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Ces étudiants d’HETIC partis tenter l’aventure à San Francisco, New-York ou Barcelone

Pour quelle raison sont-ils partis ? Qu’ont-ils appris ? A quoi rêvent-ils dans cinq ans ?

Créée en 2002, l’école HETIC offre une formation en cinq ans aux métiers du web. Avec un diplôme BAC+5 reconnu par l’état, plus de dix ans d’expérience et plus de 400 diplômés insérés, l’école est devenue la référence dans le domaine des formations aux métiers d’internet.

Alors que certains ont décroché un job dans des sociétés reconnues, d’autres se sont lancés dans l’entrepreneuriat. Frenchweb a interviewé deux anciens de l’école et deux étudiants actuellement en stage ayant tous un point commun : ils ont tenté l’aventure à l’étranger.

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Hedi Smida est co-founder & Chief product officer at Audience.fm à San Francisco. Il est sorti de HETIC en 2012.

 

 

 

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Loïc Saint-Roch est actuellement étudiant chez HETIC. Il travaille en parallèle pour Geeklist à San Francisco, après y avoir effectué un stage.

 

 

François est Web Analyst Senior dans une start-up basée en Espagne. Il est sorti de HETIC il y a cinq ans.

Pierre est actuellement étudiant chez HETIC, en stage à New-York.

 

Quel poste occupez-vous actuellement ?

Hedi Smida : Je suis depuis janvier 2013 co-fondateur de la société Audience.fm basée à San Francisco. La version initiale du service était dédiée à l’analyse des comportements de fans de musique en se basant sur les data des services de streaming. Après avoir terminé AngelPad et levé des premiers fonds, nous avons pivoté pour nous recentrer notre technologie sur un plus grand marché.

J’occupe, au sein de la société, la fonction de « Chief Product Officer », ce qui correspond à un mix de design de service, design d’expérience utilisateur ainsi que toute la partie marketing et distribution du service. Il m’arrive aussi très régulièrement de prendre en charge une partie du business development. S’ajoutent à cela tout ce qui compose le fait d’être un des fondateurs avec le recrutement, les levées de fonds et la participation à l’éco-système via des conférences, meetups et autres rencontres.

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Loïc Saint-Roch : Étant actuellement en 3ème année à HETIC, je ne peux pas me consacrer à temps plein à mon emploi. Je suis développeur et global manager du #hack4good pour Geeklist, un réseau social professionnel destiné aux geeks et aux entreprises recherchant des geeks. En tant que développeur, mes missions consistent à développer le site web côté client comme côté serveur (technologies HTML5, JavaScript, jQuery, Node.js, MongoDB). Comme global manager du #hack4good, mon travail est d’étendre le réseau Geeklist dans de nombreux pays en organisant un hackathon international. Un hackathon unique et original dans lequel les développeurs oeuvrent pour l’Humanité. J’ai donc la chance d’effectuer mes stages en Californie avec la team Geeklist.

Pierre : J’ai créé ma propre société pour continuer à plein temps mon activité de freelance que j’exerçais depuis plusieurs années en parallèle. Je travaille pour des agences parisiennes essentiellement, pour lesquelles je réalise des missions de développement front-end et back-end.

François : Je suis actuellement Lead web analyst. J’ai principalement deux fonctions, la première est de gérer une équipe de 3 web analystes dans leurs tâches quotidiennes incluant l’exécution de tests (AB, MVT), analyse de tableaux de bords, et analyses de performance en général. Ma deuxième fonction est l’amélioration continue du système de mesures web analytics.

Pourquoi avoir choisi cette destination ? Pourquoi cette entreprise ? Comment y êtes-vous entré ?

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Hedi Smida : Audience.fm est un projet qui est né à l’été 2012 de ma rencontre avec Jules Terrien – CEO. Je venais de quitter mon emploi et commençais à être actif dans l’écosystème startup parisien. Nos idées et envies étaient alignées et nous avons senti qu’il y avait une réelle opportunité à l’intersection de la musique et de data. Tarek Ibrahim, notre CTO et l’un de mes anciens collègues, a rejoint l’aventure très rapidement. L’équipe était équilibrée, expérimentée et enthousiaste : le music-guy (fondateur d’un label de musique), le product-guy (expertise technique, business et produit) et le tech-guy (fondateur et CTO d’une agence digitale et 12 ans d’expérience technique).

