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Entretien avec la directrice de l’EEMI, l’Ecole Européenne des Métiers de l’Internet

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Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon et Xavier Niel viennent de présenter l’EEMI, l’Ecole Européenne des métiers de l’Internet, à l’endroit même où elle ouvrira ses portes en septembre: le Palais Brongniart à Paris. L’occasion d’une véritable cohue de journalistes et de caméras d’autant que les trois entrepreneurs-stars du web étaient accompagnés d’Eric Besson, le ministre en charge de l’Economie Numérique.

Stéphanie de Kerdrel, la directrice de l’EEMI, a dévoilé le type de cursus qui sera proposé aux 200 élèves attendus à la rentrée. La première année d’enseignement sera placée sous le signe d’un tronc commun de formation, aussi bien en culture générale (français, anglais, enseignement artistique et connaissance du monde contemporain) à raison de 10 H par semaine qu’en cours techniques (connaissance de l’entreprise, du marché, e-marketing, droit, méthodologie de projets, e-marketing, web design, écriture en ligne…) pendant 20 H par semaine.

Les années 2 et 3 seront marquées par un cursus « Ecole et entreprise » avec des spécialisations. Une quarantaine de métiers a été sélectionnée en fonction des demandes du marché et cette liste évoluera chaque année en fonction des nécessités. Les élèves auront de longues périodes de stages tuteurés en entreprise tout au long de leur cursus. Ce  sera donc une formation très volontairement positionnée à une durée de 3 ans par les créateurs de l’EEMI pour combler un vide actuel en matière de profils intermédiaires. La reconnaissance officielle du diplôme délivré ne pourra se faire, comme pour toute nouvelle école, qu’au bout de trois promotions c’est à dire au mieux d’ici à 5 ans.

Les futurs élèves seront sélectionnés à partir de tout type de Bac par un test d’admission qualifié de « peu académique » puis en entretien de motivation. Une quinzaine d’entre eux pourra bénéficier d’une bourse d’études, les 6500 € de frais de scolarité par an n’étant pas à la portée de tous. L’EEMI fonctionnera à 100 % en fonds privés, en l’occurrence ceux de ses 3 créateurs qui investissent chacun un ticket de départ d’environ 500 000 €  et se disent prêts à mettre plus d’argent sur la table si nécessaire. Xavier Niel insiste sur l’espoir de susciter la création d’autres écoles « concurrentes » tandis que Marc Simoncini évoque le souhait d’ouvrir des petites soeurs à l’EEMI en France et notamment une première à Marseille. Il précise que le mot « européen » permet de marquer une ambition de départ mais modère l’objectif à court terme: « d’abord s’occuper du marché français ! ».

Entretien avec la directrice de l’EEMI: Stéphanie de Kerdrel.


4 commentaires

  1. C’est dommage de voir encore des phrases comme celle-ci dans un article de présentation de l’EEMI :
    « Ce sera donc une formation très volontairement positionnée à une durée de 3 ans par les créateurs de l’EEMI pour combler un vide actuel en matière de profils intermédiaires. »

    Il n’y a actuellement aucun « vide », Hétic forme depuis 10 ans des profils intermédiaires, polyvalents et pluricompétents et contrairement à l’EEMI, Hétic n’oblige pas une spécialisation.

  2. Pour rejoindre Alexandre, je viens de finir une formation en 5 ans à l’Institut Internet et Multimédia qui se trouve au Pôle Universitaire Léonard de Vinci à la Défense. Cela fait 15 ans que cette école enseigne les métiers du multimédia et du web.
    A mi-chemin entre la technique pure, le management et le marketing.

    http://www.iim.fr

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