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110 millions d’euros de plus pour ManoMano afin de faire face à Amazon

186 millions d’euros levés depuis sa création

Les levées de fonds s’enchainent pour soutenir le développement de ManoMano. Après un tour de table de 60 millions d’euros dirigé par l’Américain General Atlantic en 2017, la société fondée par Christian Raisson et Philippe de Chanville annonce un nouveau financement de 110 millions d’euros, avec l’arrivée au capital d’Eurazeo et Aglaé Ventures aux cotés des actionnaires historiques.

Si, lors du lancement en 2012, la vente d’outils de bricolage en ligne était délaissée par les enseignes traditionnelles occupées par le développement de leurs réseaux de distribution physique, l’espace s’est vite comblé avec l’arrivée de nouveaux acteurs, à l’instar de BricoPrivé et surtout d’Amazon.

L’enjeu est de taille, il s’agit d’un marché de 26 milliards d’euros en France et de 365 milliards d’euros en Europe.

Un chiffre d’affaires qui est passé de 32 millions en 2015 à plus de 450 millions d’euros trois ans plus tard

Ainsi, après avoir développé sa plateforme en France, ManoMano a lancé son offensive sur le marché européen en déployant sa plateforme en Belgique, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne. ManoMano revendique 1 300 marchands et 3 millions de produits référencés sur sa plateforme.

Malgré cette forte croissance, ManoMano a vu monter en puissance Amazon, dont la stratégie de conquète ne devrait guère laisser de place à des acteurs qui n’apporteraient aucune différenciation à valeur ajoutée.

L’objectif n’est plus de lancer le service dans de nouveaux pays, mais de se concentrer sur l’expérience client. Au-delà des produits disponibles à la vente, la plateforme propose également des conseils d’experts et des services collaboratifs de bricolage et de jardinage.Apple-converted-space »> Une manière de tirer son épingle du jeu face au leader mondial du commerce en ligne. «Amazon est fort dans le listing et la logistique, mais dans l’aide réelle au client, Amazon est beaucoup plus faible, car ce n’est pas dans son ADN», note Philippe de Chanville, co-fondateur de ManoMano.

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La rédaction

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