
Trois personnalités à suivre, au cœur des couches invisibles de la tech: Mariam Hakobyan, Sebastian Klaus, Ruben Bryon
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Cette semaine, nous vous proposons de découvrir trois personnalités qui oeuvrent dans des domaines très différents: le logiciel, l’espace, et la puissance de calcul. En s’attaquant à l’architecture des chaînes de valeur appelées à structurer l’économie de demain, Mariam Hakobyan, Sebastian Klaus, et Ruben Bryon œuvrent à un échelon plus fondamental que celui du produit.
Premier portrait: Mariam Hakobyan qui redistribue le pouvoir de produire du logiciel
Avec SOFTR, Mariam Hakobyan ne cherche pas à créer un outil de plus, mais entend redéfinir qui, dans l’entreprise, a le pouvoir de construire du logiciel. Son point de départ est opérationnel, en constatant qu’une part considérable du logiciel d’entreprise repose sur des composants répétitifs, onéreux et faiblement différenciants, elle a créée SOFTR, une plateforme no code qui permet à chacun de créer l’application métier dont il a besoin.
En permettant à des profils non techniques de construire des applications, elle modifie la distribution du pouvoir dans l’entreprise, avec une production logicielle qui ne dépend plus exclusivement des équipes techniques. Un changement qui n’est pas sans impact sur la capacité à innover des entreprises, qui peuvent avec Softr faire des tests, sans avoir à mobiliser leurs DSI .
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Sebastian Klaus : élever l’orbite au rang de couche logistique
À la tête d’Atmos Space Cargo, Sebastian Klaus de son coté, ne se contente pas de viser l’accès à l’espace, et entend l’aménager en véritable infrastructure.
Sa conviction repose sur le constat que la valeur ne réside pas uniquement dans la mise en orbite de satellites, ou de charges utiles, mais dans leur rapatriement.vers la Terre. Derrière cette capacité technique se profile une économie à part entière: fabrication en microgravité, expérimentation scientifique, applications à double usage civil et militaire. Sa startup a annoncé un nouveau tour de table il y a quelques jours de plus de 25,7 millions d’euros en Série A auprès de Balnord et Expansion (co-leads), avec la participation de Keen Defence and Security, ainsi que d’investisseurs européens
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Ruben Bryon : gouverner la rareté du compute
Avec Verda, Ruben Bryon prend position face aux mastodontes que sont Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud. Il ne prétend pas offrir une alternative généraliste, mais vise le décalage croissant entre les architectures cloud conventionnelles et les exigences computationnelles de l’intelligence artificielle. Sa lecture du problème est que le compute s’impose désormais comme une ressource sous contrainte, tributaire de la disponibilité énergétique, des capacités de refroidissement et des équilibres géopolitiques.
En adossant son offre à des centres de données nordiques alimentés par des sources d’énergie décarbonée, Bryon ne se borne pas à optimiser une infrastructure existante, mais en redessine les conditions d’accès, à l’heure où la puissance de calcul constitue un déterminant majeur de compétitivité.
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