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Baidu met sa technologie de voiture autonome en open source

  • Baidu a présenté son projet, baptisé «Apollo», qui vise à mettre sa plateforme dédiée aux véhicules autonomes à disposition des acteurs de l’industrie automobile pour qu’ils puissent développer leurs propres voitures autonomes.
  • Le géant chinois partagera en juillet sa propriété intellectuelle pour la conduite autonome dans un environnement restreint.
  • Baidu étendra progressivement l’utilisation de sa technologie à la conduite sur autoroutes et en ville d’ici 2020.

 

Baidu s’apprête à franchir un cap en matière de voiture autonome. Le groupe chinois, qui édite le principal moteur de recherche en Chine, a présenté son projet, baptisé «Apollo», qui vise à mettre sa plateforme dédiée aux véhicules autonomes à disposition des acteurs de l’industrie automobile, principalement les constructeurs, pour qu’ils puissent développer leurs propres voitures autonomes.

Cette ouverture de Baidu aux acteurs de l’industrie automobile doit se faire en plusieurs étapes. Dans un premier temps, le géant chinois partagera en juillet sa propriété intellectuelle pour la conduite autonome dans un environnement restreint. Par la suite, Baidu étendra progressivement l’utilisation de sa technologie à la conduite sur autoroutes et en ville d’ici 2020. En proposant ses outils logiciels et matériels en open source, Baidu espère prendre de l’avance sur des concurrents déjà bien avancés sur le marché de la voiture autonome, à l’image de Google et Tesla.

Jusqu’à présent, Baidu avait cherché à développer sa technologie de conduite autonome au travers de partenariats avec des constructeurs automobiles chinois, comme BAIC, BYD et Chery. Le groupe chinois avait également noué un partenariat avec l’Allemand BMW mais la collaboration entre les deux entités s’est finalement terminée en novembre 2016.

Un premier «modèle viable» d’ici 2018

En permettant aux constructeurs d’avoir accès à ses données dès cet été, Baidu entend se rapprocher de son objectif de présenter un premier «modèle viable» de voiture autonome d’ici 2018, avant d’envisager un déploiement plus large avec une production de masse à l’horizon 2021. Pour être dans les temps, Baidu avait annoncé dès décembre 2015 avoir réussi à faire rouler une BMW sans chauffeur sur plusieurs routes de Pékin via sa technologie «Baidu AutoBrain». L’an passé, le groupe chinois avait confirmé ses ambitions dans la voiture autonome en faisant part de son souhait de mener des tests aux États-Unis. L’aventure américaine s’était traduite par l’ouverte d’un bureau en Californie, à Sunnyvale.

La démocratisation de la technologie de voiture autonome voulue par Baidu tranche avec le règne du secret outre-Atlantique. Google et Uber se sont d’ailleurs engagés dans un bras de fer parti pour durer. La firme de Mountain View accuse en effet Uber d’avoir volé la propriété intellectuelle de Waymo, la filiale de Google entièrement dédiée à la voiture autonome.

Apple et Didi Chuxing se positionnent 

Aux États-Unis, Uber continue de mener des tests de voiture autonome tandis qu’Apple, dont le projet de véhicule sans chauffeur semblait au point mort, vient d’obtenir l’autorisation de tester des voitures autonomes en Californie. De son côté, Intel avait annoncé en novembre dernier son intention d’investir 250 millions de dollars dans la conduite autonome au cours des deux prochaines années. La firme américaine a également déboursé 15 milliards de dollars en mars pour racheter la start-up israélienne Mobileye, qui développe des systèmes d’assistance à la conduite de véhicules.

Cependant, la concurrence ne vient pas seulement des États-Unis pour Baidu, elle est également originaire de Chine. Et pour cause, Didi Chuxing, la société qui a eu raison d’Uber sur le territoire chinois, a ouvert plus tôt dans l’année un laboratoire de recherche sur le sol américain, à Mountain View, pour se positionner sur le segment de la voiture autonome. La société chinoise étudie également la possibilité de lever 6 milliards de dollars pour accélérer sur ce marché.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

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