Après quelques mois de maturation, nous avons décidé de participer à une startup compétition dans notre industrie et de postuler à différents accélérateurs en France, UK et États-Unis. Notre victoire au Midem ainsi que notre capacité à générer du momentum en janvier-février 2013 nous a permis d’être finalistes du Camping et de Techstars NYC et d’être acceptés par AngelPad, l’un des meilleurs programmes au monde. En l’espace de 10 jours, nous avons dû tout quitter, prendre des billets d’avion, obtenir un visa et partir pour assister au début du programme. C’était incroyable!

Loïc Saint-Roch : J’étais développeur freelance pendant environ 3 ans jusqu’à Janvier 2013. Le 1er janvier 2013 je suis devenu officiellement Ambassadeur France pour Geeklist afin d’étendre le réseau dans l’hexagone en allant à des meetups, conférences et hackathons. J’ai par conséquent arrêté mon travail de freelance par manque de temps mais surtout par manque de motivation. Je m’étais fait repérer par Geeklist grâce à mes compétences, ma motivation et les différents hackathons que j’avais déjà remportés. Après avoir effectué mon stage de fin de 2ème année en Californie, je suis devenu salarié. Je travaille donc désormais depuis Paris, 2 heures par jour. La Californie a toujours été un rêve pour moi depuis que je suis tout petit : endroit propice au travail pour les startups mais également destination attirante pour les vacances (autant profiter et faire les deux à la fois).

Pierre : Ce choix est une suite logique à mon parcours, j’ai toujours aimé le fait de pouvoir choisir les projets sur lesquels je travaille, et me permets de prendre du temps à côté pour expérimenter, améliorer mes process, ou encore apprendre de nouvelles technos.

François : Je travaille actuellement en Espagne à Barcelone, j’ai été contacté directement par mon entreprise qui cherchait activement des profils experts très spécifiques à travers l’Europe. Après avoir travaillé plusieurs années en agence à Paris, j’ai eu envie de changer mon rythme de vie, ce qui m’a conduit à réfléchir à certaines propositions chez l’annonceur que j’avais reçu pour divers endroits à travers la France et l’Europe. Barcelone est une ville avec une qualité de vie très supérieure à ce que j’ai connu à Paris. La décision était facile à prendre.

A quoi vous attendiez-vous en arrivant ici ?

Hedi Smida : San Francisco et la Silicon Valley, c’est la Mecque des techies . C’est cet endroit magique dont on entend parler au quotidien sur Techcrunch ou dans Wired avec des gens un peu fous qui veulent changer le monde et des histoires improbables d’entrepreneurs qui lèvent des millions à la barbecue-party de Michael Arrington. Cette dernière partie est bien réelle mais complètement anecdotique. Du Moscone Center avec les conférences Apple, au GooglePlex plus bas dans la vallée, tout ici respire la tech. En arrivant, l’un de nos investisseurs nous a dit : « Vous voulez recruter? Cherchez dans la rue n’importe quel gars avec une sale coupe de cheveux, il y a 80% de chance qu’il soit développeur. » L’image est un peu exagérée certes, mais contrairement à Paris, la norme ici c’est de travailler dans la tech. A tel point que même ceux qui ne sont pas dans le secteur s’y connaissent un peu. Imaginez votre chauffeur de taxi à Paris vous demandant comment est composé votre stack? Irréel..

J’avoue que j’essayais de ne pas m’en faire une image démesurée pour ne pas être déçu en arrivant, mais ce ne fut pas le cas. Je savais aussi que San Francisco était une des villes les plus européennes des US et c’est vrai que la transition n’a pas été difficile, d’autant plus que la communauté française est énorme ici.

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Loïc Saint-Roch : En arrivant à HETIC, je m’attendais à suivre des cours théoriques puis travailler le soir chez moi comme tout étudiant le ferait. Ce n’est pas ça. HETIC nous met en immersion dans un domaine passionnant, intrigant et révolutionnaire. Cette école nous permet également de nous confronter au monde professionnel très rapidement, parfois même dès la deuxième année. J’ai donc été agréablement surpris lorsque j’ai découvert tout ceci, et encore plus lorsque j’ai vu le potentiel à exploiter. HETIC est une formation web en parfaite harmonie avec le monde professionnel.

