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Avec son offre Freight, Uber fait son entrée sur le marché du transport de marchandises

  • La firme américaine lance l'application Uber Freight, qui fonctionne exactement sur le même modèle que l’application classique de VTC.
     
  • La plateforme permet de mettre en relation les entreprises ayant besoin de livrer des marchandises et les camionneurs indépendants ou non.
     
  • Uber assure que le camionneur sera payé sous 7 jours, contre 1 à 3 mois habituellement.

 

Après le transport de personnes, Uber s’engage sur le segment du transport de marchandises. La plateforme de VTC vient ainsi de lancer l’application Uber Freight. Exclusivement dédiée au fret, elle est seulement accessible aux États-Unis pour l’instant. Avec cette application, Uber ambitionne de simplifier le quotidien des chauffeurs en supprimant «la partie la plus stressante de la journée», à savoir «trouver une cargaison et assurer sa réservation».

Uber Freight fonctionne exactement sur le même modèle que l’application classique de VTC et reprend d’ailleurs le même design. La plateforme permet de mettre en relation les entreprises ayant besoin de livrer des marchandises et les camionneurs indépendants ou non. Pour cela, l’application propose aux chauffeurs une liste de chargements à transporter, avec la distance à parcourir, l’itinéraire à emprunter, le contenu de la cargaison et le montant de la course. 

Uber assure que le camionneur sera payé sous 7 jours, contre 1 à 3 mois habituellement. Toutefois, la firme américaine ne précise pas le montant de la commission qu’elle prélève sur chaque trajet. Une fois que la livraison est effectuée, le chauffeur peut immédiatement chercher une autre cargaison à transporter.

Uber Freight, rampe de lancement pour Otto ?

En lançant Uber Freight, la société de Travis Kalanick confirme ses ambitions en matière de transport de marchandises. Ce service fait en effet écho à Otto, la filiale d’Uber dédiée aux camions autonomes. Toutefois, la technologie d’Otto est actuellement au centre du procès qui oppose Uber à Waymo, la filiale de Google entièrement dédiée à la voiture autonome.

La firme de Mountain View accuse Uber d’avoir volé sa propriété intellectuelle. Google affirme en effet détenir les preuves attestant qu’Anthony Levandowski, qui n’est autre que le co-fondateur d’Otto, a téléchargé plus de 14 000 fichiers confidentiels lorsqu’il travaillait au sein de la filiale d’Alphabet. L’avenir d’Uber en matière de conduite autonome et de transport de marchandises est donc suspendu au sort que lui réservera la justice américaine.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez FW - DECODE MEDIAPour contacter la rédaction : redaction.frenchweb@decode.media
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