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Comment Alibaba veut attirer les PME françaises dans son écosystème

Depus un an et demi et son installation en France, la filiale d'Alibaba est dirigée par Sébastien Badault, également passé par Google pendant dix ans. Petit à petit, le groupe chinois, fidèle à sa logique de plateforme (e-commerce, divertissement, paiement, cloud, IA, commerce physique…), cherche à bâtir un écosystème de services B2B en Europe. Après l'étape e-commerce et la volonté d'attirer les grandes marques françaises sur ses plateformes (Taobao, Tmall, Aliexpress), le groupe aux «450 millions de consommateurs» veut accélérer. En ligne de mire, les moyennes entreprises françaises, déjà séduites pour certaines sur l'offre cloud (Aliyun). 

Alors qu'il est en compétition avec d'autres spécialistes du commerce cross-border, tel l'autre géant chinois JD.com mais aussi la solution chinoise Azoya, le géant tisse son écosystème en France en s'appuyant sur des partenariats. Lancôme, Décathlon, Briochin, Nuxe en Chine, le réseau de commerçants «la French boutique» – en partenariat avec la Fédération Française du prêt à Porter Féminin, font partie de ses 260 marques tricolores annonçant sur «Tmall». Sur Taobao (un eBay chinois), il met d'ailleurs avant sa prénétration sur son propre marché. «Taobao est l'application de shopping utilisée pour 80% des requêtes des consommateurs chinois sur le mobile», rappelle Sébastien Badault, DG. En France, Alibaba ne vend directement qu'au travers d'AliExpress.

Avec le touriste chinois, il s'est ainsi trouvé des intérêts communs avec Voyages-sncf.com, Aéroports de Paris ou encore avec les magasins So Ouest et Le Printemps et sa solution Alipay. «Il reste un écosystème à créér en Europe», annonce le DG France du groupe qui a généré 485 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2016 et plus de 17 milliards de dollars de commandes en ligne, sur la seule journée du «Single Day» en Chine.

Sous la direction de Michael Evans, un ancien de Goldman Sachs responsable de l'internationalisation du groupe, basé à San Francisco, Sébastien Badault doit faire le lien entre les trois continents. «Je rencontre Jack Ma et Daniel Zhang (CEO) 4 ou 5 fois par an», raconte celui qui dirige le bureau français composé, pour l'instant, de deux personnes dédiées à l'e-commerce et 5 personnes au cloud. En Europe, Alibaba est aussi présent à Londres (son plus gros bureau), à Munich, en Italie et au Benelux. 

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Siège : Huangzhou

Date de création : 1999 (2015 Alibaba en France)

Président : Jack Ma / Daniel Zhang (CEO)

Effectifs : 15 en France (46 000 au total)

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Lire aussi: Comment Jack Ma a fait d’Alibaba un géant du Web

Alibaba s’offre les centres commerciaux d’Intime Retail pour 2,6 milliards de dollars

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Jeanne Dussueil

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