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Après le quinquennat d’Emmanuel Macron, quel bilan pour la Tech ?

AFP

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Avec les licornes, la 5G ou différents plans d’investissement, Emmanuel Macron et ses gouvernements ont fait du numérique une priorité du quinquennat, encourageant dans l’Hexagone un secteur considéré comme stratégique pour l’emploi et la « startup nation » française.

Startups, pépites et licornes, les enfants chéris

L’exécutif a encouragé la « French Tech », lui donnant de la visibilité médiatique avec les palmarès French Tech 120, et Next 40, sorte de César version startups des jeunes entreprises technologiques les plus prometteuses. Emmanuel Macron a été un président « qui a vraiment considéré le numérique et, rien que cela, c’est très important », souligne Frédéric Mazzella, co-fondateur de Blablacar et co-président de France Digitale, association de start-up française. Les réformes fiscales sont allées dans le sens des entrepreneurs, particulièrement l’instauration du prélèvement forfaitaire unique.

Entre 2017 et 2021, les levées de fonds en capital-risque (pour permettre le démarrage d’une jeune pousse) en France sont passées de 2,5 milliards d’euros à 11,6 milliards. Le pays est au troisième rang européen, derrière le Royaume-Uni, numéro un, et l’Allemagne. A l’image de Sorare, Mirakl ou Qonto, la France compte aujourd’hui 26 licornes (jeunes sociétés tech valorisées plus d’un milliard de dollars), contre moins d’une poignée au début du quinquennat. L’objectif de 25 licornes à l’horizon 2025 fixé en septembre 2019 a été dépassé plus vite que prévu. Mais la France attend encore son géant valorisé à plusieurs dizaines de milliards d’euros, alors qu’ils en existent déjà dans de plus petits pays comme les Pays-Bas et la Suède.

Stratégies et plans d’investissement

Durant ce mandat, le gouvernement a lancé divers plans d’action, mêlant financements publics et privés, pour orienter et coordonner la recherche et le développement dans plusieurs domaines tech: l’intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité ou le « cloud ».

Mais son volontarisme se heurte parfois à des difficultés inextricables, par exemple en matière de souveraineté des données, à l’image du Health Data Hub, ambitieux projet d’entrepôt de données de santé pour favoriser la recherche scientifique.

Gafam, séduction et rapport de forces

Emmanuel Macron s’est fait une spécialité des sommets à Paris où il a convié les dirigeants des géants mondiaux du numérique comme Mark Zuckerberg, le patron de Meta/Facebook. Il est aussi sur la scène mondiale l’un des défenseurs de la taxe Gafam, instaurée en France en 2019 et qui devrait rapporter 518 millions d’euros en 2022, selon le projet de budget du gouvernement. La France est également un soutien actif des projets de régulation d’internet portés par la Commission européenne.

5G, « New Deal » mobile et très haut débit

Face aux demandes de moratoire à la mise en oeuvre de la 5G de l’opposition fin 2020, Emmanuel Macron avait assumé son déploiement: « La France va prendre le tournant de la 5G », avait-il martelé, ironisant sur ses adversaires qui préfèreraient « le modèle Amish » et le « retour à la lampe à huile ». Depuis la mise aux enchères des premières fréquences 5G aux opérateurs français, le territoire est couvert essentiellement dans les grandes métropoles.

La 5G a toutefois suscité l’hostilité d’une partie de l’opinion, d’élus locaux et d’ONG, qui remettent en question l’intérêt de cette nouvelle technologie, en invoquant des risques pour la santé ou l’environnement. Pour réduire la fracture numérique, le « New Deal Mobile », accord signé en janvier 2018 entre le gouvernement, le régulateur des télécoms et les opérateurs, ambitionne notamment de résorber les « zones blanches-centres bourgs », à savoir les territoires non couverts par des réseaux mobiles comme la 4G. En matière de très haut débit, le gouvernement affiche l’objectif d’une France entièrement fibrée d’ici à 2025.

Numérisation de l’État et fracture numérique

Le gouvernement est presque arrivé à remplir l’objectif de 100% des démarches administratives accessibles en ligne fixé par Emmanuel Macron. L’exécutif a poussé l’ouverture des données publiques, pour favoriser l’apparition de nouveaux services, et commencé le basculement des services publics vers le « cloud ». Dans le cadre du plan de relance, 250 millions d’euros ont aussi été consacrés à la lutte contre la fracture numérique pour notamment former des « médiateurs numériques » et aider les personnes à utiliser internet pour leurs démarches personnelles.

Des moyens jugés « insuffisants » par une mission sénatoriale « sur la lutte contre l’illectronisme », qui préconisait fin 2020 de mobiliser « un milliard d’euros » d’ici 2022. TousAntiCovid a connu un bilan mitigé, le traçage des contacts ne parvenant pas à prouver son utilité. Et pour beaucoup de défenseurs des libertés, l’application incarne un glissement progressif vers la société de la « surveillance et de la censure », selon l’expression de l’ONG la Quadrature du Net.

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