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En plein Brexit, Facebook ouvre de nouveaux bureaux à Londres et renforce ses effectifs

Bonne nouvelle pour la Grande-Bretagne. Alors que nos voisins d’outre-Manche se préparent à quitter l’Union européenne le 29 mars 2019, le Royaume-Uni reste malgré tout le territoire de prédilection de Facebook en Europe. En effet, la firme américaine a ouvert ce lundi matin de nouveaux bureaux à Londres pour faire de la capitale britannique son plus important centre d’ingénierie en dehors des États-Unis.

Le nouveau site, situé dans le centre de Londres à proximité d’Oxford Street, accueillera des ingénieurs, des développeurs, ainsi que des équipes marketing et commerciales. Conçu par l’architecte Frank Gehry (Guggenheim à Bilbao, Maison dansante à Prague, Fondation Louis-Vuitton à Paris…), le bâtiment est étalé sur sept étages et 23 000 mètres carrés. Il abritera notamment un incubateur interne de start-up, baptisé «LDN_LAB».

2 300 employés au Royaume-Uni d’ici fin 2018

Preuve supplémentaire de sa confiance au Royaume-Uni, Facebook a également annoncé la création de 800 emplois à Londres pour agrandir son siège social sur le territoire britannique. Les nouveaux collaborateurs seront principalement affectés à des postes d’ingénierie. Prévue pour 2018, cette phase de recrutement portera à 2 300 employés les effectifs de Facebook en Grande-Bretagne d’ici la fin de l’année prochaine. «L’écosystème entrepreneurial dynamique du Royaume-Uni et sa réputation internationale d’excellence en ingénierie en font l’un des meilleurs endroits au monde pour bâtir une entreprise de technologie», a expliqué Nicola Mendelsohn, vice-présidente de Facebook pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) pour justifier la stratégie du réseau social au Royaume-Uni.

Les ambitions de Facebook outre-Manche sont une bouffée d’oxygène pour le gouvernement britannique qui s’est d’ores et déjà mis en ordre de bataille pour éviter la fuite des talents et des géants du numérique présents sur son territoire. En novembre, le Royaume-Uni a ainsi dévoilé un plan de 80 millions de dollars pour retenir les entrepreneurs. De plus, le gouvernement britannique a annoncé le doublement du nombre de visas délivrés aux travailleurs hautement qualifiés. Le plafond de ces visas spéciaux est désormais fixé à 2 000, contre 1 000 auparavant. En parallèle, Facebook, Snap et Google prévoient d’augmenter leurs effectifs au Royaume-Uni. L’an passé, la filiale d’Alphabet a même annoncé la construction de nouveaux bureaux à Londres qui accueilleront plus de 7 000 employés. De quoi permettre au Royaume-Uni d’aborder un peu plus sereinement le Brexit.

Un commentaire

  1. Les banques suivent le chemin inverse pourtant. A voir ce que donnera ce brexit.

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