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Warner Music génère la majorité de ses revenus grâce au streaming pour la première fois

C’est une grande première dans l’histoire de l’industrie musicale. Warner Music tire désormais la majeure partie de ses revenus des plateformes dédiées au streaming. La maison de disques a fait cette annonce à l’occasion de la publication de ses résultats du premier trimestre pour l’année 2016. 

Ce ne sont donc plus les vinyles, disques et autres téléchargements qui maintiennent l’équilibre financier de Warner Music mais les services de streaming qui n’ont cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années, à l’image de Spotify, Deezer ou encore Apple Music

Le streaming plus fort que le physique et le téléchargement

Sur les trois premiers mois de l’année, les revenus pour le streaming de Warner Music ont augmenté de 63 millions d’euros (72 millions de dollars) selon Music Business Worldwide. Pendant que les chiffres du streaming s’envolent, ceux des ventes en ligne reculent de 15 millions d’euros (17 millions de dollars) et ceux des ventes physiques chutent de 5,3 millions d’euros (6 millions de dollars). Malgré ces deux derniers résultats négatifs, la bonne santé du streaming permet à Warner Music d’obtenir des revenus en hausse de 10% à hauteur de 653 millions d'euros (745 millions de dollars).

Bien que le streaming réalise aujourd’hui de meilleurs scores que les téléchargements et les ventes physiques réunis au sein de Warner Music, ce n’est pas pour autant une grande surprise pour la maison de disques. En 2015, le groupe américain avait déjà souligné l’impact positif du streaming sur ses résultats puisque l’argent engendré par cette composante dépassait pour la première fois les revenus générés par la vente de musique en ligne.

Dans le sillage de ce bouleversement économique de l'industrie musicale, la RIAA (Recording Industry Association of America) révélait l'an passé que les ventes de musique en streaming étaient supérieures aux ventes physiques en 2014. Cette perspective n'enchante guère les artistes puisque le pourcentage de redistribution sur les revenus des ventes est plus faible en streaming par rapport aux autres alternatives (CD, vinyles, téléchargements).

Lire également: En croissance de 93% sur un an, le streaming offre une seconde vie à l’industrie musicale

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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