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Le Français Esker fait ses premiers pas boursiers aux États-Unis

AFP

Le groupe français Esker, spécialiste des solutions de dématérialisation des documents de gestion, va faire ses premiers pas boursiers aux États-Unis en faisant coter ses titres sur le marché de gré à gré OTCQX. « C’est une démarche relativement abordable pour une entreprise de notre taille qui nous permet de nous faire connaître des investisseurs américains », souligne le directeur général de l’entreprise Emmanuel Olivier. Implantée de longue date aux États-Unis, la société lyonnaise y réalise 40% de son activité, ce qui en fait son premier marché, devant la France.

Faire coter dans un premier temps ses titres sur le marché libre américain est une solution « maline », se félicite M. Olivier, interrogé par l’AFP. Aller directement sur le prestigieux Nasdaq constitue en effet « une marche énorme » que les entreprises françaises hésitent à franchir. « Trop coûteux et trop risqué ». Mais le « but ultime » est bien à terme une cotation sur le Nasdaq, explique-t-il. « A un moment donné, dans le développement de l’entreprise, il va falloir se remettre à faire des acquisitions, alors que les cibles de qualité sont peu nombreuses ».

« Si on fait une acquisition significative demandant une augmentation de capital, ce n’est pas à ce moment là qu’il faudra se poser la question de la cotation aux États-Unis. Il faut labourer le terrain avant », note-t-il. « Nous n’avons pas besoin d’argent. Ce n’est pas une problématique de court terme, mais on essaie de raisonner à trois ou cinq ans ».

Un parcours boursier remarquable mais encore loin de son principal concurrent

Esker a connu ces dernières années un parcours boursier remarquable, avec une valorisation atteignant 819 millions d’euros vendredi soir -alors que les ventes de la société atteignent tout juste 104 millions d’euros. Mais elle est quatre fois moins bien valorisée par le marché que son principal concurrent, l’Américain Coupa Software, qui, lui, est coté au Nasdaq. Si ces derniers temps des BioTech françaises sont allées se faire coter aux États-Unis, pour ces mêmes problématiques de valorisation, il faut remonter aux années 1990 pour retrouver une démarche similaire dans le secteur du logiciel, avec les Business Objects, Ilog ou autre Dassault Systèmes.

La cotation sur OTCQX n’entraînera pas l’émission de titres nouveaux. Cette place de marché « est juste un intermédiaire avec Euronext »: « tout le flux de transactions va revenir à Paris en augmentant la liquidité du titre Esker sur son marché principal », a relevé le dirigeant. L’opération aura aussi pour avantage de permettre aux 200 salariés d’Esker aux États-Unis de souscrire des actions de leur entreprise.

La rédaction

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