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Uber se fixe 180 jours pour remonter la pente

  • Sous la pression d'un groupe d'investisseurs, Travis Kalanick a démissionné de son poste de CEO. 
  • Les chauffeurs et partenaires de la plateforme ont reçu un mail leur détaillant un certain nombre de mesures prises pour améliorer leurs revenus. 

 

Nouveau rebondissement pour Uber. Quelques jours après avoir annoncé sa décision de se mettre en congé pour une durée indéterminée, le co-fondateur de la société, Travis Kalanick, a démissionné de son poste de CEO ce mercredi 21 juin. L'entrepreneur s'est heurté à la colère de certains actionnaires de l'entreprise. Dans une lettre intitulée «Moving Uber Forward» (Faire avancer Uber, ndlr), ces derniers réclamaient en effet la démission du dirigeant.

«J'aime Uber plus que tout au monde, et dans ces moments difficiles d'un point de vue personnel, j'ai accédé à la demande des investisseurs de prendre mes distances, afin qu'Uber puisse se reconstruire et non être au coeur d'un nouveau conflit», a déclaré Travis Kalanick au New York Times.

Restaurer la confiance des chauffeurs

En proie à une série de polémiques depuis plusieurs mois, la plateforme de VTC met les bouchées doubles pour redorer son image, et notamment auprès de ses chauffeurs et partenaires. Ces derniers ont reçu ce mardi 20 juin un mail leur détaillant un nouveau plan de développement de 180 jours. L'objectif affiché: rendre la conduite plus flexible et moins stressante.

Les premières mesures prises dans le cadre de ce plan à 6 mois concernent l'amélioration des revenus des chauffeurs. Uber propose désormais le versement de pourboires dans trois villes américaines (Seattle, Minneapolis et Houston), avec l'intention d'étendre cette fonctionnalité dans l'ensemble des Etats-Unis d'ici juillet. Autres mesures phares, les chauffeurs sont désormais indemnisés si une course est annulée au bout de deux minutes. Ils sont payés lorsqu'ils attendent un client, et ont la possibilité d'encaisser leurs recettes à tout moment. Enfin, ils peuvent opter pour une assurance qui les protège en cas d'accident. 

En France, où la société est en conflit ouvert avec ses chauffeurs depuis plusieurs mois, notamment en raison d'une hausse de la commission prélevée sur les courses, Uber a également annoncé des mesures pour ses conducteurs. Le fonds destiné à soutenir ceux d'entre eux qui sont en difficulté, doté d'une enveloppe de 2 millions d'euros à son lancement en décembre dernier, n'aura finalement «pas de plafond financier», selon Steve Salom, directeur France d'Uber. 

Lire aussi : Pour redorer son blason, Uber écarte provisoirement Travis Kalanick

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Microsoft Experiences les 3 et 4 octobre 2017

Claire Spohr

Chargée d'études au sein de la rédaction.

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