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[3 questions à] Laurent Bury: « Mediabong pousse la logique de rétribution avec Snack It »

Fondée en mars 2011, la start-up Mediabong édite une place de marché de vidéos premium qui met en relation producteurs, diffuseurs, annonceurs et agences. Soutenue depuis un an par une batterie d’investisseurs, la société vient de lancer une toute nouvelle offre BtoC.

Baptisé Snack-it, il s’agit d’un service basé sur le partage et la récompense. Concrètement, à chaque clic généré par le biais de leur partage, les internautes accumulent des points et des badges transformables en bons d’achat sur des sites marchands ou reversés à des associations caritatives, ainsi que de multiples cadeaux événementiels (concerts, rendez-vous sportifs etc.)

Pour l’heure, l’offre fonctionne avec un premier groupe de diffuseurs ayant une communauté active et fidèle pour adapter au mieux le service. Mediabong compte, à court terme, étendre le service à un maximum de partenaires, et notamment ceux avec lesquels la plateforme a déjà un partenariat pour la fourniture de vidéos.

La jeune pousse compte aujourd’hui neuf collaborateurs et table sur un chiffre d’affaires 2013 de 2 millions d’euros. Frenchweb revient en détail sur son business model et cette nouvelle offre avec Laurent Bury, son fondateur.

[FW] Pourquoi avoir choisi le nom Snack It pour ce nouveau service ?

MediabongLaurent Bury : « Le snack évoque une consommation sur le pouce, dans une forme de mouvement. Les mobiles ont définitivement accentué cette tendance de consommation de contenu à la volée. Je lis un article ou regarde une vidéo et, en un clic, je partage auprès de mes amis. Pour Mediabong, le « snacker » est un facilitateur d’échanges. Il découvre un contenu, se forge une opinion et éventuellement partage. Le rôle qu’il joue auprès des producteurs de contenus (vidéos ou articles) a complètement changé grâce aux réseaux sociaux. De passif, il est devenu acteur de l’écosystème. Par sa capacité à promouvoir un contenu vers son réseau d’amis, il a acquis une puissance de diffusion et il est désormais un nouveau canal d’apport d’audience. Avec Snack It, nous souhaitons prendre en compte son apport. »

[FW] Aujourd’hui, quel est le business model de Mediabong ?

Laurent Bury: « Le métier de base de Mediabong est de fournir de façon « intelligente »(analyse sémantique et habitudes de consommation) des vidéos premium qui viennent s’insérer automatiquement dans les pages articles. A chaque clic sur la vidéo effectué par l’internaute, une publicité en pre roll est lancée et génère des revenus que Mediabong partage avec le producteur du contenu et le site qui la diffuse.

Désormais, nous souhaitons donc pousser la logique de rétribution encore plus loin, en y incluant l’ensemble de nos partenaires existants (producteurs de contenus video ou articles, diffuseurs) et en prenant en compte l’importance du travail effectué par les internautes. Le business model reste basé sur la publicité. Nous pouvons déployer différentes formes d’intégrations publicitaires pour coller aux spécificités des diffuseurs. Le revenu est généré à chaque retour sur la page grâce au partage effectué en amont par l’utilisateur ».

[FW] Quels revenus espérez-vous tirer grâce au service Snack It ?

Donner des chiffres à propos d’un nouveau service et par rapport auquel il n’existe pas de comparable est toujours difficile ! A ce stade, plutôt que de parler de revenus, nous préférons réfléchir en termes de nombre d’utilisateurs actifs. La méthode de partage des contenus étant toujours celle dont les gens ont l’habitude (un clic sur le logo du réseau de leur choix), nous tablons sur le fait que de beaux cadeaux récompenseront leur pouvoir de conviction ou bien qu’ils pourront reverser leurs points à des associations… Tout cela nous permet d’espérer atteindre un volume significatif dans les 6 prochains mois.

La rédaction

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