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[News] Ce qu’il faut savoir ce matin

La gaffe d’un ingénieur de Google, le retard du WiMax, la panne de BlackBerry, le malade Jobs aussi original que le patron, Google achèterait Akamai…

Fuite chez Google

Steve Yegge , un ingénieur de Google, a publié, par erreur, une longue critique d’Amazon et de… Google visible par tous sur le réseau Google+, alors que c’était un message prévu pour rester en interne. Stupéfaction générale, Yegge supprime ce billet, mais trop tard tout le monde a pu le lire. Cité par SiliconFilter Yegge y estime que Google+ est une vision à court terme, qui s’appuie sur la notion erronée que Facebook est un succès parce que c’est un bon produit, alors qu’en fait c’est constellation de produits. Il invite donc Google à développer une plateforme, et pas seulement des produits, avant qu’il ne soit trop tard.  Dans un autre billet, Yegge explique sa gaffe « Il était minuit, et je ne suis pas un utilisateur expérimenté de Google+, je réfléchissais comment l’envoyer, j’ai interverti mes comptes » Il explique qu’il a contacté les relations publiques de Google qui l’ont rassuré, précisant qu’il n’était pas question de le censurer, et que Google est une entreprise où les opinions ont le droit de s’exprimer.


Le WiMax au point mort

« Le régulateur des télécoms (Arcep) a ouvert une procédure qui pourrait déboucher sur des sanctions contre 16 des 25 titulaires de licences : ces entreprises et collectivités locales n’ont pas respecté leurs obligations de couverture. » en matière de WiMax « Cette technologie radio qui devait apporter le haut débit fixe à moindres coûts dans les coins les plus reculés de France » signale le quotidien Les Echos. « Bolloré Telecom est sur la sellette. Si l’on exclut Free, qui avait acquis une licence nationale auparavant, c’est le seul acteur à avoir pu reconstituer la carte de France avec ses douze licences WiMax régionales. Or, en décembre, il n’avait construit que 12 % des 427 sites d’antennes promis en Ilede-France – une licence qui lui a coûté 47 millions d’euros. Il a laissé en jachère quasiment tout le reste de la France. » La réponse de l’intéressé est claire : « « La majorité des industriels a renoncé à investir sur le WiMax et l’avenir de cette technologie est aujourd’hui extrêmement incertain », expliquent les dirigeants de Bolloré Telecom dans un document remis à l’Arcep. »


Jobs a-t-il négligé sa santé ?

Citant le magazine Fortune, le site américain The DailyBeast ( à Newsweek) rappelle que Steve Jobs ne s’est pas fait soigner normalement pendant les neuf mois qui ont suivi la découverte de son cancer du pancréas. Il a d’abord choisi d’utiliser des thérapies alternatives alors qu’il existe un consensus médical préconisant l’ablation de la tumeur. Certains se demandent donc pourquoi un homme aussi brillant a ainsi tardé mettant peut-être encore plus son avenir en danger, avant de faire finalement retirer sa tumeur le 31 juillet 2004 dans la clinique de l’université de Stanford. Tentative d’explication : Jobs a toujours été un original, un patron pas comme les autres « Le magicien » salué par The Economist à la Une, et cela lui aurait toujours réussi. Exemple souligné par le New York Times, Jobs déclarait ne jamais avoir fait d’études de marché avant de lancer l’iPad, expliquant que ce n’est pas au consommateur de choisir le produit qu’on va lui proposer.  Il aurait agi de la même manière face à la maladie.


Le trop long bug BlackBerry

« Le black-out des BlackBerry accentue la pression sur RIM au pire moment » souligne La Tribune qui ajoute « Le canadien Research In Motion a dû multiplier les communiqués d’excuses depuis lundi alors que la panne affectant le service de messagerie de son célèbre smartphone BlackBerry n’a cessé de s’étendre, devenant quasiment mondiale, touchant des millions d’utilisateurs sur plusieurs continents. » en expliquant « Ce coup sévère porté à l’image de fiabilité de la solution BlackBerry, en particulier aux yeux des entreprises, son marché historique, ne pouvait tomber au pire moment pour RIM. D’une part, le BlackBerry a perdu de son attrait et beaucoup de terrain face à l’iPhone et surtout aux smartphones sous Android (HTC, Samsung, etc.) » et « d’autre part le groupe canadien est la cible d’attaques de plus en plus rudes d’actionnaires activistes réclamant des changements à la tête du groupe » alors que « RIM a déjà vu sa valeur boursière fondre de 60 % depuis le début de l’année. » La source des ennuis de RIM viendrait du fait que « que les données destinées à s’afficher sur un écran de Blackberry sont compressées, à l’aide d’un algorithme » et « Grâce à cet encodage, ses téléphones consomment cinq à dix fois moins de bande passante qu’un iPhone ou un Galaxy SII. » En fait « RIM est le seul à retraiter ainsi les informations avant de les acheminer vers les opérateurs. Seul hic : la centralisation du trafic, à l’opposé de l’architecture d’Internet, fragilise l’ensemble. » Le New York Times remarque que banquiers et analystes financiers ont été parmi les plus handicapés par cette panne qui a touché cinq continents. Le Wall Street Journal ajoute que RIM n’a pas donné de détails techniques permettant de comprendre l’origine de la panne.


Akamai avalé par Google ?

Akamai spécialisé dans l’accélération de la diffusion des contenus et des applications sur le web gère aujourd’hui un parc de 85 000 serveurs pour des clients prestigieux comme CNN et autres.  Akamai serait dans le viseur de Google pour trois raisons : d’abord l’exploitation de ses données serait une mine d’or pour Google, et ensuite la valeur boursière d’Akamai a baissé de 50% par rapport à l’année dernière. Et enfin si Google veut transformer YouTube en une alternative aux chaînes de télévisions par câble, comme le montre ses lourds investissements pour l’achat et/ou la production de programmes originaux, il aura besoin d’une technologie comme celle d’Akamai pour diffuser YouTube de manière efficace dans le monde entier.

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