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La start-up du jour : Jarvis, une solution SaaS de gestion sécurisée des cabinets d’avocats

  • L’entreprise de demain
Chaque jour, Frenchweb met en avant une jeune entreprise en croissance pour découvrir sa stratégie et ses objectifs de développement.

Vous avez fondé une société en croissance?  Faites vous connaître!

Frenchweb vous propose aujourd’hui de découvrir Jarvis Software, une start-up fondée en 2013 à Levallois-Perret qui édite une solution de gestion des cabinets d’avocats. Plus de détails avec Martin Bussy et Alexandre Yeremian, les deux co-fondateurs.

Frenchweb : Comment avez-vous eu l’idée de votre société ?

jarvis-teamMartin Bussy et Alexandre Yeremian : Nous dirigions en 2011 Intégral Micro, une société d’infogérance informatique. Plusieurs de nos clients avocats nous ont alors sollicité pour  leur proposer un outil leur permettant de gérer l’intégralité de leur cabinet (temps, répartition entre associés, factures, etc).

Nous avons alors commencé à travailler sur un logiciel hébergé capable d’apporter toutes les réponses aux besoins des professions libérales dans le monde, à commencer par les avocats. Nous avons officiellement créé la société Jarvis en 2013 afin de développer et commercialiser ce logiciel.

A quel besoin apportez-vous une réponse ?

Les professions intellectuelles et libérales travaillent constamment en réseau et en mobilité. Malheureusement, ils ne disposent pas ou très peu de logiciels hébergés capables d’être performants sur le plan fonctionnel, faciles sur le plan de l’ergonomie et de la navigabilité, et disponibles sur tous les supports (web, donc PC et Mac; Android; iOS). Cette disponibilité permanente, couplée aux avantages du cloud (sauvegarde, sécurité, accessibilité), leur permet de gagner beaucoup en productivité et en gestion de leur temps.

Très simplement, comment gagnez-vous de  l’argent ?

Jarvis est proposé à la location, annuelle ou mensuelle, à partir de 16,90 euros HT par mois. Le modèle économique repose donc sur un volume de licences suffisant pour compenser d’une part les investissements de R&D et marketing consentis et, d’autre part, les frais fixes et salariaux qui permettent de faire vivre le logiciel au quotidien. Commercialisé depuis octobre 2013, Jarvis a été souscrit par 150 utilisateurs à ce jour, dont 30% hors de France (Belgique, Côte-d’Ivoire, Mali…). La version américaine est disponible depuis janvier 2014 à travers une filiale implantée à Houston, au Texas.

Qui sont vos compétiteurs ?

Nos concurrents en France sont les Secib, Kléos ou encore LexisNexis. Mais peu d’entre eux disposent d’une offre « hébergée » et aucun dans les conditions que nous proposons (facilité d’utilisation, accessibilité multi-supports, prix compétitif). Aux Etats-Unis, les acteurs cloud dédiés aux avocats sont plus nombreux et plus importants : Clio, le leader, a réalisé 10 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2013 avec 2 000 licences, sur un marché de 1,3 millions d’avocats. Nous rivalisons avec eux sur le plan technologique et comptons sur nos avantages ergonomiques et économiques pour nous faire une place (leur positionnement prix est 2 à 3 fois plus élevé).

A qui vous compare-t-on par erreur ?

Il nous arrive d’être confondus avec des sociétés proposant des contenus juridiques, de type informations judiciaires ou jurisprudentielles. Nous n’intervenons pas dans le domaine d’expertise métier, mais nous facilitons la gestion du cabinet afin que les avocats se concentrent sur leur métier et leur savoir-faire : le droit.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

La première problématique a été de disposer de financements suffisants pour développer le produit (deux ans et demi de développement à ce jour). Après avoir consenti un gros effort financier de 2011 à 2013 pour structurer notre équipe de développeurs informatiques, nous avons créé la structure autonome Jarvis afin de faire entrer de nouveaux actionnaires à hauteur de 400 000 euros. Nous avons ainsi les moyens de notre développement technologique et marketing jusqu’en 2015.

Désormais, notre problématique est de faire connaitre notre logiciel aux avocats français et américains.

Sur ce marché, quel est votre principal atout ?

Nous disposons d’une technologie basée sur les meilleurs standards actuels, ce qui nous permet fonctionnellement, ergonomiquement et économiquement d’être plus compétitifs que nos concurrents. C’est d’autant plus vrai pour les avocats indépendants ou en petits cabinets qui accèdent à une solution de gestion idéale pour un prix accessible.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

« Si on va aux Jeux Olympiques, il faut viser le podium »; citation de Marc-André Chartrand, l’un de nos actionnaires canadien. Nous pensons que notre logiciel peut être leader dans son domaine, d’abord chez les avocats puis plus largement auprès des professions intellectuelles. A nous d’être performants

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Xavier Niel qui a su révolutionner le marché de l’ADSL puis du mobile en maintenant un prix attractif. Il a également aidé de jeunes informaticiens via des écoles de formation ou des pépinières de start-ups.

Fondateurs : Martin Bussy et Alexandre Yeremian

Investisseurs : Martin Bussy, Alexandre Yeremian et business angels

Date de création : 2013

Nombre de salariés : 8

Chiffres d’affaires : 30 000 euros

Société basée à : Levallois-Perret

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits

Olivier Harmant

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