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Food delivery: forte baisse des investissements au premier trimestre 2016

Simple ralentissement ou véritable refroidissement chez les investisseurs ? Après avoir été marqué par de multiples levées de fonds records, le secteur de la livraison de repas a enregistré une forte baisse des capitaux levés au cours du premier trimestre 2016. Certes, à 609 millions de dollars levés lors des trois premiers mois de l'année, dans le cadre de 23 opérations, selon les données recueillies par CB Insights, le niveau reste élevé. Mais il est nettement plus faible que les 1,98 milliard d'euros enregistrés lors du trimestre précédent, ou les 1,41 milliard de dollars au premier trimestre 2015. Sur un an, cela représente une baisse de 57%.

Tour de table moyen stable

Plusieurs entreprises ont même rencontré des difficultés. Aux Etats-Unis, la start-up californienne SpoonRocket, qui s'était lancée en 2013 sur ce marché, a ainsi fermé en mars. Pourtant, les levées de fonds records se sont multipliées dans le food delivery ces dernières années. Ainsi, alors qu'en 2012 « seuls » 254 millions de dollars avait été levés dans le secteur, le chiffre n'a cessé de croitre jusqu'en 2015 où un record de 5,4 milliards a été atteint.

En dépit de cette récente baisse, les montants moyens levés lors de chaque opération restent assez stables depuis le début de l'année par rapport à 2015, avec des deals moyens de l'ordre de 23,5 millions de dollars. D'ailleurs, certains acteurs sont parvenus réalisé des «mega-tours de table», comme la start-up américaine DoorDash qui a bouclé un tour de table de 127 millions de dollars le même mois, auprès de plusieurs investisseurs de renom parmi lesquels le Y Combinator Continuity Fund, Kleiner Perkins Caufield & Byers et Khosla Ventures.

Une concurrence intensifiée

La concurrence s'est néanmoins intensifiée, notamment avec des acteurs d'une tout autre taille. Face au succès de certaines start-up, Uber a par exemple décidé de ne pas rester les bras croisés avec le lancement d'UberEATS dans davantage de villes. En plus de son réseau de chauffeurs, la firme californienne, dont la valorisation est estimée à plus de 60 milliards de dollars, dispose de moyens financiers colossaux grâce à ses multiples levées de fonds.

De son côté, Amazon s'est également lancé dans la bataille outre-Atlantique. Il y a quelques jours, le mastodonte de l'e-commerce annonçait que les membres de son offre « Prime » – qui inclut de nombreux autres services en échange d'un abonnement – pouvaient se faire livrer, dans un délai d'une heure ou moins, des repas issus de plus de 350 restaurants localisés dans Manhattan.

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Olivier Harmant

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