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DoctiPharma, une concurrence sérieuse pour 1001Pharmacies

La startup qui a levé 2 millions d’euros en début de mois voit arriver un mastodonte sur son terrain. 
Vu l’appétence des Français en matière de médicaments, il fallait s’attendre à ce que l’offre de la vente en ligne de médicaments s’étoffe davantage.
Nous y sommes, donc. Hier, le site à fort trafic Doctissimo, pionnier du forum de discussion sur les sujets santé, a annoncé la création de DoctiPharma, un site de vente de médicaments en ligne, disponibles sans ordonnance médicale. Preuve que le marché est en cours de structuration, avec un acteur comme 1001Pharmacies, la startup montpelliéraine qui a levé 2 millions en début de mois auprès de la Bpi, de la région et de quelques serial entrepreneurs.

Comme DoctiPharma, 1001Pharmacies s’est lancé sur le créneau de la vente en ligne de médicaments. Elle a signé avec 250 partenaires pour proposer une plateforme qui gère les commandes, moyennant un abonnement des officines et parapharmacies à 49 euros par mois, et une commission prélevée de 12% sur les ventes réalisées. La startup emmenée par Sabine Safi et Cédric O’Neill emploie aujourd’hui 15 salariés, et revendique un volume de ventes d’un million d’euros. Elle vise 15 millions d’euros en 2015.

« Il s’agit en effet d’une concurrence très sérieuse de part l’audience de Doctissimo. Nous les avons rencontré sur Paris. La majorité de leur équipe est disséminée dans les différents services de Lagardère donc nous allons jouer sur la réactivité pour être plus fort qu’eux.
 Ils se placent actuellement exactement sur le même modèle que celui de 1001Pharmacies et ils sont d’ailleurs comme nous dans l’attente des autorisations pour la vente de médicaments sans ordonnance (…)
Nous sommes fiers que ce type d’acteur se positionne sur le même modèle que le notre, car cela valide sa pertinence, et surtout le marché.  Ils ont, de plus, recruté leur premières pharmacies chez nous, car ces pharmacies vendaient déjà sur 1001Pharmacies. » précise Cédric O’Neill de 1001Pharmacies.

De son côté le géant Doctissimo, propriété de Lagardère, devra aussi identifier ses partenaires, et vite, alors que certains commentaires acerbes commencent à fuser sur Twitter sur la « dérive » qu’engendre le mélange de deux genres : le contenu santé, y compris les forums libres, et la vente de médicaments en vertical.

« Cela [L’arrivée de DoctiPharma nldr] risque de nous aider à ne plus être seul à faire pression sur le gouvernement pour plus de souplesse ».

Les choses ne sont en effet pas encore acquises, ni pour l’un ni pour l’autre : La France semble encore très réticente sur le marché de la vente en ligne de médicaments.  La loi de 2012 autorise les ventes de médicaments délivrés sans ordonnance uniquement par des pharmaciens sous licence .

Mais pour 1001pharmacies, le marché de la parapharmacie et de la vente de produits sans ordonnance est, selon eux, estimé à 1 milliard d’euros, soit 10 % du marché total…La startup  veut donc aller chercher sa croissance ailleurs, et s’intéresse au Royaume-Uni, à l’Europe du Sud, à la Belgique, à  l’Europe de l’Est et à la Scandinavie, là où le marché est plus mûre selon les deux jeunes montpelliérains.

scooter
Loin de trop valoriser sa concurrence, la startup de Montpellier rebondit encore : « Nous avons maintenant une longueur d’avance sur Doctipharma et nous comptons bien la garder en lançant de nouveaux services.Nous lançons aujourd’hui la livraison de médicaments sur ordonnance par scooter en moins de 4h00″.
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Marion Moreau

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