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[Lex Google] Le Geste exige, lui aussi, une participation financière de Google

Le débat autour de l’idée d’une Lex Google ne cesse de s’amplifier. Dernier rebondissement avec le Geste, qui a fait savoir, ce jeudi 27 septembre, sa volonté « de voir Google participer au financement de la création et de l’information. »

L’idée est donc de faire payer des droits d’auteurs à la firme de Mountain View, en échange de toutes les informations qu’elle agrège sur son moteur de recherche « Google actualité ».

Dans un communiqué, le groupement des éditeurs de services et de contenus en ligne a ainsi précisé qu’il souhaitait« amener Google à un meilleur partage de la valeur ». L’organisme s’est, en ce sens, exprimé au nom de l’ensemble des médias online.

Le Geste a toutefois précisé que si « la proposition de loi du SPQN et du SEPM qui prévoit une rémunération équitable en contrepartie d’un acte de référencement constitue, à cet égard, une piste de réflexion intéressante, […] il restera vigilant à ce qu’aucune mesure n’entame le principe fondamental de la neutralité du net. »

Le Geste assure ainsi vouloir mettre en place un écosystème pérenne pour les éditeurs, qui contribuent tous à l’essor d’un nouveau secteur économique en France.

Pour rappel, vendredi dernier, Télérama a publié, en exclusivité, la copie intégrale de la proposition de projet de loi, visant à taxer Google, que l’association de presse IPG a transmise au gouvernement.

L’idée dévelopée est de mettre en place un système de droits voisins sur l’indexation des contenus. Comme le souligne Télérama la terminologie est loin d’avoir été choisie au hasard. En effet, en évoquant une réforme du droit d’auteur et non la mise en place d’une taxe, les éditeurs de presse essaient d’éviter un système d’imposition indirect « qui ramènerait l’argent dans les poches de l’Etat plutôt que dans les leurs. »

Le magazine souligne, en outre, un certain nombre d’aberrations. Télérama fait par exemple allusion à la mise en place d’une peine de 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 300 000 euros pour contrefaçon ou, pire encore, pour le simple fait de créer des liens hypertextes vers des articles, sans rémunération en contre partie…

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La rédaction

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Un commentaire

  1. Yohou…et ben! Si après ça, on passe pour un pays d’attardé incapable de générer de la valeur autrement que par des « rentes  » de ce genre!! Franchement, si ils ne veulent pas être référencé , IL N’ONT QU’A LE FAIRE!! AYEZ LES ******* BORDEL ! Il SUFFIT DE PRENDRE 30 MIN et VOUS N’APPARAÎTREZ PLUS SUR GOOGLE ! Demandez à Google un SERVICE et lui demander de payer POUR, c’est complètement RIDICULE ! En tout cas, je dis m**** au geste et aux éditeurs de journaux !!

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