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Au Forum Innovation Défense, Florence Parly veut favoriser l’innovation au profit des armées

Avec l'AFP

La ministre des Armées Florence Parly a inauguré jeudi la première édition du Forum Innovation Défense, au cours duquel plus de 160 innovations au profit des forces françaises avec parfois des prolongements civils, de la jambe bionique à la future «cape d’invisibilité», seront présentées. «L’innovation n’est pas un gadget, c’est une nécessité», a déclaré Florence Parly. «L’avenir ne se construit qu’en se réinventant. Le futur de notre défense réside dans notre capacité à nous dépasser et à innover. Ce que je souhaite, c’est de l’imagination de la créativité», a-t-elle poursuivi.

L’objectif est de «garantir durablement l’autonomie stratégique et la supériorité opérationnelle de la France», selon le ministère, qui est doté depuis septembre dernier d’une nouvelle Agence de l’innovation de défense à l’initiative de Florence Parly. Elle a indiqué qu’elle inaugurerait vendredi à Paris le «Défense Lab» de l’agence.

La technologie au secours des blessés de guerre 

Le Forum, qui se tient jusqu’à samedi à la Cité de la mode et du design à Paris, présente des innovations comme la Solution prothétique conduite par microprocesseur (SPCM), la première prothèse constituée d’un ensemble genou-cheville-pied contrôlé par microprocesseur. Elle est destinée aux personnes amputées d’une jambe pour leur permettre de faire aisément des mouvements du quotidien sollicitant les articulations, comme monter ou descendre des marches ou un terrain en pente.

«Le fait d’avoir la cheville et le genou (articulés) nous permet d’acquérir de nouvelles sensations et un confort qu’on ne peut avoir avec d’autres produits», a expliqué Abel Aber, amputé fémoral depuis 15 ans et porteur de la prothèse. Développée par la société Proteor avec l’appui de la Direction générale de l’armement, elle devrait être disponible en France à partir de 2021 au profit des soldats blessés en opération, mais aussi pour les civils.

Autre innovation liée à la santé, une imprimante 3D qui reconstitue la peau des grands brûlés à l’aide d’une bio-encre. Développé par LabSkin Creations avec le soutien des Hospices civils de Lyon, cette innovation devrait être disponible dans 3 ou 4 ans, explique Edwin-Joffrey Courtial, chercheur de la plateforme académique 3D Fab.

Les militaires mettent la main à la pâte 

En matière d’innovation pour les militaires sur les théâtres d’opération, l’événement présente Caméléon, un système de camouflage optique de véhicules, développé par la Direction générale de l’armement (DGA), qui s’adapte automatiquement à son environnement en utilisant des écrans «pixélisés» appliqués sur le blindage. Par un calcul d’algorithme, il propose en temps réel un camouflage adapté, comme le passage d’un terrain rural à un milieu urbain. Un démonstrateur destiné à valider les concepts doit être réalisé en 2020, qui alliera les technologies de camouflage adaptatif dans le domaine du visible à l’oeil nu et dans celui de la vision infrarouge.

Au Service technique de l’armée de terre (Stat) à Versailles, ce sont des militaires qui imaginent ou développent des produits et équipements au profit des armées, comme Spartacus, un simulateur vidéo 3D destiné à la préparation à l’engagement des troupes. «Spartacus permet de couvrir le besoin de préparation à l’engagement des petits échelons tactiques», a expliqué le chef de bataillon Guillaume. Basé sur le jeu vidéo Virtual Battlespace 3, il a servi aux forces françaises au Mali pour se familiariser avec le terrain sur lequel elles allaient évoluer avant leur déploiement.

Autre projet développé par la Stat, le Dispositif d’auscultation de chaussée aéronautique (Daca) permet, grâce à des drones, de vérifier l’état des pistes, y compris les terrains sommaires, afin d’effectuer rapidement les réparations nécessaires. «Un objectif prioritaire est d’améliorer la capacité opérationnelle de nos forces lors d’une entrée en premier sur un territoire», a indiqué le commandant Olivier, mais aussi d’«optimiser la sécurité aéronautique» des bases aériennes. Il doit permettre de faire en deux ou trois jours ce qui prend deux semaines aujourd’hui, avec des vérifications visuelles qui nécessitent de parcourir la totalité de la surface des pistes.

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La rédaction

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