Pierre : A des cours diversifiés et orientés web, ce qui a été le cas. Je m’attendais à toucher à tous les domaines, savoir faire du design, maîtriser les outils, acquérir des notions de marketing et faire des projets en équipe dans un environnement plus professionnel que scolaire. Tout cela me sert grandement aujourd’hui.

François : En arrivant ici je m’attendais à un challenge différent dans une atmosphère nouvelle afin de construire une nouvelle expérience. Le changement pour moi a été positif et enrichissant bien qu’au début un peu difficile. Arriver dans une entreprise où tout le monde parle anglais toute la journée est un gros changement dans les habitudes de travail même si on est à l’aise en anglais.

Quels sont les fondamentaux appris chez HETIC qui vous servent aujourd’hui ?

Hedi Smida : HETIC a été une expérience incroyable. L’aspect généraliste de l’école est pour moi sa plus grande force. Le plus important est notre capacité à comprendre à la fois les enjeux technologiques, business et design des sujets sur lesquels nous travaillons. C’est assez flagrant lorsque l’on jette un oeil à la diversité des entreprises dans lesquelles nous évoluons et des sujets traités (startups, agences, grands groupes, public). La polyvalence qui y est exigée de nous tout au long du cursus nous permet de nous adapter très rapidement au sein des structures, mais également de monter très rapidement en compétence sur des sujets précis en fonction des besoins. Dans un contexte startup, c’est inestimable!

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Loïc Saint-Roch : HETIC nous offre une vision panoramique sur le web ce qui nous permet de découvrir toutes les facettes de cet univers passionnant. Tous les cours dispensés au sein de cette école et tous les projets effectués se focalisent sur les trois pôles du web à savoir e-technologies, e-création et e-business. Nous avons par conséquent la chance de faire du design, du développement, du marketing, du e-marketing, des business plans, etc. Nous sommes formés pour devenir des cadres et non des employés. Tout ce que nous faisons est indispensable.

Pierre : Nous connaissons parfaitement comment travaillent et pensent les différents membres d’une équipe, nous maîtrisons la plupart des outils. Ca nous rend tout de suite plus efficaces et on s’adapte très rapidement dans n’importe quel contexte. Le travail en équipe est également très présent au cours de la formation, c’est très instructif.

François : La formation d’HETIC pose des bases importantes pour le travail dans le monde du web. Parmi ces bases la plus importante est la pluri-compétence, en web analytics nous avons toujours un pied dans le pôle technique, un pied dans le pôle marketing et la tête dans les statistiques.

Une autre base très utile est la proactivité, la recherche perpétuelle de l’amélioration personnelle. Rester en veille constante, avoir le goût de l’entreprenariat fait aussi la différence dans le travail quotidien car nous sommes dans un monde qui évolue en permanence.

A contrario, quels sont les fondamentaux que l’école ne vous a pas appris et qui relèvent de l’expérience ?

Hedi Smida : Pas évident.. La formation est quand même très vaste, d’autant que j’ai pu compléter mon expérience avec un an passé à la Junior-Entreprise. Je dirais qu’à mon époque l’accent n’était pas suffisamment porté sur les méthodologies de projet agile ou scrum ainsi qu’au product development (mon poste actuel). Il faut dire également que la demande me semblait moins forte en sortie qu’elle ne peut l’être aujourd’hui. Un des points forts de l’école est sa capacité à intégrer les feedbacks des étudiants et anciens très rapidement. J’ai déjà pu voir à quel points les programmes avaient pu s’adapter à nos expériences alors que je ne suis diplômé que depuis octobre 2012.

Le fait est qu’en 3 ans à EHTIC, j’ai passé plus d’un an et demi en entreprise. J’ai donc acquis une certaine expérience en relation commerciale avec des dizaines de clients et annonceurs, plus de 50 projets gérés et de nombreuses soirées à mettre en production des sites et applications ! Savoir à quoi s’attendre en théorie et préparer son planning projet et se retrouver face au fait accompli avec une dead-line dans moins d’une heure sont deux choses très différentes.

