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Top 5 des jeunes pousses les plus prometteuses de Paris Incubateurs

 mAAAtchup, Chef Jérôme, Markelys Interactive, DraftQuest, Apila… Ces 5 startups cherchent à lever entre 250 000 et 2 millions d’euros. Elles ont eu 4 minutes pour convaincre une cinquantaine d’investisseurs.

Draguer les investisseurs… Tel était l’objectif des 28 startups sélectionnées par Paris Incubateurs et réunies jeudi dernier dans le cadre du Pitch Day. Pour leur grand oral, les jeunes pousses se sont donc retrouvées devant un parterre d’investisseurs dont Elaia Partners, Partech, Iris Capital ou encore XMP Business Angels. Au total, près de 50 professionnels du capital risque ont répondu présents à cette manifestation. Objectif : dénicher LA nouvelle pépite ! Une mission à laquelle s’est également prêtée la rédaction. Zoom sur 5 startups qui ne devraient pas passer inaperçues…

La plus studieuse : mAAAtchup (prochainement Talentoday)

mAAAtchup

Le concept : Répondre à l’éternelle question « Que vais-je faire dans la vie? ». Plus précisément, l’équipe de mAAAtchup a mis au point une plateforme en mode SaaS à destination des grandes écoles et des universités. Celle-ci doit permettre aux étudiants des établissements partenaires de mieux se connaître et d’identifier leurs métiers cibles pour doper leur parcours professionnel.

Les fondateurs : Deux co-fondateurs au profil de basketteurs ! Martin Ryssen et Pierre-François Verley. L’un est psychologue, l’autre est diplômé de l’ESCP et s’est spécialisé dans l’orientation. Les deux sont passionnés par l’innovation dans l’éducation. Au total, la jeune pousse compte 7 collaborateurs.

Fonds recherchés : 500 000 euros et pas plus affirment les deux compères, qui veulent garder le contrôle du capital.

Chiffre d’affaires : 150 000 euros prévus en 2013 et 4 millions pour 2015.

Le plus : Leur catalogue clients ! mAAAtchup a déjà séduit les plus grandes écoles et universités françaises (Dauphine, Sorbonne, Suppelec, Polytechnique). Prochaine étape : les Etats-Unis où la start-up a d’ores et déjà signé des pilotes avec les universités de Colombia, de Stanford et du MIT entre autres.

Un concurrent ou équivalent à l’étranger ? « Pas vraiment directement », estime Martin qui cite tout de même SHL ou Taleo, récemment racheté par Oracle.

Il s’y intéresse… Le fonds Partech, qui a récemment lancé un véhicule d’investissement dédié au premier seed, n’a pas caché son intérêt pour cette jeune pousse !

mAAAtchup


La plus gourmande : Chef Jérôme

Chef-Jerome

Le concept : La start-up propose de mettre en place des campagnes marketing à destination des professionels de l’agroalimentaire… Un peu trop abstrait ? Voici un exemple type : la marque Menier veut commercialiser une nouveau chocolat bio. Chef Jérôme lui permettra de cibler directement les femmes ayant consulté, par exemple, des sites bio en ligne.

Les fondateurs : Antoine et Antoine. L’un Perrin, l’autre Durieux. Tous les deux diplômés de l’Ecole Polytechnique, l’un s’est spécialisé dans la cuisine, l’autre dans l’oenologie et a notamment présidé la Confrérie des Chevaliers du Tastevin pendant un an. On retrouve également Pierre Bellec en tant que CTO et Francesco Piccolià à la R&D ainsi que trois autres collaborateurs.

Chiffre d’affaires : 300 000 euros prévus en 2013 et 4 millions d’euros en 2015.

Fonds recherchés : 2 millions d’euros, après avoir déjà réalisé une petite levée de fonds auprès du groupe SEB.

Le plus : Leur flexibilité ! Les fondateurs de la start-up n’ont pas hésité à pivoter très rapidement. Initialement, Chef Jérôme proposait un widget qui permettait aux internautes d’acheter directement en ligne les ingrédients nécessaires à une recette. Pourquoi avoir changé d’activité ? « Le marché de la distribution en ligne est évalué à 4 milliards d’euros mais la marge n’est que de 1%. Celui de la publicité online est aussi lourd mais les marges sont beaucoup plus élevées ! » explique sans hésitation Antoine Perrin.

Un concurrent ou équivalent à l’étranger ?  « Sur ce nouveau positionnement, nous n’avons pas réellement de concurrent, mis à part quelques géants beaucoup plus horizontaux que nous (BlueKai, Lotame…). Notre approche très verticalisée est relativement unique. » explique Antoine Durieux.

