ActualitéArts et Culture

Taylor Swift fait céder Apple Music

Pour découvrir l’actualité de la FrenchTech, et les infos à ne pas manquer directement dans votre boite mail à 15h tous les jours, cliquez ici

«Nous vous avons entendu, Taylor Swift et les artistes indépendants», a déclaré sur Twitter Eddy Cue, le vice-président senior des services et des logiciels Internet chez Apple. La chanteuse américaine s’opposait au modèle de rémunération du nouveau service d’écoute de musiques en streaming lancé par la firme à la pomme. En cause: la période d’essai gratuite de trois mois, au cours de laquelle il était initialement prévu qu’aucune commission ne soit reversée aux artistes.

Retrait de ses titres sur Spotify

«Apple Music paiera les artistes pour le streaming, même pendant la période d’essai gratuite du client», a donc tenu a rassurer M. Cue. Taylor Swift avait publié un peu plus tôt un billet de blog dans lequel elle faisait part de son inquiétude. «Il ne s’agit pas de moi. Heureusement, j’en suis à mon cinquième album et je peux me supporter (financièrement), ainsi que mon groupe, l’équipe et le management, en jouant des concerts. Il est question du nouvel artiste ou du nouveau groupe qui vient de sortir son premier single et qui ne sera pas payé pour son succès», précisait-elle, se déclarant «choquée».

Taylor Swift avait déjà, par le passé, émit des réticences quant aux services de musique en streaming, faisant parfois des choix radicaux : l’ensemble de ses titres ont été retirés de Spotify l’an passé, estimant que le compte n’y était pas pour les artistes. Un constat que partagent d’autres acteurs de l’industrie musicale.

En novembre 2014, l’Adami, une société de gestion des droits des artistes-interprètes, tapait du poing sur la table. Selon ses calculs, sur un abonnement facturé 9,99 euros par mois auprès des utilisateurs par les services de streaming, seul 0,46 euro revenait aux artistes. Le reste se répartissant entre les intermédiaires (6,54 euros), les droits d’auteurs (1 euro), et l’Etat (1,99 euro).

Entre 0,11 et 0,17 euro pour les artistes, selon l’Adami

Suite à l’annonce du lancement d’Apple Music, l’Adami précise même que ce montant pourrait être encore plus faible – entre 0,11 euro et 0,17 euro – à cause de l’offre « famille » qui comprend jusqu’à six abonnements pour 15 euros par mois. «Si Apple Music peut être une opportunité pour l’industrie musicale, il faut qu’il le soit pour tous les maillons de la chaîne. Or, il dégrade un peu plus encore la rémunération des artistes», Apple_Music_-_0_11EUR_pour_les_artistes.pdf »>estime l’Adami.

Malgré tout, l’industrie musicale s’est plutôt montrée réjouie de l’arrivée d’Apple. L’an passé, aux Etats-Unis, le streaming a généré 1,87 milliard de dollars en 2014 de revenus, soit légèrement plus que les ventes de disques, pour la première fois selon une étude de la Recording Industry Association of America (RIAA).

Crédit photo: Fotolia, banque d’images, vecteurs et videos libres de droits

Un commentaire

  1. Les intermédiaires (6,54 euros). C’es la qu’il faut fouiller.

Bouton retour en haut de la page
Taylor Swift fait céder Apple Music
Facebook, Amazon, Uber, Twitter… Pourquoi la Tech américaine recrute moins qu’avant ?
[Nominations] Similarweb, Serena, Ogury, LinkCy… les nominations de la semaine
La FinTech britannique Checkout rachète le Français Ubble
La Cnil presque débordée en 2021, « une année sans précédent »
PropTech : Garantme rachète Loumi pour compléter son offre dédiée aux agences immobilières
Taxis volants : la Silicon Valley s’active pour les déployer d’ici dix ans
Ads Blocker Image Powered by Code Help Pro

Votre adblocker bloque votre acces a FrenchWeb.Fr



Depuis 14 ans, FrenchWeb vous propose chaque jour des contenus sur la FrenchTech. Nous diffusons rarement des publicités et ne collectons pas la moindre information sans votre consentement.

Les adblockers empechent votre acces a FrenchWeb. Pour y acceder, nous vous recommandons de nous ajouter a votre liste de sites autorisés.

Merci et bon surf!

Richard Menneveux, fondateur de FrenchWeb.fr et CEO de DECODE.Media