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[CONFIDENTIEL] Snapchat Spectacles, Cryptominute, Silicon Valley, Simplon.co…

#Fail: les lunettes connectées de Snapchat ne font plus le «Spectacles»

Un an plus tard, c’est officiel : les lunettes connectées de Snapchat, baptisées «Spectacles», sont un échec retentissant. Lancées en grande pompe il y a un an par Snap, la maison-mère de l’application de messagerie éphémère Snapchat, elles n’ont en effet pas eu le succès escompté par Evan Spiegel. Le patron de Snap a ainsi révélé début octobre que son entreprise avait seulement vendu… 150 000 paires de lunettes «Spectacles» – soit  à peine 0,08% des utilisateurs de Snapchat !

Il faut dire que Snap avait mis en place une commercialisation plutôt étonnante de son nouveau produit. Et pour cause, ces lunettes connectées ont d’abord été vendues à partir de novembre 2016 uniquement dans des boutiques éphémères, des «Snapbots», qui certes ont créé de longues files d’attentes mais n’étaient pas l’idéal pour proposer le produit au plus grand nombre. Ce n’est qu’à partir de février que les «Spectacles» ont été commercialisées sur Internet aux États-Unis. Cependant, il était déjà trop tard, d’autant plus que Snap a raté le coche pour les fêtes de fin d’année. Quant aux Européens, ils ont même dû attendre juin dernier pour que les lunettes arrivent jusqu’à eux au prix de 149,90 euros… contre 130 dollars aux États-Unis.

L’échec des «Spectacles» ne se limite pas seulement à cette commercialisation hasardeuse. Ses utilisateurs ne semblent guère l’apprécier. Selon les données internes de Snap, rapportées par Business Insider, moins de 50% des acheteurs continuent à utiliser les lunettes un mois après l’achat. Cela s’explique notamment par une portabilité très limitée des vidéos réalisées avec les «Spectacles». En effet, ces dernières sont tournés au format circulaire. Hors, lors de leur exportation, ces vidéos circulaires sont insérées dans un carré blanc dans une orientation verrouillée. Pour l’esthétisme, on repassera. De plus, les lunettes ne se connectent pas à la pellicule de votre smartphone, mais uniquement à Snapchat, ce qui complique la tâche de l’utilisateur pour exporter ses vidéos. De plus, les «Spectacles» permettent seulement de tourner des vidéos, pas de prendre des photos. Snap cherchait un relais de croissance, c’est raté. Flash de fin.

#Cryptominute: qui est le mystérieux M. Satoshi Nakamoto, inventeur présumé du bitcoin ?

Depuis 9 ans, la question brûle les lèvres de tous ceux qui s’intéressent à la tech en général, et  aux cryptomonnaies en particulier : qui se cache derrière le pseudonyme de Satoshi Nakamoto ? Est-ce une personne ou un groupe de personnes ? Et surtout, quels impacts auraient sur le marché la révélation de son identité ? C’est le sujet de ce reportage de CNBC.

En 2008, Satoshi publiait un white-paper de 9 pages posant les bases d’un « Peer Electronic Cash System », qui deviendrait à terme la blockchain et le bitcoin. Cette idée est mise en test en 2009, et Satoshi est alors très actif dans son développement : il participe à des forums, il écrit des emails, il travaille avec d’autres développeurs…

En 2011 pourtant, Satoshi disparaît soudainement de la circulation. Il ne part cependant pas les mains vides : dans ses poches, un million de bitcoins. Aujourd’hui, ces derniers valent plus de 6 milliards de dollars (car le bitcoin vient de dépasser un nouveau record aujourd’hui même, à 6 300 dollars) !!

Une bonne raison pour Satoshi de se faire discret : en 2014 déjà, un américain de 64 ans, du nom de Dorian Nakamoto, avait été faussement identifié par Newsweek comme le créateur de la cryptomonnaie, ce qui lui causa par la suite quelques problèmes dans sa vie de tous les jours – désagrément pour lesquels la communauté bitcoin le dédommagera en bitcoin… Satoshi Nakamoto est d’ailleurs sorti de son silence en 2014 pour nier cette information sur le forum de la p2pfoundation.

Il faut aussi noter que le bitcoin, comme l’or, est une ressource finie : il y en a en tout et pour tout 21 millions en circulation. La part possédée par le(s) seul(s) Satoshi représente donc 5% du total, et les échanger suffirait évidemment largement à retourner le marché…

Bitcoin’s origin story remains shrouded in mystery. Here’s why it matters from CNBC.

#Memories: les archives de HP sont parties en fumée

Santa Rosa, ville à 90km de San Francisco, a été ravagée au début du mois d’octobre par un violent feu. Les victimes se comptent par centaines et l’incendie a fait disparaitre un pan d’histoire de la Silicon Valley.

Dave Packard and Bill Hewlett. Crédit : HP Company

En 1938 dans un garage, William Hewlett et David Packard ont commencé à confectionner des oscillateurs audio pour tester les haut-parleurs, avec seulement 538 dollars en espèce… Il sera à présent difficile de raconter la suite dans les moindres détails. En effet, les débuts de HP (anciennement Hewlett-Packard Company) sont partis en fumée à Santa Rosa. Les documents étaient stockés depuis 2014 chez Keysight Technologies, une société de mesure électronique.

Ces archives étaient évaluées à 2 milliards de dollars. Il existe bien une copie en ligne de plusieurs de ces documents mais le professeur Geoffrey Jones de la Harvard Business School estime que ces pertes peuvent nous porter préjudice dans les années à venir. Plusieurs théories et hypothèses avaient été formulées via les données de la société présentes dans ces documents. Le professeur avoue avoir peur que «la diffusion de théories influentes soient basées sur des incompréhensions des travaux antérieurs».

Hewlett-Packard historical archives destroyed in Santa Rosa fires

#Diversitech: Simplon, l’école de code sociale et solidaire, a dépassé la barre des 100 salariés

Simplon, l’école gratuite de code informatique, créée par Frédéric Bardeau, Andrei Vladescu-Olt et Erwan Kezzar, a ouvert récemment sa 35ème antenne à Saint-Maur des Fossés, en banlieue parisienne. En quatre ans, Simplon a déjà formé 1 350 développeurs à un diplôme reconnu par l’Etat, pendant un cursus d’une durée de six mois, avec un taux d’insertion de 80% dans les six mois.

Entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS), Simplon cible prioritairement des profils éloignés de l’emploi (jeunes de moins de 25 ans, peu ou pas diplômées, issues des quartiers populaires et des milieux ruraux, demandeurs d’emplois de longue durée, seniors, personnes en situation de handicap, personnes réfugiées), avec un objectif de parité hommes-femmes. Son modèle de financement est hybride et repose sur les partenariats avec les entreprises, les subventions publiques, le mécénat, des aides diverses…

Simplon, c’est aussi une équipe avec un recrutement qui s’accélère, passant de 6 salariés il y a 3 ans à plus de 100 aujourd’hui, et un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, selon le Figaro Etudiant.

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