Pour terminer, l’expérience AngelPad m’a apporté de nombreuses choses qui ne sont abordées dans aucune école: ce que cela signifie d’être un entrepreneur dans la tech, l’économie et l’industrie du capital-risque et comment lever des fonds en enfin l’importance de la culture d’entreprise.

Loïc Saint-Roch : Comme le dit si bien Monsieur Chomel (responsable du recrutement), HETIC c’est l’école mais c’est tout ce qu’il y a à côté. HETIC nous forme, nous met en situation mais il est très difficile de s’améliorer et de devenir très bon en évoluant dans un seul cadre de travail. C’est pourquoi la majeure partie de mon activité se fait hors HETIC : travail, conférences, meetups et hackathons. C’est quatre activités me permettent de découvrir des choses que nous n’apprendrons jamais dans une école mais également d’avoir un carnet d’adresses bien étoffé. La vision panoramique proposée par l’école devient alors plus spécifique suite aux choix faits par les étudiants à travers leurs activités professionnelles.

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Pierre : On ne peut pas tout apprendre dans le cadre de la formation, surtout dans notre domaine. L’école nous donne les clés pour creuser nous-mêmes à côté et développer sa propre expertise si l’on veut se démarquer.

François : Un des fondamentaux qui ne s’apprend pas, c’est comment réussir à influencer les gens qui comptent. Une longue série de frustrations est nécessaire pour arriver à progresser dans cet art qui parait si simple.

Revenons plus à l’origine… Pourquoi avoir choisi cette voie ?

Hedi Smida : J’ai toujours été attiré par la technologie. Il est par exemple assez difficile d’expliquer à ses parents pourquoi on démonte la chaine hi-fi à l’âge de 4 ans afin de comprendre comment ça fonctionne.. Mais plus sérieusement, après un bac Science de l’ingénieur et de trop nombreuses heures passées sur IRC, forums et autres jeux en lignes, je savais que je voulais faire quelque chose lié à Internet et au web. L’un des aspects qui m’a rapidement fasciné est à quel point cet objet avait la capacité de changer les comportements humains, de faciliter l’échange et la vie des individus et des sociétés. Un fort attrait pour la sociologie et la hard science-fiction n’ont fait que renforcer cette envie.

Je pense que nous sommes aujourd’hui à une période clé de notre histoire avec une démographie qui explose depuis le début du 20ème siècle et un nombre d’individus connectés qui augmente de façon exponentielle depuis 5-10 ans. Les technologies de l’information sont en train de passer d’un modèle lié au divertissement et à la publicité à un modèle de couche fondamentale de n’importe quelle organisation. Nos états, sociétés et entreprises ne sont pas encore entrées dans le 21ème siècle et tout, ou presque, et à réinventer. C’est une période fantastique pour les entrepreneurs, designers et developers !

Loïc Saint-Roch : Après de nombreuses années de sport études (ski et tennis), j’avais envie de changer de voie, changer de domaine, et mettre le sport en second plan. Le web paraissait pour moi un choix logique car j’ai grandi avec, comme toutes les personnes de ma génération. Nous le voyons évoluer à une vitesse impressionnante, alors pourquoi ne pas faire partie de ce monde là et participer à cette croissance exponentielle ? Ce n’est que le début d’une révolution, et nous sommes acteurs.

Pierre : J’ai choisi cette voie car c’est un domaine qui m’attire depuis mes 14 ans quand je bidouillais mes premières lignes de code, et quand on voit les opportunités que cela nous offre, je ne regrette pas ! Tout évolue en permanence à une vitesse folle et c’est un milieu où l’on vous jugera plus sur vos compétences que sur vos diplômes. J’aime bien l’idée.

François : J’ai décidé de me lancer dans le web après avoir commencé à travailler dans diverses entreprises plus traditionnelles. Un jour je me suis réveillé et je me suis dit: “il faut que je suive ma passion ». Et très simplement ma passion était le web. J’ai eu la chance de trouver HETIC et une nouvelle grande aventure a commencé.

Ressentez-vous une différence culturelle entre la France et là où vous travaillez actuellement ?

