d’être présentes au CES 2019 ! On ne devrait y envoyer que les entreprises pouvant potentiellement devenir des scale-up… La France privilégie la quantité sur la qualité et ce n’est pas bon pour l’image de la French Tech.

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