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L’AMF veut garder un oeil sur les FinTech

Le secteur des FinTech, composé de start-up qui innovent dans le secteur de la finance, attire l'œil de l’Autorité des marchés financiers. Cette dernière vient en effet de créer une division spécialement dédiée à cette activité, elle-même rattachée à la Direction de régulation et des affaires internationales (DRAI). Pour piloter cette nouvelle structure, c'est Franck Guiader, arrivé en 2011 au sein de l'AMF, qui a été nommé.

L'AMF se penchera plus précisément sur les enjeux en matière de compétitivité ainsi que sur les questions que soulèvent l'essor des nouvelles technologies bancaires et financières. » Cette nouvelle division aura pour mission d’analyser les opportunités et les nouvelles formes de risques auquel le régulateur et potentiellement les investisseurs doivent faire face. Impliquée dans les débats européens, elle devra évaluer la nécessité d’adapter la règlementation, ou la doctrine de l’AMF, tout en maintenant un haut niveau de protection pour les investisseurs », indique l'autorité dans un communiqué.

D'autres régulateurs ?

Cette annonce survient alors que le secteur des FinTech attire de nombreux investissements dans le monde. Rien qu'au premier trimestre 2016, les entreprises du secteur ont levé 5,3 milliards de dollars en capital-risque, un chiffre en hausse de 67% par rapport à la même période un an plus tôt, selon une étude d'Accenture. En Europe, les investissements ont même bondi de 120% de 2014 à 2015, toujours selon Accenture. De quoi inquiéter les régulateurs ?

Ce n'est pas la première fois que les institutionnels s'y intéressent. En février, le Conseil de stabilité financière (FSB) annonçait déjà qu'il allait porter une attention particulière à la FinTech : « le FSB évalue les répercussions potentielles sur la stabilité financière des innovations technologiques financières émergentes pour le système financier dans son ensemble (…) », pouvait-on lire dans un courrier de son président à destination des ministres des Finances des économies du G20 et des gouverneurs des banques centrales.  «Le cadre réglementaire doit veiller qu'il est en mesure de gérer les risques systémiques qui pourraient résulter de changements technologiques sans étouffer l'innovation», indiquait également le document.

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Olivier Harmant

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