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[FW Radar] Uprigs, le site des emplois sans diplôme

Pascal Fourtoy découvre Anaïs Rolland pour la première fois lors d’un recrutement, qui cherchait son stage de fin d’études en développement web. Il gérait un service informatique et développement pour un groupement pharmaceutique. Suite à un licenciement économique, ils ont lancé une première entreprise ensemble, Uprigs est la deuxième.

Uprigs, le site d’emploi qui permet de postuler sans diplôme.

Plus de détails avec Pascal Fourtoy, co-fondateur de Uprigs:

FrenchWeb: À quel besoin répond votre service?

Nos services répondent à une problématique simple : les recruteurs et les chercheurs d’emploi ne parlent pas la même langue.

Spécifiquement sur les métiers qui ne nécessitent pas de diplôme (du manutentionnaire à l’aide maraîcher en passant par le téléconseiller).

Avant Uprigs il n’existait pas réellement de « LinkedIn ou l’Apec de la personne qui a juste besoin d’un travail pour manger ». Avec notre punchline “Brûle ton CV j’ai un job pour toi”, nous attaquons la problématique du chômage de masse de front.

Quelle est votre proposition de valeur?

Pour les entreprises qui recrutent sur les postes qui ne nécessitent pas de diplôme, nous trouvons des profils rapidement, tout en fournissant de la data introuvable sur les CV (pénibilités acceptées, type de contrat recherché, environnement de travail souhaité etc.). L’entreprise gagne du temps sur son sourcing, son pré-recrutement et son recrutement.

Nous sommes tous dans la meute (l’équipe) un jour passés par des métiers accessibles sans diplôme, pour remplir le frigo. On a donc une approche différente des sociétés RH traditionnelles. On ne demande ni le genre, ni l’âge, ni la photo, ni le nom aux personnes qui s’inscrivent. Nous nous inscrivons dans une démarche militante, nous luttons contre l’inégalité d’accès à l’emploi, et plus largement contre les discriminations.

Qui sont les utilisateurs de vos solutions?

Il y a les chercheurs d’emplois lassés des canaux classiques, qui recherchent une solution alternative et efficiente pour (re)trouver du travail rapidement.

Puis il y a les entreprises, deux grandes typologies :

  1. L’entreprise qui peine à trouver des profils pour ses postes sans qualification (de l’agence intérimaire à l’industriel en passant par la restauration commerciale).
  2. L’entreprise qui souhaite réduire ses coûts de recrutement en optimisant ses processus.

Quel est votre plan de développement?

Continuer les itérations sur notre nouveau produit (Victoria by Uprigs) lancé le 12 mars, grâce aux feedbacks de nos clients.

Nous avons pour projet de doubler la taille de la meute (sales & tech) d’ici la fin de l’année, pour accompagner la commercialisation et accroître notre présence dans les territoires où les enjeux du chômage sont importants.

Non pas cette année, même si nous avons en tête cette possibilité. Malheureusement le problème du chômage de masse ne se limite pas à la France.

Quels sont vos enjeux?

Au niveau marché, nous continuons de nouer des partenariats avec de belles entreprises présentes au national et à l’international.

Nous attaquons aussi progressivement le milieu de la formation, il y a une forte demande sur cet axe là.

Niveau business, la meute a réalisé un travail exceptionnel en pré-vente de notre nouveau produit, maintenant il faut transformer l’essai et être capable de générer et pérenniser une croissance importante.

Financièrement, nous étudions la possibilité d’une nouvelle levée de fonds, mais pas avant d’avoir atteint la rentabilité. C’est une stratégie peu ordinaire, mais nous souhaitons nous concentrer sur nos utilisateurs plutôt que sur une levée chronophage.

Sur le plan RH, il y a la formalisation de notre culture qui est en cours, c’est important pour notre meute. Le but étant de supporter convenablement la multiplication de nos effectifs et d’attirer les bonnes personnes.

Qui sont vos concurrents?

Nos concurrents sont les plateformes généralistes d’emploi, agrégateurs ou non. De très belles entreprises comme RégionJobs, CornerJob ou encore Leboncoin, ou le titan Indeed. Puis il y a l’Etat avec Pôle-Emploi et sa startup Maintenant.

Notre différence, au-delà de notre algorithme de matching entre candidats et recruteurs, c’est notre expertise. Nous sommes spécialiste des métiers sans diplôme.

Qui est l’entrepreneur qui vous inspire? Pourquoi?

Sans hésitation, Pierre Voillet, d’Oceanet Technology. On a la chance de l’avoir comme investisseur chez nous depuis l’an dernier. Depuis notre premier échange avec mon associée Anaïs Rolland, il a toujours été humble, pertinent et efficient. Il arrive avec une facilité déconcertante à fédérer ses équipes avec une approche humaine que je n’ai clairement pas, tout en ayant une vision solide sur l’avenir technologique

Les 5 applications qui vous sont indispensables et pourquoi :

Dashlane, parce que j’ai mieux à faire que de taper/retenir des passwords.

Analytics, parce que je mange de la data dès le réveil.

LinkedIn, parce que c’est plus pratique que les e-mails.

Slack, parce qu’en interne, c’est plus pratique que les e-mails.

Google Agenda, parce que je n’ai aucune notion du temps.

Les 5 événements tech auxquels il faut absolument participer et pourquoi :

Le Web2Day à Nantes, un event qui prend de l’ampleur chaque année depuis dix ans, parce que l’équipe organisatrice est impressionnante et que l’état d’esprit est extra. (Regardez la conf’ de mon pote Ludovic Simon : Comment faire semblant d’être une startup pendant 10 ans ?).

Les “startup week-end”, partout dans le monde c’est une véritable institution. Allez-y, parce que vous apprendrez vite, sur les startups et sur vous-mêmes.

Le startup banlieue, une variante du startup week-end, parce qu’il est important que tous comprennent que l’entrepreneuriat n’est pas réservé à Jean-Michel, cadre bobo sortant d’HEC.

Les Human Talk, ce sont des events peu connus par le grand public. Et pourquoi y aller ? Parce que vous ne rencontrerez que des passionnés passionnants.

Les MashUp, parce que des gens formidables et bénévoles (comme Maxime Pauvert du MashUp Nantes) permettent à des néo-entrepreneurs de faire leurs preuves sur scène.

Une start-up à nous faire découvrir ?

Fiitli, le ticket-restaurant du sport. Une équipe fondatrice très smart et un concept extrêmement bien exécuté.

Les données clés:

  • Fondateurs : Anaïs Rolland, Pascal Fourtoy
  • Date de création : 2016
  • Levée de fonds : Environ 300 000€, uniquement des investisseurs privés de la région Nantaise.
  • Siège : Nantes

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