Il s’y intéresse… Quelques minutes d’attente avant de d’échanger avec Antoine, occupé à renseigner précisément un membre du fonds Xange Private Equity…

Chef Jérôme


La plus mobile : Markelys Interactive

jokerlyLe concept : Markelys Interactive a mis au point la solution Jokerly. Celle-ci consiste à proposer aux internautes de visionner des vidéos publicitaires en échange d’un accès à un contenu premium…Une solution alternative aux abonnements payants et qui pourrait donc constituer pour les médias en ligne une source de revenus non négligeable. La start-up compte parmi ses clients : Havas, GroupM, Publicis ou encore WPP et Omnicom. Elle commercialise sa solution auprès des annonceurs et reverse une commission aux éditeurs de site et applications web et mobiles. Mission : développer un marketing non intrusif et se concentrer sur le mobile, devenu implicitement un véritable « doudou » pour de nombreux utilisateurs.

Les fondateurs : La jeune pousse a été créée en avril 2011 par Marc Leprat, qui n’en est pas à sa première expérience entrepreneuriale ! Dans cette aventure, il s’est associé à Virginie Leprat. La start-up compte aujourd’hui 6 collaborateurs.

Chiffre d’affaires : 305 000 euros prévus en 2013 et 3 millions d’euros pour 2015.

Fonds recherchés : 250 000 euros pour étoffer les équipes commerciales et techniques.

Le plus : Markelys Interactive ne facture pas à l’affichage des vidéos mais uniquement lorsque celles-ci sont visionnées dans leur intégralité.

Un concurrent ou équivalent à l’étranger ? En France il y a notamment BeeAd, mais à la différence de Jokerly, sa solution ne se concentrerait que sur le web et non sur le mobile.

Il s’y intéresse… Un membre du réseau XMP Angels tenait absolument à rencontrer les équipes de Markelys Interactive.

Markelys Interactive


La plus inspirante: DraftQuest

DraftQuestLe concept : « Angoisser moins et écrire plus ! » C’est l’idée un peu farfelue de la start-up Draft Quest, dont l’objectif final est de lutter contre la fameuse angoisse de la page blanche. Plus sérieusement, DraftQuest se présente comme un site ludique créatif et social qui propose de libérer ses utilisateurs des blocages de l’écriture. La start-up s’adresse à 4 marchés : les scolaires, les écrivains en herbe, les gros lecteurs et les seniors désireux de conserver une activité intellectuelle régulière.

L’équipe : Emmenée par David Meulemans, l’équipe de DrafQuest compte 9 collaborateurs aujourd’hui.

Montant des fonds recherchés : 400 000 euros au total avec une première tranche de 100 000 euros, notamment pour des investissements en marketing.

Un concurrent ou équivalent à l’étranger ?  « Nos vrais concurrents sont dans le monde matériel: ce sont les ateliers d’écriture, les livres ou manuels sur l’écriture », estime David Meulemans.

Le plus : L’humour de David Meulemans, qui n’a pas hésité à jouer sur les mots lors de son pitch pour séduire les investisseurs.

DrafQuest


La plus collaborative : Apila

Apila-photoLe concept : Mettre fin au casse-tête du stationnement en ville. Collaborative, l’application développée par Apila a pour objectif de permettre à sa communauté d’automobilistes de se garer plus facilement.

Les fondateurs : Spécialiste des marchés financiers, Cyril Hersh est le CEO d’Apila. Il s’agit de sa première expérience start-up. Absent lors du Pitch Day il a toutefois présenté son projet via une vidéo préalablement enregistrée. Une présentation soignée et convaincante.

Chiffre d’affaires : 200 000 euros attendus en 2013 et 3,3 millions d’euros pour 2015.

Fonds recherchés : 600 000 euros pour des dépenses en R&D et de marketing.

Un concurrent ou un équivalent à l’étranger ? En France, de nombreux acteurs tentent de trouver leur place : Zenpark, OnePark ou encore Parcadom et BePark. Tous se retrouvent toutefois confrontés à la problématique de la taille de la masse critique. Positionnée sur le même secteur, la start-up israélienne Parko a levé en avril dernier 500 000 dollars via le site de crowdfunding OurCrowd. Aux Etats-Unis, on retrouve notamment la start-up ParkMe. L’application est actuellement active dans 32 pays à travers le monde.

Le plus : Apila pourrait tirer son épingle du jeu grâce à la signature de quelques partenariats stratégiques : Renault, Radio France Bleu ou encore la Chambre Syndicale Nationale des Forces de Ventes. La start-up revendique aujourd’hui 60 000 utilisateurs sur smartphone.

Apila

  • Incubateurs : 8
  • Capacité d’accueil : 150 entreprises
  • Surface : 10 000 mètres carrés
  • Chiffre d’affaires cumulé : 383 millions d’euros en 2011
  • Fonds levés : 62 millions d’euros de fonds privés levés en 2011
  • Emplois : 4271 emplois pérennes créés fin 2011.

Crédit photo: Shutterstock, des millions de photos, illustrations, vecteurs et vidéos

La rédaction

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