Hedi Smida : La différence culturelle est assez minime dans la vie quotidienne. Mais sur de nombreux sujets elle est bien présente avec par exemple le « governement shutdown », l’engouement populaire pour les équipes de baseball, NFL ou basketball locales où encore une forme de respect qu’inspire l’entreprenariat. Les personnes sont beaucoup plus faciles à aborder ici, qu’il s’agisse du CEO d’une société que l’on souhaite rencontrer ou bien de quelqu’un dans un meetup. Les cercles d’influence sont bien présents, mais les choses semblent moins cloisonnées qu’à Paris et il est assez facile d’être présenté lorsque l’on a une raison valable. L’écosystème de l’investissement est bien sûr très différent avec un grand nombre d’anciens entrepreneurs ou early-employees qui constituent un environnement très vibrant pour le seed-stage mais aussi avec toutes les firmes de VCs qui sont concentrées ici. Les choses sont en train de changer à Paris, avec notamment des initiatives comme TheFamily qui bougent les lignes, et c’est une bonne chose!

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Le fait est que la densité de capital, d’innovation et de startups est telle ici que le niveau et la perception de risque diminuent considérablement. Même si un projet ne fonctionne pas, il est assez facile de retrouver autre chose de plus « safe », la demande en compétences techniques, produit ou design étant très fortes. Cela permet aux entrepreneurs de se « libérer » d’une certaine façon et de travailler sur des sujets excentriques, un peu fous ou moins focalisés sur le ROI immédiat tout en cherchant de la création de valeur à long terme. La plupart des projets échouent mais si il y a de la traction, les investisseurs ne sont jamais loin et les choses peuvent aller très vite. Il est possible de lever $1M sur un seed-round en deux semaines avec une valorisation correcte et des investisseurs reconnus, chose qui est impossible à Paris. Il y a toujours ce sentiment que tout est possible et une énergie incroyable. Il faut dire que la compétition est telle qu’on se dit qu’il faut absolument travailler sur quelque chose d’extra-ordinaire pour avoir une chance. C’est un vrai moteur d’innovation, et l’éco-système pour support tout ça est bien en place.

François : Dans mon bureau il y a des gens originaires de toute l’Europe, le rythme de travail est aussi marqué par l’origine américaine de la société, je constate donc certains écarts culturels. Le premier est qu’ici on n’a pas besoin de rester tard pour prouver que l’on travaille bien. Si le travail est fait les gens partent à l’heure prévue, ce que je n’ai jamais vu à Paris en agence. Les réunions commencent et terminent aussi systématiquement à l’heure et on n’organise pas de réunion à des heures tardives (au delà de 6h).

Où vous rêvez-vous dans 5 ans ?

Hedi Smida : Excellente question ! San Francisco ou New-York (une fois les démarches de visa finalisées) me semblent être le plus probable. San Francisco,  que je commence à connaître, est vraiment un lieu idéal lorsque l’on est dans l’univers startup, mais New-York fait également rêver et la communauté tech est de plus en plus proche de celle qui existe ici. Il n’est pas impossible que j’ai également envie d’aller faire un tour du côté de Singapore ou Hong-Kong. Ce concept de croissance annuelle à deux chiffre m’intrigue et j’ai bien envie d’aller voir ça par moi-même! Contrairement aux États-Unis qui restent culturellement assez proche de l’Europe, l’Asie est vraiment un monde différent et je me dis que ce serait idéal pour sortir de ma zone de confort, littéralement!

Quoi qu’il en soit, l’objectif est d’être toujours l’un des founders d’Audience.fm, avec plusieurs dizaines d’employés et une courbe de croissance en forme de hockey-stick depuis 4 ans.

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Loïc Saint-Roch : C’est une question à laquelle il est difficile de répondre aujourd’hui. Il peut se passer beaucoup de choses en 5 ans, tant sur un point professionnel que personnel. Cependant, si mon parcours continue ainsi et que mes objectifs restent les mêmes, je pense et j’espère être en Californie travaillant avec Geeklist ! Pourquoi changer lorsque nous avons tout ce que nous aimons faire à disposition ?

Pierre : Pourquoi pas avoir fait évoluer mon entreprise en agence digitale, même si ce n’est pas dans mes plans pour l’instant.

François : Dans 5 ans j’aimerais manager une plus grande équipe, peu importe la société où je me trouve, du moment que je suis dans un endroit où la qualité de vie est maximum. Encore une fois Barcelone est le choix parfait pour le moment pour moi, j’aimerais pouvoir y rester. 

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