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WeWork s’offre son rival chinois Naked Hub pour 400 millions de dollars

WeWork continue de tisser sa toile à l’international. Le géant américain du coworking vient ainsi de conclure le rachat de son concurrent chinois Naked Hub. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été dévoilées mais Bloomberg avance la somme de 400 millions de dollars. Dans le cadre de cette acquisition, les 200 employés de la société chinoise rejoindront l’équipe chinoise de WeWork, qui compte 250 collaborateurs.

Fondée en 2015 par Grant Horsfield, Naked Hub est la branche de coworking de Naked Retreats, une chaîne de complexes hôteliers établis en Chine dans des environnements naturels. Principalement ancré en Chine, avec la plupart de ses sites basés à Pékin et Shanghai, Naked Hub s’est progressivement étendu en Australie, à Hong Kong et au Vietnam. Pour s’imposer sur le marché du coworking, l’entité mise sur la durabilité environnementale et une architecture dépouillée. A ce jour, Naked Hub revendique 10 000 membres répartis sur une trentaine de sites.

40 000 membres en Chine fin 2018

L’acquisition de ce réseau d’espaces de coworking va permettre à WeWork d’augmenter sa force de frappe en Chine, et plus globalement en Asie. Le mastodonte américain a débarqué en Chine en 2016 avec un espace à Shanghai et compte désormais 13 sites dans le pays, notamment à Pékin et Hong Kong. En Chine, WeWork revendique à ce jour plus de 10 000 membres, comme Naked Hub. Le groupe américain prévoit d’ouvrir de nouveaux espaces à Shenzhen, Suzhou, Hangzhou, Chengdu, Nankin ou encore Wuhan pour disposer d’un parc de 40 sites d’ici la fin de l’année. Cela doit permettre à WeWork de quadrupler son nombre de membres en Chine.

Pour financer ses ambitions en Asie, WeWork a levé 4,4 milliards de dollars auprès de SoftBank à l’été 2017. Valorisé 20 milliards de dollars, le géant américain doit faire face à une forte concurrence en Chine. Outre Naked Huh, qui était devenu l’un de ses principaux concurrents, WeWork a été conflit avec la société de coworking UrWork, à qui elle reprochait d’avoir un nom beaucoup trop proche du sien. UrWork a finalement accepté de changer de nom pour devenir Ucommune. Cette année, WeWork prévoit d’inaugurer 200 nouveaux espaces et ainsi d’atteindre le nombre de 400 sites répartis dans 83 villes et 27 pays. Le géant américain revendique 200 000 membres à travers le monde et prévoit de doubler ce chiffre cette année.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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