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[Stratégie] Comment eBuzzing compte conquérir les Etats-Unis

Le groupe eBuzzing met définitivement le cap sur le marché américain. Après sa filiale Overblog, c’est au tour de sa plateforme de diffusion de publicité vidéo de faire le grand saut. Une dynamique impulsée par une hausse impressionnante de son CA. Décryptage.

ebuzzing

« Le marché américain ne se limite pas aux Etats-Unis »

Depuis peu actif sur New-York, le groupe co-fondé par Pierre Chappaz en 2007, compte ouvrir très prochainement une nouvelle entité sur la côte ouest pour se rapprocher du marché local. « L’important précise Frédéric Montagnon, Directeur stratégie de eBuzzing, c’est que le marché américain ne se limite pas aux Etats-Unis. Il y a ensuite un impact global ».

En l’espace de deux ans et demi, le groupe a multiplié les acquisitions et fusions à travers l’Europe. Objectif : parvenir à surmonter une certaine fragmentation du marché pour créer, à terme, un véritable mouvement d’accélération.

C’est maintenant chose faite. Aujourd’hui rentable, le groupe compte plus de 200 employés et vient de dévoiler, pour la première fois, ses résultats financiers. Il revendique notamment un CA de 52M $, contre 29M $ l’an dernier, soit une hausse de 79% en l’espace de 12 mois.

Sa plateforme eBuzzing diffuse, quant à elle, des campagnes vidéos au sein d’un réseau de 40 000 sites web dans plus de 90 pays. Aux Etats-Unis, le groupe compte parmi ses clients des marques comme Ford, Oakley, Gilette et 20th Century Fox, pour n’en citer que quelques unes.

Pour uniformiser son offre et accentuer sa force de frappe, le groupe vient de mettre en ligne son nouveau site corporate www.ebuzzing.com où figure l’ensemble des produits eBuzzing Advertising.

Répliquer la success story de Criteo

Frédéric Montagnon ne le cache pas l’idée est un peu de répliquer la success story du français Criteo. « Aux Etats-Unis, les sociétés développent d’abord leurs produits pour répondre à un marché énorme, le développement affiné de la technologie ne vient qu’en second plan de part la taille du marché. En France, nous accordons d’abord de l’importance aux technologies et ensuite nous accélérons notre développement. Criteo a su mettre au point une excellente technologie et a eu un timing parfait lors de son lancement aux Etats-Unis. »

L’idée pour la plateforme eBuzzing est donc de suivre les traces d’Overblog dans sa conquête du marché américain. L’occasion de revenir sur les avancées de la plateforme de blogs, 6 mois après sa refonte totale.

Entièrement revisité, le nouvel OverBlog permet d’agréger sur une même page l’ensemble des contenus publics publiés par une personne sur les différentes plateformes sociales qu’elle utilise.

La plateforme revendique aujourd’hui 35M VU, dont 1,5M aux Etats-Unis. Plutôt satisfait du résultat, Frédéric Montagnon reconnaît que la tâche est laborieuse :  » Nous menons une mission d’évengélisation, nous ne sommes donc pas du tout au stade de l’industrialisation et il faut opérer en one-to-one ».

Pour la fin de l’année, Overblog table donc sur les 50M de VU « ce qui nous permettrait d’entrer dans le top 100 des sites les plus visités au monde », précise-t-il. Un challenge, que pourrait relever la plateforme compte tenu de son accélération. « On compte aujourd’hui 3M de blogs sur Overblog, un chiffre multiplié par deux depuis juin dernier ».


Ebuzzing a levé un total de près de 32 millions de $ auprès de Lightspeed Ventures, Gemini Ventures, Gimv et TF1.

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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

La rédaction

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3 thoughts on “[Stratégie] Comment eBuzzing compte conquérir les Etats-Unis”

  1. La présentation de ce genre de résultat porte à questionnement.
    Parler de CA en dollars quand plus de 95% du CA est réalisé en euros, c’est étrange même si ça fait plus beau…
    Parler d’augmentation de CA sans parler de pro forma lorsqu’il y a eu une grosse acquisition pendant l’exercice, c’est léger…
    Ne pas préciser, pour une régie, s’il s’agit d’un CA brut, net voire net net éditeur (là ok, on na pas vu bcp le faire)…
    Passer sous silence des emprunts élevés réalisés par l’entreprise au cours des derniers mois porte à questionnement sur une possible fuite en avant, d’autant plus après une mega levée de fonds 18 mois auparavant… de même avec les salariés qui étaient beaucoup plus nombreux suite à la fusion… que s’est-il passé ?
    La comparaison avec Criteo ne serait-elle pas là pour compléter l’enfumage auprès de futurs actionnaires potentiels?

  2. @Anne Onyme
    C’est amusant, j’aurai pris le pari qu’il y aurait un seul commentaire, anonyme, négatif et suspicieux.

    J’aurai volontiers répondu s’il y avait un nom derrière ce message.

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