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E-santé: les patients sont prêts à sauter le pas

Les patients d'aujourd'hui sont de mieux en mieux informés concernant leur dossier médical partagé (DMP). Ils sont en effet 65% à estimer connaître la nature des informations accessibles par ce biais-là en 2016, ils n'étaient que 39% en 2014, selon l'étude Accenture 2016 Consumer Survey on Patient Engagement qui a interrogé plus de 7 000 «consommateurs» dans sept pays. 

Le DMP est deux fois plus utilisé aux États-Unis, et par les seniors

D'après l'étude, les patients qui se connectent à leur dossier médical en ligne le font avant tout pour se tenir informés (à 41%). Mais ils ne sont que 6% à utiliser cet outil pour prendre des décisions concernant leur santé. Ils sont 41% à estimer qu'il est utile d’avoir accès à leurs résultats d’analyse en ligne, et 24% d’avoir accès aux ordonnances de leur médecin.

Aux États-Unis, 46% des patients américains ayant un DMP s’y sont connectés en 2016, c'est près de deux fois plus qu’en 2014 (où ils n’étaient que 27% à s’y être connectés). Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce sont les 65-74 ans qui ont le plus utilisé leur DMP (38%, contre 22% des 18-34 ans).

49% des patients pensent avoir accès à l'intégralité de leur dossier

Autre constat de l'étude, si 92% des patients aimeraient avoir accès à l’intégralité de leur dossier médical en ligne, les médecins ne sont que 18% à partager cet avis. Il est intéressant de noter que 49% des patients pensent avoir accès à l’intégralité de leur dossier en ligne.

Parmi les patients qui souhaitent avoir accès à leur dossier dans sa totalité, ils sont 86% à souhaiter pouvoir y ajouter eux-mêmes des informations de nature démographique, 89% à souhaiter l’enrichir de l’historique médical de leur famille.

Deux-tiers des répondants estiment que leur dossier devrait être accessible à leur médecin traitant. Ils ne sont qu’un tiers à vouloir que leur dossier soit partagé avec les services d’urgences médicales qu’ils visitent.

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Deux fois plus d'utilisateurs de wearables de santé

Interrogés sur la question, 33% des répondants déclarent utiliser une application de santé en 2016, soit deux fois plus qu’en 2014. De la même manière, deux fois plus de répondants déclarent utiliser des objets connectés de santé (21% en 206, contre 9% en 2014). Les médecins estiment à 85% que ces wearables ont un impact positif sur la manière dont les patients s’occupent de leur santé.

Parmi les applications de santé les plus populaires, on retrouve les applications de fitness (59%), les applications de nutrition/de régime (52%), et celles permettant de décrypter des symptômes (36%).

Un tiers des patients préfèrent les rendez-vous médicaux à distance

Concernant le partage des données collectées, 90% des patients sont prêts à les partager avec leur médecin.

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Conséquence de cela, 62% des médecins estiment que les rendez-vous virtuels, rendus possibles par ce partage de données, permettent de diminuer les coûts, et 80% soulignent leur aspect pratique. 29% des patients (près du tiers) déclarent préférer les rendez-vous à distance.

** Méthodologie: Accenture a interrogé 7 840 consommateurs âgés de plus de 18 ans. Réalisée en ligne entre le mois de novembre 2015 et janvier 2016, l’étude couvre sept pays différents: l’Australie (1 013 répondants), le Brésil (1 006 répondants), l’Angleterre (1 009 répondants), la Norvège (800 répondants), l’Arabie Saoudite (852 répondants) et les Etats-Unis (2 225 répondants).

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Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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