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[Capital-risque] ISAI dresse le panorama européen

Jean-David Chamboredon, président du fonds d’investissements ISAI*, a récemment publié un document présentant un véritable état des lieux de l’activité de capital risque en Europe dans le secteur du numérique.

Volume de fonds injectés, portofolio, répartition géographique des investissements, données démographiques… Le document s’appuie sur un panel d’études pour mettre en avant les principales caractéristiques européennes.

La présentation commence par revenir sur les chiffres clefs divulgués par le cabinet  Ernst & Young lors du lancement de France digitale.

L’accent est ensuite porté sur ce qui est appelé « The Traditional VC game » qui montre que 55% des investissements ne seraient pas rentables. Un schéma explicatif met notamment en avant que sur 25 000 startups financées, 980 sont considérées comme des « Winners » (sorties supérieures à 100M $), et seules 35 réalisent des sorties supérieures à 1 milliard $. 77% de l’argent à la sortie est ainsi récupéré par les winners, qui ne représentent que 4% des investissements.

Au menu également, une comparaison avec les dispositifs américains. Si les données présentées datent de quelques années, la comparaison reste flagrante.

  • En 2008, le pourcentage du PIB injecté dans les fonds de capital risque était de 0,123% aux Etats-Unis contre 0,021% en Europe.
  • Entre 1996 et 2008, les Etats-Unis comptaient 432 fonds de plus de 100M de dollars contre 137 en Europe.
  • En 2010, aux Etats-Unis, 1092 opérations de plus de 5M $ ont été réalisées contre seulement 221 en Europe.

La présentation souligne, par ailleurs, de larges disparités géographiques. Ainsi, en 2010, les sociétés de capital risque ont investi:

  • 911M € en Allemagne, Suisse et Autriche,
  • 741M € en France,
  • 714M € au Royaume-Uni,
  • 574M € dans les pays nordiques,
  • 231M € dans les pays du Benelux,
  • 117M € en Espagne,
  • Et 66M € en Italie.

Autre point analysé, la tendance, depuis 2009, des sociétés de capital risque européennes à investir davantage de fonds qu’elles n’en lèvent elles-mêmes. En effet, en 2007, les fonds européens ont levé plus de 8 milliards € et ont investi un peu plus de 6 milliards €. Cette tendance s’inverse dès 2009, où les fonds ont « closé » un peu plus de 3 milliards € et ont injecté un peu plus de 4 milliards €. Un phénomène qui se prolonge jusqu’en 2011, mais qui ne pourra pas perdurer encore très longtemps, faute de stocks !

Enfin, un dernier schéma souligne à quel point le gap entre les besoins et les offres de financements ne cesse de grandir alors que l’Europe recense une multitude de projets innovants.

Retrouvez la présentation complète ici. 

*Focalisé uniquement sur le secteur numérique, ISAI se présente comme le fonds des entrepreneurs du web français. Lancé fin 2008 par Pierre Kosciusko-Morizet (Priceminister), Geoffroy Roux de Bezieux (Virgin Mobile), Stéphane Treppoz (Sarenza) et Ouriel Ohayon (Appsfire), il compte aujourd’hui 7 startups dans son portefeuille. Parmi elles : Covoiturage et Commerce Guys, pour ne citer que les opérations les plus récentes.

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4 thoughts on “[Capital-risque] ISAI dresse le panorama européen”

  1. 2 commentaires sont particulièrement d’actualité et concerne la France:

    – « no appetite for capital intensive venture funding »
    – « low capital intensity plays are probably better executed by EU people but they don’t generate worldwide marketmakers »

  2. Concernant la slide affichée « The traditionnal VC game » :

    – Parle-t-on du marché Européen ou mondial?
    – Parle-t-on uniquement des startups Web ou de tous types de startups?

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