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FinTech : un fonds russe de 100 millions de dollars

La société de capital-risque russe Life.SREDA veut lever 100 millions de dollars (à peu près 78,1 millions d’euros) pour son second fonds d’investissement qui ciblera les entreprises spécialisées dans les FinTechs, c’est à dire qui se trouvent au croisement des innovations technologiques et de la finance. Pour parvenir à collecter cette somme, elle affirme être actuellement en négociation avec de grandes banques mais se penche également du côté des opérateurs télécoms, qu’elle considère comme un levier possible pour la transformation digitale des banques.

Parier sur les opérateurs télécoms

« Nous sommes intéressés par les opérateurs de télécommunications: ils possèdent de grandes bases de données d’utilisateurs actifs de smartphones et de tablettes. Le développement de services financiers mobiles est l’une des solutions les plus évidentes pour eux d’augmenter leurs revenus à partir de la base de données existante » explique Vladislav Solodkiy, managing rartner chez Life.SREDA.

Les tickets devraient être compris entre 5 et 10 millions de dollars, ce qui signifie que le fonds se penchera essentiellement sur des start-ups plutôt matures. Géographiquement, il se focalisera sur les entreprises américaines et européennes, même si 10% des montants devraient être alloués à des sociétés russes.

Le premier fonds de Life.SREDA avait investi dans Simple, une application bancaire américaine simplifiée fondée en 2009. Elle avait été rachetée 117 millions de dollars par la banque espagnole BBVA en février. Il avait également participé au capital de la start-up ukrainienne Settle l’été dernier. Au total, 40 millions de dollars auraient été investis selon les chiffres de Life.SREDA. Figurent aussi dans son portfolio Instabank, un système de transfert d’argent, ou encore LifePay dont le concept se rapproche de celui de Square.

Les FinTech en pleine expansion

« En lançant Life.SREDA II, nous visons les grandes banques qui veulent se transformer pour faire face aux plus innovantes places de marché technologiques. Il est plus rentable pour elles d’acquérir une start-up de FinTech entièrement prête plutôt que de créer des innovations par eux-mêmes » estime Vladislav Solodkiy.

Le secteur des FinTech est en pleine expansion, selon une étude d’Accenture, les investissements y sont passés de 928 millions de dollars en 2008, à 2,97 milliards de dollars en 2013, soit plus du triple en cinq ans. Selon le cabinet, ils devraient atteindre les 8 milliards de dollars d’ici à 2018.

Parmi les dernières grandes opérations du milieu, Credit Karma, une société américaine qui permet à ses utilisateurs de connaître gratuitement leur « credit score » – une notation de trois lettres censée refléter la capacité d’une personne à rembourser un emprunt, et donc sa probabilité à en obtenir un nouveau – avait levé 75 millions de dollars. Lending Club, une plate-forme de prêts entre particuliers fondée par le Français Renaud Laplanche, espère quant à elle lever 500 millions de dollars lors de son introduction en Bourse.

londresPour en savoir plus sur les FinTechs, lire notre article:

Les « FinTech » : ces start-ups qui veulent bousculer les banques

 

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Olivier Harmant

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