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[#AtelierFW] 6 exemples des dernières tendances du e-commerce

Frenchweb a organisé hier le dernier atelier de l’année autour de la thématique de l’e-commerce. L’occasion de dresser un état des lieux des dernières tendances liées au secteur et de donner un aperçu de ce qui pourrait marquer l’année 2013.

Ton de marque, mobilité, ventes en peer-to-peer, paiement online, drive-to-store, digitalisation du point de vente, mix-commerce…. Quelque soit le dispositif utilisé, tous les acteurs s’accordent à dire que l’objectif final est de réenchanter l’acte d’achat tout au long du parcours client : du site internet au magasin en passant par le mobile.

Elie Curetti de l’application Shopmium, Olivier Nachba et Henri Danzin de l’agence digitale Oyez et Catherine Barba ont tenté d’illustrer ces tendances par des exemples concrets. Les détails.

L’exemple du pré-achat avec la coque Lunatik

Le concept du pré-achat en ligne, démocratisé aux Etats-Unis par la plateforme KickStarter, permet de contourner le processus traditionnel de vente et de financement. Grâce à un système de crowdfunding, les porteurs de projets ont la possibilité de trouver des financements pour produire et commercialiser leur produit en permettant aux internautes de pré-acheter le produit en question à un tarif préférentiel.

Attention toutefois, près de 50% des projets sur Kickstarter n’atteignent pas leur objectif de financement. Le porteur de projet doit donc absolument travailler sur son image et faire rêver les internautes en présentant son produit. La publication de vidéos virales est largement sollicitée dans cette situation. L’entrepreneur doit également faire preuve d’une très grande transparence et communiquer constamment avec l’ensemble de sa communauté.

L’exemple de la coque iPhone Lunatik illustre parfaitement ces aspects.


La vente peer-to-peer avec Gumroad

Imaginé par l’ancien designer de Pinterest, la plateforme Gumroad permet à n’importe quel internaute de vendre un produit directement sur internet via une simple fiche produit. Synthétique, celle-ci rassemble toutes les informations primordiales et peut très facilement se partager sur les réseaux sociaux grâce à une URL raccourcie fournie par Gumroad.

Pour pouvoir vendre leurs produits à leurs followers, les utilisateurs doivent toutefois bâtir eux-mêmes leur propre communauté sur les réseaux sociaux. Un détail qui n’est pas sans importance. Le fondateur de Shopmium, Eli Curetti, estime en effet que ce type d’outil ne sert qu’aux personnes influentes, qui finalement n’en ont pas besoin.

La vente peer-to-peer pourrait toutefois connaître un bel engouement dans les prochains mois. Un mouvement notamment tiré par les sites de DIY ( Do it yourself) comme Etsy.


L’importance du ton de la marque avec My Little Paris

La start-up My Little Paris, fondée par Fany Pechiodat, n’est pas du tout spécialisée dans le e-commerce à l’origine. Avec sa newsletter, la jeune pousse a toutefois su développer un véritable ton de marque et a créé une très forte proximité avec ses lectrices. Grâce à ce positionnement, la start-up affiche des statistiques records et un très fort engagement de son audience. Elle a depuis développé des sessions de ventes privées dédiées à une cible bien spécifique.


Le paiement mobile avec l’application GoMacdo

En phase test dans différents McDo en France, l’application GoMcDo permet de commander et de régler son menu McDo directement depuis son smartphone. Une fois sur place, l’utilisateur n’a plus qu’à présenter un QR code dédié pour récupérer sa commande à un guichet spécifique.

Toujours en matière de paiement mobile, deux acteurs se distinguent sur le marché américain. Il s’agit de Square et Paypal avec notamment Paypal Here.

En France, des services comme les applications S-Money (BPCE) et Skimm tentent également de percer sur ce marché.


Le drive to store avec l’application Shopmium

Imaginée par Eli Curetti, l’application Shopmium s’appuie sur la publicité, le drive to store et le m-couponing pour mettre l’accent sur la découverte produit.

Concrètement, les mobinautes ayant téléchargé l’application reçoivent des promotions et la possibilité de géolocaliser les magasins les plus proches où ils peuvent en profiter. Dès l’achat effectué, ils flashent le code-barres du produit et photographient le ticket de caisse pour un remboursement quasi instantané.

L’idée ici n’est pas de donner la priorité à la conversion mais aux médias. Tout un effort de scénarisation, à l’image de ce que propose Vente Privée, est donc mis en place.

Innovant, le concept aurait fait émerger plusieurs copycats à travers le monde. En un an et deux mois, la start-up revendique plus de 100 campagnes réalisées.


La digitalisation du point de vente avec l’agence Oyez

L’agence digitale indépendante Oyez a été sélectionnée par le constructeur BMW pour mettre en place un dispositif innovant dans son store rue George V. Articulé autour d’une sorte d’ovni architectural baptisé Vortex, le dispositif vise à étonner le client tout en mettant en avant les véhicules.

Au menu : effets 3D, miroir dynamique à cristaux liquides, mur LED, écrans tactiles et tablettes. Le but est de faire vivre de véritables sensations aux utilisateurs : vitesse, déplacement, changements de paysages etc.

L’agence Oyez a également mis en place un tout autre dispositif de digitalisation en point de vente avec une opération développée pour les magasins BUT.

L’enseigne souhaite s’implanter au coeur des villes. La problématique est donc d’exposer autant de meubles dans un espace plus restreint. Pour répondre à cet enjeu, l’agence Oyez a mis au point un dispositif de bornes interactives en magasins accompagnées de tablettes tactiles pour les vendeurs.

Encore une fois, l’objectif est de miser sur l’expérience client. L’accent doit donc être porté sur le service apporté par les vendeurs. Dans cette optique, l’aspect formation est indispensable.

L’idée est d’accompagner le client tout au long de sa visite et de surtout « ne pas casser le rêve ». Assis sur un sofa du magasin, les clients ont par exemple la possibilité de visionner et choisir une autre couleur proposée depuis la tablette du vendeur. Une fois son choix effectué, l’achat se fait également depuis la tablette en quelques clics.

Le dispositif, dont le montant a été évalué à 2,5M €, a été rentabilisé en l’espace de 7 mois. Cette nouvelle méthode de travail représente dans certains magasins près de 15% du CA.

En résumé, le mix-commerce et le réenchantement de l’acte d’achat devraient être les maîtres mots de l’année 2013.

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La rédaction

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